De 1600 à 230 logements sur les anciennes terres des Soeurs du Bon-Pasteur

Le développement, situé dans le triangle formé par... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le développement, situé dans le triangle formé par l'autoroute Laurentienne, la rue George-Muir et le boulevard Henri-Bourassa, devait au départ être développé par le promoteur immobilier Sébastien Leboeuf, qui y voyait un écoquartier. Les propriétaires avoisinants et le ministère de l'Environnement s'y étaient opposés

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le promoteur immobilier Donerail, qui a pris la relève de Sébastien Leboeuf et de son écoquartier mort-né au nord de Québec, dévoile son jeu. Il propose 230 logements sur 130 lots résidentiels et la création d'une zone de conservation naturelle équivalant à 44 % des terrains récupérés dans le triangle formé par l'autoroute Laurentienne, la rue George-Muir et le boulevard Henri-Bourassa. Des changements de zonage sont réclamés.

Investissement Donerail, entreprise de Sherbrooke présidée par Charles Custeau, s'est inscrite à rebours au registre des lobbyistes pour rendre compte de ses demandes à la Ville de Québec et aux conseillers municipaux, avec qui des discussions sont entamées depuis plus d'un an. Reçue le 19 octobre dernier, mais datée du 1er septembre 2015, la déclaration lève le voile sur les intentions du promoteur pour les anciennes terres des Soeurs du Bon-Pasteur. 

«L'objet de la demande de modification réglementaire vise à permettre le développement d'un projet résidentiel et commercial par le bouclage de trois rues existantes et l'ajout de deux nouvelles rues afin de créer environ 130 lots à vocation résidentielle pouvant accueillir des résidences unifamiliales isolées, jumelées ou en rangée et des résidences multifamiliales. Au total, le projet de développement prévoit l'ajout d'approximativement 230 logements. Le projet prévoit également l'agrandissement de deux zones commerciales existantes et la création d'une nouvelle zone de conservation naturelle représentant près de 44 % de la superficie des terrains mis en développement», peut-on lire. 

Changements de zonage

Des changements au zonage sont réclamés à la Ville de Québec ainsi que l'approbation des plans pour le lotissement et la conception des rues. Donerail demande aussi un permis d'aménagement de site qui lui permettrait d'abattre des arbres et de niveler le terrain, en plus de trois permis de démolition pour deux maisons et un chalet désaffecté sur les rues George-Muir et Saint-Ferdinand. 

À titre de comparaison, l'écoquartier Nodelo que voulait construire le promoteur immobilier Sébastien Leboeuf, sorti du marché en 2014, aurait compté 1600 unités de logement dans des édifices en hauteur répartis autour d'un parc central. Une partie de la quinzaine d'hectares de milieux humides devait être sacrifiée, ce à quoi n'a jamais consenti le ministère de l'Environnement du Québec. Les propriétaires avoisinants se sont aussi opposés lors d'un référendum municipal. 

Le conseiller municipal Patrick Voyer, qui représente le district électoral des Monts, a vu évoluer les plans de Donerail depuis l'achat des terrains de la société immobilière Leboeuf à l'été 2015. Il se dit confiant que la dernière mouture rallie la population. 

«J'ai été agréablement surpris par le promoteur et par son écoute. Selon ce que je comprends, c'est pas quelqu'un qui veut à tout prix faire une passe d'argent», a témoigné M. Voyer en entrevue téléphonique au Soleil, faisant remarquer que le nombre de logements projetés a diminué de façon très importante. 

«Je suis très rassuré par ce que j'ai vu, mais ça reste aux citoyens de décider», a ajouté M. Voyer, qui est membre du comité exécutif de l'administration Labeaume. En 2014, après l'échec du référendum, la Ville de Québec avait proposé de limiter le nombre de logements à 300 en plus de permettre un développement commercial de 44 000 mètres carrés. Mais les voisins s'étaient de nouveau opposés, inquiets de l'augmentation du trafic automobile et soucieux de la protection des milieux humides. 

Depuis, un regroupement de citoyens a édicté des critères en vue d'un éventuel lotissement, soit le respect d'une zone tampon de 200 mètres en bordure de l'autoroute Laurentienne et d'une autre de 10 mètres avec les bâtiments existants en plus de la préservation du boisé au nord de la rue de Bigorre. 

Présentation publique

M. Voyer indique que le promoteur devrait présenter son projet à la population d'ici la fin de l'année. Des représentants de la Ville de Québec y assisteront pour prendre le pouls de l'opinion publique. Si l'accueil est bon, le processus de modification réglementaire s'enclenchera. «Et là, on fait l'ensemble du projet. On reviendra pas huit fois aux citoyens» pour des changements de zonage, assure le conseiller municipal. 

Pour le moment, aucune demande officielle n'est parvenue à l'appareil administratif. Le ministère de l'Environnement n'a pas de dossier ouvert non plus. 

Investissement Donerail n'a pas donné suite aux appels du Soleil.

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