Une centaine de «super-héros» à la défense des CPE

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(Québec) Une centaine de parents et d'enfants ont pris des airs de super-héros, dimanche matin, se portant à la défense du réseau des Centres de la petite enfance du Québec durant une courte marche festive sur la rue St-Jean.

L'ambiance était légère, les manifestants de tous âges et costumés, mais la cause n'en était pas moins sérieuse. Touché par les mesures de rigueur budgétaires du gouvernement provincial, le réseau de CPE doit être préservé, voire bonifié, croit un regroupement de parents de la ville de Québec. Ces derniers s'étaient donné rendez-vous sur le parvis de l'église Saint-Jean, vers 10h, dimanche, pour une marche de sensibilisation les menant au Carré d'Youville.

«Avec les coupures d'austérité, chaque milieu a eu à défendre son travail. Nous, on s'est dit que ce n'est pas aux éducatrices de défendre les CPE, c'est ceux qui en profitent. Nous et nos enfants, on est les principaux bénéficiaires des CPE», a expliqué la militante et auteure Catherine Dorion, porte-parole de la marche et du regroupement «Parents mobilisés pour les CPE».

«On trouve ce service-là extraordinaire et abouti, et on ne veut pas que ça meure», a poursuivie l'ex-candidate d'Option nationale dans Taschereau, soulignant que la qualité des CPE faisait l'objet d'études partout dans le monde.

Qualité de l'éducation «de loin supérieure»

À l'aube de deux grandes consultations publiques sur la réussite éducative, l'une tenue par le réseau des CPE, l'autre par le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx, Catherine Dorion a tenu à rappeler qu'au-delà du prix inférieur qui a longtemps fait leur marque de commerce, la qualité de l'éducation dans les CPE est «de loin supérieure» aux garderies privées. Un aspect d'autant plus important que le développement cérébral psychomoteur et social chez l'enfant se fait majoritairement avant trois ans, et presque entièrement avant six ans.

Une majorité de Québécois sous-estime l'importance de l'éducation en bas âge, croit-elle. «Je pense que les gens pensent qu'à cet âge-là, l'enfant doit juste être protégé et qu'on veille à ce qu'il ne se pète pas la gueule, qu'il n'a vraiment pas d'autres besoins. Alors que non, c'est tout l'inverse, c'est là que tout se passe.»

À force de sensibilisation, Parents mobilisés pour les CPE espère rallier même des parents dont l'enfant ne fréquente pas un Centre de la petite enfance. «Le vrai scandale, c'est qu'il n'y a pas de place pour tout le monde [dans les CPE]. Il faut un réseau universel.»

La CSQ craint pour l'accessibilité aux garderies

La Centrale des syndicats du Québec dénonce la... (Archives La Presse) - image 3.0

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La Centrale des syndicats du Québec dénonce la modulation des tarifs de garde dans les CPE.

Archives La Presse

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) revendique un réinvestissement dans le réseau de garderies alors que les consultations sur l'éducation à la petite enfance s'amorceront cette semaine.

Sa première vice-présidente, Sonia Éthier, souligne que l'égalité des chances pour tous les enfants ainsi que la conciliation travail-famille se trouvent au coeur des recommandations de la centrale syndicale et de sa Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ).

Elles réclameront un moratoire sur l'octroi de permis pour les places en garderies privées non subventionnées auprès de la commission, qui vise à faire le point sur la politique familiale québécoise, près de 20 ans après son lancement.

Par ailleurs, cette commission est financée non pas par le gouvernement, mais bien par l'Association québécoise des centres de la petite enfance et ses partenaires.

En entrevue à La Presse canadienne, Mme Éthier a vivement dénoncé la modulation des tarifs de garde - grande responsable, à ses yeux, d'un exode vers le privé.

Alors que le réseau des centres de la petite enfance a subi des compressions budgétaires de 120 millions $, Mme Éthier estime que son accessibilité même est menacée.

«Tout le réseau avait été mis en place pour garantir l'égalité des chances, notamment pour les enfants en milieux défavorisés, et permettre aussi l'accès au marché du travail aux femmes, a-t-elle fait valoir. C'est vraiment mis en péril par les politiques actuelles.»

La CSQ revendique également l'abolition du crédit d'impôt pour familles qui fréquentent le réseau privé, afin de réinvestir les sommes dégagées dans la création des places à contribution réduite.

«Notre réseau, c'est le premier maillon fort du système d'éducation, c'est ça qu'il ne faut pas oublier», rappelle la syndicaliste.  Avec La Presse canadienne

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