Le 3e lien, le seul différend entre Guérette et Marchand

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Alors que le candidat François Marchand s'est positionné contre un éventuel pont ou tunnel reliant les rives nord et sud du Saint-Laurent, la candidate Anne Guérette, elle, a déclaré qu'il était trop tôt pour trancher en faveur ou en défaveur, faute d'une analyse plus poussée du dossier.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) S'il semble déjà acquis qu'il sera un enjeu des prochaines élections municipales, le troisième lien s'est immiscé dans le premier débat de la course à la direction de Démocratie Québec, mercredi, devenant presque l'unique point de divergence marqué entre les candidats François Marchand et Anne Guérette.

Vrai que le ton a été majoritairement harmonieux et que les arguments présentés mercredi soir à la Ninkasi du Faubourg ont été largement consensuels entre les deux aspirants-chefs. Tellement qu'une femme assise dans la salle a profité de la période de questions ouvertes, à la fin des échanges, pour déplorer le peu d'éléments divergents permettant aux membres du parti de faire leur choix le 4 décembre prochain.

«On va rester respectueux, a répondu Anne Guérette. Mais je suis convaincue qu'on va se démarquer [l'un de l'autre].» Ironiquement, ce premier point de fracture est apparu quelques instants plus tard, à la suite d'une question d'une citoyenne portant sur le troisième lien.

Alors que François Marchand s'est positionné contre un éventuel pont ou tunnel reliant les rives nord et sud du Saint-Laurent, Anne Guérette a déclaré qu'il était trop tôt pour trancher en faveur ou en défaveur, faute d'une analyse plus poussée du dossier. Elle estime que de prendre une décision ferme à ce stade-ci est un «manque de respect» envers ceux et celles qui désirent que le projet soit étudié plus en profondeur.

M. Marchand croit qu'un troisième lien, à l'est comme à l'ouest, viendrait tout simplement engorger davantage le reste du réseau routier de la capitale et contribuerait à l'étalement urbain, «le coeur du problème». Il avait fait part de sa position quelques heures avant le débat, lors du dévoilement en conférence de presse de son programme en matière de transport.

«Le troisième lien, je n'y crois pas. Les grands perdants, ce seront les citoyens de la ville de Québec qui seront envahis par de plus en plus de voitures qui proviennent de plus en plus loin», a-t-il soutenu, tenant des propos semblables lors du débat. Il ne croit pas non plus aux élargissements des autoroutes, une façon de faire «des années 50».

M. Marchand propose plutôt une série de mesures applicables à plus court terme, dont la mise en place d'un laissez-passer universel d'autobus pour les étudiants et les entreprises. Il y voit un «incitatif fort» pour améliorer la fréquentation du transport en commun et soulager la congestion au centre-ville. Sur le long terme, il privilégierait le tramway électrique et a dit s'inspirer «du train de la Confédération à Ottawa».

Anne Guérette injecterait pour sa part 200 millions $ sur quatre ans pour un plan de mobilité durable alliant le transport en commun et les transports actifs.

Beaucoup de consensus

Les deux candidats ont critiqué à l'unisson la gouvernance de Régis Labeaume, leur adversaire commun pour 2017. L'accusant tantôt d'être «autoritaire» ou d'avoir «tué le débat citoyen», ils ont tous deux proposé de créer un Office de consultation publique, à l'instar de ce qui se fait à Montréal. Un tel organisme, formé de professionnels et de citoyens, serait chargé de donner une opinion indépendante sur un projet donné. Un projet comme Le Phare, par exemple, que les deux candidats ont dénoncé.

Sans doute inspirés par l'un des débats de la dernière campagne américaine, les organisateurs du premier affrontement chez Démocratie Québec ont demandé à chaque candidat d'accorder un point positif à Régis Labeaume.

M. Marchand a affirmé que le maire avait insufflé un certain dynamisme au début de son premier mandat en 2007 et qu'il n'avait pas la langue de bois. «Mais ça s'est transformé en arrogance et en suffisance» avec «l'usure du pouvoir», a-t-il décoché. Anne Guérette, ne trouvant «pas grand-chose», a fini par admettre qu'il avait redonné «une certaine fierté» à la capitale.

Le prochain et dernier débat des candidats aura lieu le 23 novembre prochain.

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