Coffre-fort virtuel: pas de post-mortem ni «d'excuse» pour Labeaume

Régis Labeaume en compagnie de Laurent Caredda, président... (Photothèque Le Soleil)

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Régis Labeaume en compagnie de Laurent Caredda, président d'Almerys, lors du lancement du «coffre-fort virtuel».  Le maire de Québec dit ne pas ressentir le besoin de s'excuser pour l'échec du coffre-fort virtuel, un projet qui a coûté 1,5 million $ en subventions et main-d'oeuvre.

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(Québec) Régis Labeaume n'a pas du tout envie de faire l'autopsie du flop du coffre-fort virtuel, projet moribond officiellement mort après des années d'essais infructueux et 1,5 million $ en subventions et en main d'oeuvre des employés municipaux.

«Il n'y a plus rien à dire. On a essayé de faire pour le mieux et ça n'a pas marché. L'idée était bonne, mais ç'a pas fonctionné. C'est raté, ça fait cinq ans qu'on en parle, c'est fini. Voilà», a-t-il tranché en mêlée de presse lundi.

«Quand on a économisé 30 millions$ sur l'amphithéâtre. Je ne suis pas si gêné que ça et je ne m'excuserai pas», a-t-il ajouté plus tard en conseil municipal.

Cet été, la Ville de Québec a tiré en douce la prise du respirateur artificiel de ce projet de la firme Asentri, filiale de la française Almerys, que l'administration Labeaume avait accueilli en grande pompe dans sa ville en 2012.

Le concept : permettre l'échange d'information sécurisée entre la Ville de Québec, les citoyens et les fournisseurs à l'aide d'une carte magnétique et d'un lecteur branché à un ordinateur par une clé USB. Cette nouvelle technologie devait permettre exemple de payer, sans papier, des contraventions et des taxes, d'effectuer des demandes de permis ou de partager des documents sur lesquels les signatures ont valeur légale.

La Ville de Québec a injecté 1,5 million $ du Fonds de développement économique du gouvernement. Mais les citoyens n'ont pas été intéressés au projet-pilote lancé en 2013 pour lequel on voulait recruter 30 000 «cobayes». Seulement une poignée ont participé au projet. Certains le jugeait lourd et sa technologie semblait déjà dépassée.

Après l'échec du volet grand public, la Ville a tenté de faire revivre le coffre-fort auprès de ses fournisseurs, là encore sans succès. Le projet de coffre-fort s'est officiellement terminé en juillet, révélait le Journal de Québec en fin de semaine. 

«Un mauvais projet du début à la fin»

Au conseil municipal lundi, Régis Labeaume a réitéré que la somme venait du gouvernement et que la firme Asentri avait aussi versé en 2014 un montant de 150 000$ pour l'option d'achat d'un terrain visant à y construire un centre de données de 34 millions$. On se sait toujours pas si ce projet se réalisera, auquel cas la Ville gardera le montant du dépôt.

«Même si l'argent provenait d'un fonds du gouvernement, on le paye avec nos impôts. C'est un mauvais projet du début à la fin», a tranché le chef de l'opposition Paul Shoiry.

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