Le pont de Québec, attrait touristique?

Le comptable Mario Bédard souhaite dépolitiser le sort... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le comptable Mario Bédard souhaite dépolitiser le sort du pont et de sa fameuse peinture, présentement évaluée à 400 millions $.

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(Québec) Mario Bédard croit au potentiel touristique du pont de Québec. Le comptable, responsable d'élaborer un plan d'affaires pour mettre en valeur l'infrastructure, est convaincu que le pont saurait attirer. À condition d'être plus invitant.

«Pourquoi à New York, tout le monde va marcher sur le pont Brooklyn? Ici, personne ne traverse le pont à pied. On est-tu capable de l'aménager?» a lancé le président provincial de la firme Mallette au bout du fil depuis les États-Unis où il se trouve cette semaine.

On a appris mardi lors de la tenue du Forum sur l'avenir du pont de Québec que le comptable d'expérience avait été mandaté par les chambres de commerce de Québec et de Lévis pour l'élaboration d'un plan d'affaires et de gouvernance.

Les conclusions sont prévues pour janvier, mais déjà, Mario Bédard réfléchit à haute voix en entrevue au Soleil. «Organisons-nous donc pour que le pont soit beau. C'est l'entrée de notre ville. Moi, personnellement, j'aime ça que mon gazon soit fait et que ma maison soit belle», a illustré le fondateur du mouvement J'ai ma place qui a vendu des sièges de l'amphithéâtre bien avant sa construction.

Tout est donc sur la table pour ce nouveau modèle qui sera présenté aux gouvernements du Québec et du Canada, au public et au CN, incontournable propriétaire du pont qui refuse de le repeindre. «On part avec une feuille blanche», explique M. Bédard. Le potentiel touristique du pont sera dans la mire, mais aussi des hypothèses comme le péage, la création d'une société privée ou publique qui aurait le mandat de mettre le pont en valeur, énumère-t-il. «C'est un pont unique, ça prend un modèle unique», avait déclaré mardi le directeur de la Chambre d'industrie et de commerce de Québec, Alain Aubut, à propos du mandat confié au comptable.

«Notre mandat est d'essayer de voir qu'est-ce qui pourrait être fait pour que ce dossier avance», a indiqué Mario Bédard, qui, un peu comme pour l'amphithéâtre, souhaite pouvoir dire qu'il aura fait sa part, peu importe ce que les instances politiques décideront. «On va faire l'effort, et, à la fin, je vais considérer que j'aurai mis de mon temps et des efforts», a-t-il poursuivi.

Mettre fin au bras de fer

Pour Mario Bédard, l'objectif est aussi, surtout, de dépolitiser le sort du pont et de sa fameuse peinture présentement évaluée à 400 millions $. Les discussions pour redorer l'image du pont bientôt centenaire ont trop souvent été teintées de bras de fer entre les différents ordres de gouvernements, estime-t-il. Le tout, déplore M. Bédard, mène à une forme de paralysie. «Personne n'ose mettre un projet sur la table.»

Or, des idées ont émergé du Forum de mardi auquel ont notamment participé des chercheurs de l'Université Laval, l'historien Michel L'Hébreux et John Andrew, de la firme Balfour Beatty. Ce dernier a participé à la restauration du pont Forth en Écosse.

Ce pont est le deuxième plus long cantilever au monde après le pont de Québec. Là-bas, un investissement de 200 millions $ sur 10 ans a permis de repeindre complètement la structure. Le genre d'expérience qui inspire la réflexion, croit Mario Bédard.

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