Le climat de travail s'envenime à l'Université Laval

350 employés de l'Université Laval ont manifesté jeudi... (Photo fournie par le SEUL)

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350 employés de l'Université Laval ont manifesté jeudi matin

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(Québec) Le Syndicat des employés de l'Université Laval (SEUL) a organisé deux coups d'éclat sur le campus jeudi, question de forcer la direction à s'asseoir avec lui et à négocier. «Il n'y a absolument rien d'alarmant là-dedans», a réagi Éric Bauce, vice-recteur exécutif.

Près de 350 employés ont manifesté leur mécontentement dans les couloirs du 5e étage du pavillon Bonenfant jeudi matin. La manifestation éclair de 15 minutes visait le département des ressources humaines. Une dizaine de syndiqués se sont aussi présentés avec des pancartes et des drapeaux au début de l'Assemblée générale de l'Université, au pavillon Laurentienne en après-midi. Ils ont directement demandé à la haute direction, dont le recteur Denis Brière, de négocier de bonne foi avec eux. Un discours pour lequel il n'ont obtenu aucune réponse. Le SEUL avait aussi organisé une manifestation éclair plus tôt cette semaine au pavillon Vandry. 

Sans convention collective depuis le mois de mars, le SEUL n'écarte plus la possibilité d'une grève ou d'un lock-out à la session d'hiver. «L'Université Laval a adopté une position idéologique aux antipodes de la convention collective actuelle. C'est pour ça que ça accroche aussi vite et aussi profondément», commente Éric-Jan Zubrzycki, représentant syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) pour le SEUL. Le syndicat déplore que la notion de poste soit remise en question et que l'employeur veuille choisir qui il veut voir travailler à quel endroit en fonction du «savoir-faire» et du «savoir-être» de l'employé.

Dès septembre, le syndicat avait demandé une conciliation auprès du ministère de Travail. La première séance aura lieu vendredi. Du côté syndical, M. Zubrzycki soutient que c'est «le silence radio» avec la direction de l'Université depuis le début de la session, tandis que M. Bauce soutient qu'«on fait des dépôts, on se parle». 

Vers un vote de grève?

Le SEUL veut donner une chance à la séance de conciliation, mais il se pourrait qu'un vote de grève soit à l'ordre du jour de l'assemblée générale prévue le 14 décembre prochain. 

Cette escalade des moyens de pression n'émeut pas outre mesure la haute direction de l'université. «Il y a un peu de brouhaha à droite et à gauche, mais c'est rien d'exceptionnel», croit M. Bauce. Selon lui, ce n'est pas la première négociation que mène l'institution et il est convaincu de pouvoir arriver à un arrangement. «Tôt ou tard, on va se serrer la main», a-t-il commenté. 

Sans vouloir s'avancer sur le détail des demandes, M. Bauce estime que l'université ne veut pas «bouleverser les choses». L'important pour lui est d'arriver à la meilleure convention possible pour les 1900 employés de l'Université. «Un employé heureux pour nous, c'est un employé qui est au service des étudiants.»

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