Gilles Lehouillier demandera un second mandat aux Lévisiens

À un an des élections municipales, le maire... (Le Soleil, Erick Labbé)

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À un an des élections municipales, le maire Gilles Lehouillier a envie de poursuivre sur sa lancée.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) À un an des élections municipales, le maire Gilles Lehouillier a envie de poursuivre sur sa lancée et de demander aux Lévisiens de lui accorder un deuxième mandat. Celui qui avait été élu avec seulement 39 % des voix en 2013 est aujourd'hui bien en selle, suscitant peu d'opposition. En entrevue éditoriale au Soleil, M. Lehouillier raconte qu'il veut voir à long terme pour sa ville et qu'un deuxième mandat lui permettrait de compléter son grand projet de qualité de vie : aménager 10 grands parcs urbains, reliés entre eux par des pistes cyclables et ayant pour la plupart une vue sur le fleuve ou une rivière.

Miser sur la qualité de vie

Ayant connu une croissance rapide, Lévis est maintenant en situation de rattrapage en matière de services à la population. «C'est beau de dire : "Viens t'installer à Lévis", mais il faut que tu sois conséquent», opine M. Lehouillier. C'est pourquoi il compte mettre les bouchées doubles pour construire ou aménager des piscines, des arénas, des terrains de soccer, mais aussi des centres communautaires et culturels. «La Ville se développe, se développe, se développe, mais on ne remet pas à niveau nos équipements.»

Le grand projet du maire, qu'il souhaite voir devenir la signature de Lévis dans l'avenir, c'est toutefois l'aménagement de 10 grands parcs urbains et l'interconnexion des réseaux cyclables, autant pour le loisir que pour le transport actif. La Grande plée Bleue et le parcours des Anses avec les fontaines du quai Paquet viennent d'être inaugurés, des travaux sont en cours au parc de la Rivière-Etchemins, à la Pointe-de-la-Martinière et au village de Saint-Nicolas, tandis que d'autres parcs restent à être créés, comme celui de la ferme Chapais.

Quand il a été élu il y a trois ans, M. Lehouillier a été surpris de constater que la huitième ville en importance au Québec n'avait pas de plan directeur d'aqueduc et d'égouts, ni de plan pour le pavage des rues. «Ça, ça veut dire que tu y allais selon la mémoire et les connaissances de ton ingénieur-chef.» Le maire a tôt fait de mettre fin à ce style de gestion «au pif», pour adopter une planification moderne, digne d'une grande ville. Il compte maintenant voir à très long terme, en projetant les besoins de la Ville et les investissements à faire sur une période de 10 ans.

Finis les cocktails de financement

Quand il a été choisi à la tête du parti Lévis Force 10, Gilles Lehouillier a fait table rase. Finis les cocktails de financement et les grosses dépenses. «On retourne à la base des choses : rencontrer le plus de gens possible», explique le maire. Depuis la dernière campagne, son parti utilise un logiciel qui permet de suivre en temps réel le porte-à-porte effectué par les candidats. Et si l'un d'eux venait à traîner la patte, M. Lehouillier arrivait à la rescousse pour l'accompagner. 

M. Lehouillier évalue qu'il se présentera l'an prochain avec environ le tiers de son équipe renouvelée. Il souhaite aller chercher davantage de jeunes et de femmes. «Il faut préparer la relève», lance-t-il. À l'heure actuelle, tous les conseillers autour de la table appartiennent au parti Lévis Force 10, sauf l'indépendant Clément Genest, qui est toujours «en réflexion» à savoir s'il se représentera, avec Lévis Force 10 ou pas. 

Le maire Lehouillier compte miser sur la même stratégie de campagne que la dernière fois. Un petit budget de 50 000 $ pour payer un peu d'affichage, sans plus. Les candidats demandent un prêt collectif, qu'ils remboursent eux-mêmes - ou avec l'aide de leur conjoint - sur une période de quatre ans, sous forme de dons au parti. «Quand on arrive au comité exécutif, on ne doit rien à personne», justifie M. Lehouillier. 

C'est que Lévis Force 10, qui est le parti créé en 2005 par l'ex-mairesse Danielle Roy Marinelli, s'est déjà fait taper sur les doigts par le Directeur général des élections (DGEQ) dans le passé. En 2011, six élus ont dû payer une amende pour avoir cautionné des prêts au parti trop élevés. Yves Cadotte, un ex-cadre de SNC-Lavalin, est aussi poursuivi par le DGEQ pour avoir incité des employés à participer à un système de prête-noms en 2009 et financé plusieurs partis politiques, dont Lévis Force 10.

Opposition très timide

En 2013, ils étaient cinq à s'affronter pour obtenir le siège de la mairesse Danielle Roy Marinelli, qui tirait sa révérence. Aujourd'hui, personne n'a encore annoncé publiquement qu'il se présenterait contre Gilles Lehouillier l'an prochain. 

Seul le parti d'opposition Renouveau Lévis est toujours vivant, même s'il est en reconstruction. «On n'est pas encore un parti complet, comme on l'a été auparavant. Mais on est toujours très actifs et en recrutement», explique Éric Lambert, chef intérimaire de Renouveau Lévis. Le samedi 26 novembre, le parti a loué le stade de soccer Honco et invite la population à venir discuter d'enjeux municipaux de 9h à 12h. Renouveau Lévis espère ainsi faire le plein de membres et de bénévoles. Un chef qui deviendra candidat à la mairie devrait être élu en février. 

La candidate indépendante Isabelle Demers, qui avait livré une chaude lutte à M. Lehouillier il y a trois ans, ne ferme pas la porte à l'idée de se présenter de nouveau. Même si elle n'est pas active politiquement en ce moment, elle dit être toujours «en réflexion». Le candidat indépendant Stéphane Blais n'a quant à lui pas mis sur pied le parti Intégrité Lévis comme prévu, préférant se consacrer à sa famille et à ses entreprises. 

Selon M. Lehouillier, le fait qu'il y ait peu d'opposition à Lévis en ce moment s'explique par le travail proactif de son équipe, qui est sur le terrain et n'hésite pas à apaiser la grogne lorsqu'il y en a. «Quand on s'éloigne du citoyen, ça nous rattrape vite.»

Des ressemblances avec Labeaume

M. Lehouillier considère qu'il a plus de points en commun avec le maire de Québec, Régis Labeaume, que de différences. «Dans la gestion des villes, on se ressemble beaucoup. Dans le sens qu'on veut de l'action immédiate, on veut que ce soit rapide, que ce soit efficace.» M. Lehouillier aime également la vision que M. Labeaume a pour l'avenir de Québec, qui est en harmonie avec la sienne. 

«Aujourd'hui, il faut travailler sur de grands ensembles, en collaboration [...] Les maires qui travaillent encore en vase clos, comme dans le passé, leur ville est vouée à un déclin», estime M. Lehouillier. Par exemple, il croit que pour les Lévisiens, avoir le Festival d'été et un amphithéâtre neuf juste à côté est un avantage. «On est chanceux d'avoir la capitale juste en face de chez nous. C'est un trésor.»

C'est pourquoi malgré leurs différends - qu'il se fait un point d'honneur de ne pas évoquer en public -, M. Lehouillier souhaite toujours continuer de travailler main dans la main avec M. Labeaume.

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