Des citoyens disent non à un hôtel à l'ancien Patro Saint-Vincent-de-Paul

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La réponse est on ne peut plus claire: 91% des 380 personnes consultées se sont dites contre un hôtel sur le terrain au sommet de la côte d'Abraham, selon le «Compop».

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Parc, espace vert, logements, jardins communautaires : des citoyens de Saint-Jean-Baptiste veulent qu'il se passe quelque chose sur les terrains de l'ancien Patro Saint-Vincent-de-Paul. Mais ils rejettent massivement l'idée d'un hôtel, révèle un sondage mené par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste.

La réponse est on ne peut plus tranchée : 91 % des 380 personnes consultées se sont dit contre un hôtel sur le terrain au sommet de la côte d'Abraham. 

L'idée d'un hôtel avec des commerces au rez-de-chaussée est le projet du propriétaire actuel, l'hôtelier Jacques Robitaille, mais le projet stagne depuis des années.

Tanné de voir ce terrain aussi bien situé laissé à l'abandon, le «Compop» avait lancé une consultation citoyenne en mars.  Une autre «séance de travail collective» sur un projet d'aménagement pour le terrain de l'ancien Patro Saint-Vincent-de-Paul se tiendra le 16 novembre à 19h30 dans les locaux de l'organisme du 780, rue Sainte-Claire.

«Les réponses obtenues démontrent bien l'ensemble des fonctions qui pourraient être associées à un pareil terrain. En effet, on n'y voit pas qu'une seule possibilité, mais bien un aménagement répondant à différents besoins et qui respecte la trame du faubourg», a dit l'organisatrice communautaire au Comité populaire Saint-Jean-Baptiste Marie-Ève Duchesne dans un communiqué publié jeudi.

D'autres idées, peut-on aussi lire, ont suscité de l'adhésion comme celle d'un centre de la petite enfance.

Pression sur le propriétaire

Aux yeux du Compop, son initiative citoyenne est d'autant plus pertinente au moment où la Ville de Québec devrait se voir bientôt confier un nouveau pouvoir pour taxer les terrains qui tardent à être développés. Cette possibilité sera vraisemblablement contenue dans la future loi sur le statut de capitale.

Récemment et «à bout de patience» contre le propriétaire Jacques Robitaille, le maire Régis Labeaume a aussi annoncé que le terrain fera l'objet d'une protection spéciale en étant inclus dans une nouvelle mouture du programme particulier d'urbanisme de la colline Parlementaire. Cette façon de faire pourrait permettre à la Ville de Québec d'exproprier un propriétaire délinquant et d'offrir le terrain à un promoteur qui voudrait le développer.

«Ce terrain est tout indiqué pour que la Ville nous démontre une réelle volonté de faire bouger les choses, tout en respectant la volonté des résidents et des résidentes, a ajouté Mme Duchesne. «L'expropriation est la voie à privilégier, mais pas au profit de n'importe quel promoteur. Notre consultation est claire : pas question d'un projet d'hôtel sur ce terrain.»

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