Desserte du RTC à l'aéroport: pas de navette, dit le maire

À défaut d'une desserte régulière, le maire Régis... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

Agrandir

À défaut d'une desserte régulière, le maire Régis Labeaume suggère un service de «taxi collectif» ou taxi partagé qui permettrait aux voyageurs allant dans une même direction de séparer les frais de la course. Selon lui, ce serait plus efficace et pas vraiment plus cher que l'autobus.

Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le maire de Québec refuse catégoriquement d'affecter des autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) à la desserte régulière de l'aéroport international Jean-Lesage. Régis Labeaume propose plutôt que les voyageurs partagent un taxi pour atteindre le centre-ville. Et au passage, il critique sérieusement la gestion de l'aéroport.

Le maire n'a manifestement pas apprécié les reportages de Radio-Canada sur l'absence de navettes pour gagner ou quitter l'aéroport, un problème historique remis à l'avant-scène la semaine dernière. «Cessez de faire des pressions avec les médias pour régler votre dossier, c'est pas comme ça que ça marche», a-t-il commencé par dire lors de son point de presse d'avant-conseil.

M. Labeaume a ensuite révélé que son administration a établi à 500 000 $ la facture annuelle pour le passage régulier d'autobus à l'aéroport, où un service minimal est assuré matin et soir pour les travailleurs. Un montant que la Ville de Québec refuse d'assumer seule. «On donne un service public aux gens qui paient des taxes à Québec. Vous avez un aéroport qui visiblement dépense beaucoup. On va leur dire : vous avez pas le goût de dépenser dans le service à la clientèle aussi?» a-t-il lancé aux gestionnaires d'Aéroport de Québec inc. (AQi), la société privée qui gère les installations aéroportuaires. 

«Je ne peux pas couper du service régulier ailleurs pour le donner à l'aéroport», a renchéri Rémy Normand, président du RTC, qui dit fonctionner avec une banque d'heures fixe où tout ajout doit être financé par une coupe. 

Ce dernier a révélé que le transporteur public travaille conjointement avec l'aéroport depuis quelques mois pour produire «une analyse de marché qui traduirait de façon concrète ça serait quoi le service à donner, qui serait le gestionnaire et qui pourrait l'opérer». Plusieurs scénarios sont étudiés, allant d'une desserte classique avec des autobus urbains à un service privé avec minibus. 

Aux yeux du maire de Québec, il est toutefois essentiel qu'AQi participe au financement comme c'est le cas à Halifax, ville à laquelle le président et chef de la direction Gaëtan Gagné aime se comparer. 

«Taxi collectif»

À défaut, Régis Labeaume suggère un service de «taxi collectif» ou taxi partagé qui permettrait aux voyageurs allant dans une même direction de séparer les frais de la course. Selon lui, ce serait plus efficace et pas vraiment plus cher que l'autobus. «Au lieu d'avoir un autobus vide, ils [les gestionnaires de l'aéroport] devraient commencer à être créatifs», a-t-il martelé. 

Le maire n'a pas manqué de relever que l'aéroport international Jean-Lesage a «les frais de gestion les plus élevés dans sa catégorie au Canada». «Ce serait pas bête de revoir leurs dépenses et leurs genres de dépenses. Peut-être qu'ils pourraient en mettre moins dans la gestion et plus dans le service à la clientèle, par exemple. Je dis ça de même», a-t-il laissé tomber sur un ton agacé. 

M. Labeaume est aussi revenu sur la baisse de compensations de taxes négociée parallèlement au statut de capitale nationale de la Ville de Québec. Le gouvernement du Québec a accepté que le montant soit établi sur une base «par passager» plutôt que sur la valeur foncière des terrains. La Ville, qui refusait de diminuer la facture, sera dédommagée pour la différence. Le maire suggère que l'argent soit réinvesti au bénéfice de la clientèle. «L'aéroport, c'est pas isolé, c'est pas une île qui demande : "donnez-moi, donnez-moi donnez-moi" pis qui donne jamais rien. Ça ne marche pas de même dans la vie.» Avec Valérie Gaudreau

Le SRB «va plus vite que le monde pense», affirme Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a profité de sa conférence avec les maires Lehouillier et Coderre devant la Chambre de commerce de Lévis pour souligner que le Service rapide par bus (SRB) avance rondement à Québec et à Lévis. «On a des réunions sur la largeur des trottoirs et là, on va choisir bientôt le véhicule. Ça va ben plus vite que le monde pense.»

Tellement que les deux villes seraient capables de raccourcir les délais et livrer la marchandise «une couple» d'années plus tôt que prévu, selon M. Labeaume.

«Nous, on est capables d'aller beaucoup plus vite.» Pour l'heure, il est prévu que le projet complet soit livré en 2025. M. Labeaume espère maintenant que le gouvernement provincial s'entende rapidement avec le gouvernement fédéral, qui a un programme d'infrastructures sur la table, pour financer le projet de 1,1 milliard $.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a quant à lui rappelé que l'arrivée du SRB était très attendue par le milieu des affaires. «Les grandes entreprises de Lévis nous ont dit que le premier élément à améliorer à Lévis, c'est le transport en commun.»

Le dossier du troisième lien routier entre Québec et Lévis a quant à lui à peine été évoqué lors de la conférence, «parce qu'il n'y a rien de neuf sur la table», a justifié le maire Lehouillier. Patricia Cloutier

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer