Centre Durocher: Labeaume interpellé par le supérieur des Oblats

Les travaux de démolition du Centre Durocher ont... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les travaux de démolition du Centre Durocher ont commencé le 12 octobre, dans le quartier Saint-Sauveur.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le supérieur de la communauté des Oblats estime qu'il n'est pas trop tard pour stopper la démolition du Centre Durocher et persiste à rencontrer Régis Labeaume ce que, déplore-t-il, le maire de Québec refuse de faire.

«À ce jour, je n'ai eu aucune réaction de votre part. Je m'en inquiète et je m'en désole. Je ne comprends pas pourquoi vous refusez obstinément d'échanger avec nous sur une solution gagnant-gagnant», écrit le père Luc Tardif dans une lettre adressée à M. Labeaume le 20 octobre et publiée mardi sur le site Monsaintsauveur.com.

Il rappelle que dans le contrat de cession de 1979 par lequel la communauté des Oblats a cédé à la Ville de Québec l'édifice datant de 1950 obligeait de conserver la vocation communautaire de l'immeuble du quartier Saint-Sauveur. «Les circonstances m'obligent à vous rappeler que la Ville de Québec était, par vos prédécesseurs, et est encore en vertu du principe de la continuité de l'État, partie à ce contrat», écrit le père Tardif.

La démolition Centre Durocher est commencée depuis le 12 octobre. L'édifice de la rue Carillon sera remplacé par 68 logements. La décision de l'administration Labeaume est ferme, malgré l'appui de citoyens et des Oblats à une Maison de la culture. Les partisans de cette option ont d'ailleurs demandé à plusieurs reprises de rencontrer des représentants de la Ville.

«Je vous ai même invité à deux reprises à une rencontre de la dernière chance au cours de laquelle nous aurions pu facilement convenir des conditions favorisant la réalisation aussi bien du prolongement du Centre Durocher en une Maison de la Culture que de la construction de logements sociaux sans avoir à détruire le Centre»,poursuit le père Tardif dans sa missive au maire.

Conscient que «le temps presse», le supérieur provincial affirme qu'il «ne comprend pas» pourquoi la Ville «refuse un équipement sociocommunautaire digne de ce nom et comparable à ceux dont sont dotés les autres quartiers de Québec». 

«Je vous en conjure, suspendez le permis de démolition et acceptez de me recevoir privément pour que nous convenions des conditions permettant la réalisation des deux projets. À mon sens, elles sont à portée de la main. Conscient que nos charges et nos responsabilités respectives surchargent nos agendas, j'apprécierais que ce rendez-vous ait lieu le plus tôt possible», conclut le père Tardif.

L'attaché de presse du Régis Labeaume a indiqué au Soleil mercredi matin que le maire ne commentera pas.

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