Déneigement: bons prix en banlieue, inflation au centre

Dans le cas très précis du Vieux-Limoilou, une... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Dans le cas très précis du Vieux-Limoilou, une équipe de souffleurs a été ajoutée pour un meilleur service et le montant du contrat a subi une hausse de 52 %.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La Ville de Québec continue d'obtenir de bons prix pour les contrats de déneigement en banlieue tandis qu'une petite poussée inflationniste s'observe au centre-ville.

Des appels d'offres ont été lancés cet été pour 17 zones de déneigement sur la quarantaine que compte Québec. Trois contrats ont déjà été accordés et 13 autres doivent être entérinés au conseil municipal de lundi. Leur valeur oscille entre 152 404 $ et 900 581 $.

La moitié des zones ont été redessinées et sont donc considérées comme nouvelles. Elles se situent principalement dans le secteur de Lebourgneuf, mais aussi à Vanier et Duberger-Les Saules. Dans tous les cas, les plus bas prix soumis étaient bien en deçà des estimations de la Division des travaux publics. Si bien que la Ville paiera de 3 à 31 % moins cher qu'anticipé pour neuf zones. 

Un contrat coûtera tout de même 10 % plus cher qu'estimé à cause du jeu des soumissions. Quand un entrepreneur a déjà raflé plusieurs contrats de déneigement et que toute sa machinerie est mobilisée, il est sorti de la course même si ses prix apparaissent plus avantageux. C'est le prochain plus bas soumissionnaire disponible qui rafle la mise. 

Dans Charlesbourg Sud, le sous-traitant qui a déblayé les rues ces deux dernières années s'est aussi fait concurrence à lui-même en déposant une soumission 5 % moins élevée que la dernière fois. Il conservera son contrat comme il le désirait. 

Dans les quartiers centraux, la tendance est plutôt à la hausse. Les prix des contrats augmentent entre 5 et 13 % dans Saint-Jean-Baptiste, le secteur du chemin Sainte-Foy autour de l'avenue Holland et de Belvédère ainsi que Saint-Roch. Dans un cas, le jeu des soumissions est à blâmer. Sinon, «c'est le jeu du marché», résume David O'Brien, porte-parole de la Ville de Québec. 

Nouveau code de priorités

Des entrepreneurs contactés par Le Soleil ont fait valoir que les augmentations auraient pu être beaucoup plus salées, n'eut été du désir de faire rouler la machinerie l'hiver, car le rehaussement des exigences de la Ville de Québec leur occasionne des coûts supplémentaires. 

Depuis l'hiver 2014-2015, un nouveau code de priorité a fait son apparition dans le devis d'enlèvement de la neige. Il s'applique aux artères les plus stratégiques, incluant les grandes côtes qui relient la haute ville et la basse ville, qui doivent être déneigées en continu lors de précipitations. La Ville exige également l'utilisation de fondants avec une solution à base de chlorure de magnésium liquide si la température de la chaussée est inférieure à - 10 °C, seuil sous lequel le sel s'avère inefficace.

Cette année, toutefois, le devis n'a pas subi de changement important. Après l'épisode de pluie et slush tournées en glace l'hiver dernier, la Ville a tout de même senti bon de préciser les directives que le surveillant des travaux peut donner lors d'une «situation jugée exceptionnelle». Elle a aussi ajouté qu'une opération d'enlèvement peut être «devancée ou retardée en fonction de conditions climatiques futures ou d'événements spéciaux».

Dans le cas très précis du Vieux-Limoilou, une équipe de souffleurs a été ajoutée pour un meilleur service, souligne également M. O'Brien. Les prix soumis ont grimpé en conséquence. Le montant du contrat a subi une hausse de 52 %. Il faut dire que l'entrepreneur sortant avait soumis un prix très bas la dernière fois, qu'il a dû honorer malgré tout. Il s'est retiré du marché cette année et le contrat a été récupéré par un concurrent.

Le maire Régis Labeaume avait promis un rapport en septembre sur ce qui a cloché dans le déneigement à la fin février, quand la gadoue a pris en pain et subséquemment compliqué le nettoyage des rues de Québec pendant des semaines. 

Le point n'a pas été fait, mais au fil du temps, M. Labeaume n'a pas fait de cachette de son analyse. Selon lui, les fonctionnaires n'ont pas voulu sortir les déneigeuses pour éviter des dépenses à la municipalité. Une erreur qu'il ne veut pas voir répétée. C'est pourquoi il a mandaté Jonatan Julien, vice-président du comité exécutif, pour siéger au comité qui coordonne les opérations de déneigement. La Ville aura également accès aux données météorologiques du ministère des Transports du Québec.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer