Retour probable du Réchaud de Lauberivière cet hiver

Le Réchaud de Lauberivière accueille de façon inconditionnelle... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le Réchaud de Lauberivière accueille de façon inconditionnelle les itinérants qui viennent y passer la nuit ou quelques heures. Aucun lit n'y est disponible pour dormir.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le Réchaud, ce petit local de Lauberivière mis sur pied l'hiver dernier pour accueillir les itinérants la nuit, lors des grands froids, devrait être de retour d'ici quelques semaines. «On attend la réponse finale [de la Ville], mais ça augure bien», explique le directeur général Éric Boulay.

L'an dernier, la Ville avait versé une subvention de 8700 $ pour la mise sur pied d'un projet pilote qui avait permis d'enregistrer 483 visiteurs en février et mars, dont 17 % de femmes. Si 46 % des bénéficiaires sont venus une seule fois, en revanche, 15 % y ont séjourné six fois et plus. Trois personnes sont même venues plus de 20 fois. Une preuve évidente, selon la direction, que les itinérants ont besoin de ce refuge nocturne, situé dans le même édifice que Lauberivière.

Il faut comprendre, explique M. Boulay, qu'une minorité d'itinérants préfèrent demeurer dans la rue plutôt que dormir dans un refuge. Plusieurs évoquent la difficulté à partager leur intimité avec d'autres bénéficiaires ou à se séparer de leur animal domestique, souvent leur seul lien affectif. D'où la pertinence du Réchaud qui accueille de façon inconditionnelle les itinérants qui viennent y passer la nuit ou quelques heures. Aucun lit n'y est disponible pour dormir.

«Il faut faire simple. On leur sert un café, on crée des liens, on leur pose des questions», mentionne M. Boulay, au sujet du travail des deux intervenants psychosociaux présents sur place. Pour Lauberivière, il s'agit d'une nouvelle approche dans la façon de rejoindre les itinérants les plus méfiants pour les aiguiller ensuite vers les services communautaires les plus appropriés à leurs besoins.

En l'absence de lieu pour les accueillir, les itinérants sont souvent contraints de dormir par grand froid dans les locaux des guichets automatiques, les halls d'entrée d'édifices à logements ou les abribus. Avec, à la clé, le risque de recevoir un constat d'infraction de la part des policiers.

Contrairement aux «haltes chaleur» de Montréal, qui ouvre lorsque le mercure atteint - 27 degrés, Le Réchaud ouvre ses portes à une «température ressentie» de - 10.

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