Écoquartier d'Estimauville: la Ville payera 5 millions $ pour le terrain de la CNESST

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En présence de la conseillère responsable de l'aménagement du territoire, Julie Lemieux, le maire de Québec a annoncé que l'écoquartier d'Estimauville aura son premier projet résidentiel avec des logements subventionnés.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, la CNESST, confirme qu'elle construira un nouvel immeuble dans l'écoquartier d'Estimauville. La Ville de Québec entend acheter pour 5 millions $ le terrain de l'actuel siège social de l'organisme, rue Bourdages, pour le revendre à des promoteurs.

Aux yeux du maire Régis Labeaume, ce déménagement de 1800 employés d'ici 2021 confirme «l'essor» du projet d'écoquartier qui a été lent à démarrer.

Le Soleil avait révélé en juin que la CNESST (ex-CSST) abandonnait son projet de rénovation de 130 millions $ à son immeuble près de la rivière Saint-Charles.

L'organisme envisageait rénover de fond en comble au coût de 130 millions $ l'immeuble construit en 1970 avant de découvrir que les têtes des pieux de béton souterrains étaient fissurées.

Résultat : l'organisme public a décidé de construire à neuf et de placer tous ses 1800 employés dans le secteur D'Estimauville. La CNESST a donc acheté pour 1,2 million $ le terrain de l'écoquartier beauportois.

Cette nouvelle arrivée fera passer à 3400 le nombre de travailleurs dans le secteur d'ici cinq ans, s'est réjoui le maire de Québec en conférence de presse lundi.

Pour l'instant, l'écoquartier D'Estimauville a vu la construction d'un bâtiment du gouvernement fédéral qui, depuis l'automne 2012, abrite 740 employés. Ottawa a aussi déménagé 560 de ses fonctionnaires l'automne dernier.

L'année 2019 marquera aussi la fin de la construction du complexe biotechnologique de production de vaccins qui inclura le siège social de Médicago dans l'Espace d'innovation D'Estimauville. Quelque 420 employés y déménageront.

La CNESST s'engage aussi à construire 600 places de stationnement souterrain.

«Avec cette annonce, il n'y a plus de place dans l'écoquartier D'Estimauville pour des édifices à bureaux», s'est réjoui le maire de Québec à propos de ce projet repris par la Ville en 2013 après l'échec et le retrait du promoteur Sébastien Leboeuf qui avait remporté l'appel d'offres en juin 2012.

Ancien édifice

Quant à l'édifice désuet du 524, rue Bourdages, il tombera sous le pic des démolisseurs une fois que les employés seront dans leurs nouveaux bureaux. L'administration Labeaume a offert 5 millions $ pour ce terrain. La Commission peut toujours être ouverte à une offre plus élevée, mais la Ville de Québec aura le droit de premier refus. «C'est notre offre. La CNESST se demande si elle peut avoir plus. On lui donne jusqu'en août 2017», a expliqué M. Labeaume. Si, après cette date, l'organisme public n'a reçu aucune autre offre, la Ville deviendra propriétaire.

«Nos gens ont déjà commencé à travailler sur le concept», a dit M. Labeaume à propos du terrain qui devrait comporter des logements, des bureaux et des espaces verts.

«On va déconstruire l'immeuble et par la suite on va le vendre par lots, et le faire développer par un promoteur privé», a résumé le maire.

Logements sociaux

Régis Labeaume accompagné de la conseillère responsable de l'aménagement du territoire, Julie Lemieux, et du président du RTC, Rémy Normand, a aussi annoncé lors de la conférence de presse que l'écoquartier d'Estimauville aura son premier projet résidentiel avec des logements subventionnés. «On vient de signer pour la construction de 70 logements sociaux dans le cadre du programme Accès-Logis», a dit M. Labeaume.

Pour l'instant, outre Médicago, les occupants présents ou à venir de l'écoquartier sont essentiellement publics, mais le maire de Québec s'est dit convaincu lundi que des promoteurs privés seront au rendez-vous.

Marché public d'ExpoCité: Labeaume croit que les architectes seront intéressés

Régis Labeaume prédit que davantage de firmes d'architectes seront intéressées à concevoir le futur Marché public d'ExpoCité à la lumière de l'appel d'offres modifié pour permettre aux firmes de former des consortiums.

«Les gens ont souvent l'impression que c'est peut-être trop risqué. Les gens aiment toujours ça partager le risque. C'est pas bête non plus», a-t-il dit lundi, estimant que la récente reprise de l'appel d'offres favorisera davantage de soumissions.

Appel d'offres repris

La Ville de Québec a dû reprendre l'appel d'offres pour les services d'architectes du marché public qui remplacera celui du Vieux-Port dès 2018 après avoir rejeté les deux seules soumissions reçues. L'une n'était pas conforme et l'autre «dépassait largement l'estimation budgétaire».

Le budget pour le Grand marché qui sera aménagé dans le pavillon du Commerce est de 19 millions $.

Le chef de l'opposition, Paul Shoiry, a déploré la situation dans Le Soleil de samedi, affirmant que ce projet avec lequel Démocratie Québec est en désaccord «part bien mal». «Le premier constat est que dès le premier geste, il y a dépassement de coûts», a-t-il lancé. Valérie Gaudreau

Circulation dans Sillery: pétition déposée

Des citoyens du Faubourg Saint-Michel inquiets pour la circulation automobile qui sera amenée par le projet immobilier Domaine sous les bois, dans le secteur Sillery, ont déposé une pétition de 150 noms au conseil municipal de lundi. Représentés par Fabienne Barnard, les signataires demandent à la Ville de Québec de faire passer la circulation vers le nord, vers le chemin Saint-Louis. «C'est un très vieux quartier avec de petites maisons centenaires. Ils veulent encercler ça d'autos. On trouve ça déplorable», avait dit Fabienne Barnard dans Le Soleil de lundi. Le projet prévoit environ 200 unités d'habitation. Le président de l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, Rémy Normand, a promis que des représentants de la Ville rencontreront les citoyens. «On va s'asseoir avec les citoyens, on va faire ça de façon rationnelle, pragmatique et écouter les citoyens», a-t-il affirmé. Valérie Gaudreau

L'anneau de glace, un «éléphant» à entretenir

Le projet de centre de glace de 68 millions $ ne passe toujours pas pour l'opposition qui a voté contre l'emprunt pour la construction de l'anneau couvert prévu pour 2020. «On a un amphithéâtre vide, un Colisée dont on ne sait pas quoi faire et là, on va construire un autre mégaprojet de glace. On s'inquiète que ce soit un autre éléphant à entretenir pour les citoyens», a lancé la conseillère de Démocratie Québec, Anne Guérette. Le futur anneau comptera une glace longue de 400 mètres et deux patinoires, dont une de dimension olympique. «On pense que le projet à sa base est un mauvais projet», a tranché Paul Shoiry à propos de l'équipement sportif financé par la Ville, Québec et Ottawa. 

Valérie Gaudreau

Consultation sur la densification: règlements plus sévères demandés

La réglementation de la Ville de Québec pour encadrer la densification doit encore être bonifiée pour éviter la construction de maisons trop grosses et «toutes pareilles» ainsi que l'abattage d'arbres matures.

Une consultation avait lieu lundi, avant le conseil municipal, sur le règlement 2378 concernant les projets d'insertion, lequel vient renforcer le précédent 2220 sur les projets de densification.

Tous deux soumettent les propriétaires qui démolissent une résidence pour mieux rebâtir à l'obligation de présenter un plan d'implantation et d'intégration architecturale. La Ville peut du coup exiger que le projet de remplacement respecte l'alignement sur rue et la hauteur du rez-de-chaussée des maisons voisines. Elle a également droit de regard sur les matériaux utilisés et la végétation en cour avant et latérale.

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec et conseiller municipal de Saint-Louis-Sillery, Paul Shoiry, a été le premier à prendre la parole. Il a déclaré que les fonctionnaires et les élus n'avaient pas les outils nécessaires pour bien encadrer les projets immobiliers qui leur sont soumis.

Son parti, Démocratie Québec, demande à ce que la réglementation soit plus sévère concernant «la hauteur des bâtiments, notamment en ce qui concerne les gabarits, les rapports volumétriques et l'harmonisation des toitures et l'assemblage du revêtement extérieur». Il souhaite également que la réglementation concernant l'abattage des arbres soit renforcée.

«Ce qu'on constate souvent, c'est que les promoteurs construisent des maisons quasi identiques qui ont l'air de maisons préfabriquées et parfois même une allure commerciale dans des secteurs où la trame urbaine a été développée dans les années 50, 60, 70, 80. Ça jure complètement dans le décor. Comme on l'a dit dans le passé, il ne reste plus d'arbres sur le terrain. Les maisons sont quand même très grosses par rapport au lot sur lequel elles sont construites, donc il n'y a presque plus d'espace pour planter. Il y en a encore un peu, mais on plante des cotons qui vont prendre 50 ans à pousser», a dénoncé le politicien.

Une dizaine de citoyens présents

Une dizaine de citoyens s'étant déplacés pour la consultation - dont ils ont dénoncé l'heure hâtive (16h) - ont aussi déploré la tendance aux maisons «toutes pareilles» et mal intégrées aux quartiers ainsi que la disparition de vieux arbres pour faire place à du béton et de l'asphalte.

La vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux, a fait remarquer que la Ville oblige désormais les promoteurs à conserver de l'espace pour des plantations en façade. «Oui, on se fait de la place pour en avoir, mais quand on en a déjà, pourquoi ne pas imposer plus de contraintes à l'entrepreneur pour les conserver?» a répliqué le porte-parole du Comité de citoyens pour une densification respectueuse (CCDR), Michel Fournier.

Le vote sur la nouvelle réglementation devrait avoir lieu dans deux semaines. 

Annie Morin

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