Une quincaillerie ornée de fresques historiques

L'auteure des fresques historiques, Cassandre Bernier, en compagnie... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'auteure des fresques historiques, Cassandre Bernier, en compagnie du propriétaire de la quincaillerie Saint-Jean-Baptiste, Michel Perron.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Dans le but de décourager les graffiteurs et mettre de la couleur dans le quartier, le propriétaire de la quincaillerie Saint-Jean-Baptiste, Michel Perron, a fait peindre cinq fresques historiques sur les portes d'entrepôt de son commerce. L'étudiante en arts plastiques Cassandre Bernier, une résidente du secteur, a terminé son oeuvre la semaine dernière, après deux mois de travail.

Propriétaire de la quincaillerie de la rue D'Aiguillon depuis 1999, Michel Perron avoue être «pas mal fier» du travail accompli par l'artiste, à partir de photos originales qui décorent le bureau de son commerce centenaire.

Les passants peuvent admirer le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste et l'église St. Matthew dans un décor hivernal. Des personnages qui ont marqué l'histoire du quartier sont également en évidence, dont le pompier Philippe Dorval et son frère Joseph-Arthur, ancien propriétaire d'une ferronnerie, aujourd'hui la quincaillerie Saint-Jean-Baptiste. M. Perron a acheté le commerce du fils de ce dernier, baptisé lui aussi Philippe Dorval.

Michel Perron, fondateur du Fou Bar en 1983, ne cache pas qu'il en avait plus qu'assez «de passer le rouleau», chaque printemps, sur les portes de son entrepôt afin de faire disparaître les graffitis. Il espère ainsi que les délinquants de la bonbonne feront davantage preuve de respect.

L'artiste Cassandre Bernier avait travaillé l'an dernier à la fabrication d'une murale, sur le mur nord du commerce, rue Richelieu. Une douzaine d'élèves de l'école Saint-Jean-Baptiste, située à proximité, avait participé au projet.

Vague d'enthousiasme

Les fresques historiques, de couleur sépia, ont créé une vague d'enthousiasme dans le quartier. «Chaque jour, il y avait au moins une dizaine de personnes qui arrêtaient pour me parler», explique Cassandre Bernier, étudiante à l'Université Laval en enseignement des arts plastiques. «Des gens rentraient même dans la quincaillerie juste pour nous dire à quel point ils appréciaient l'initiative», ajoute M. Perron.

L'initiative de la quincaillerie Saint-Jean-Baptiste rejoint celle de la SDC Montcalm qui, en mai dernier, avait lancé un projet «embryonnaire» afin d'inciter les propriétaires du quartier à transformer leur porte de garage en oeuvre artistique, à l'image de celles qui s'affichent sur la rue Fraser, près de l'avenue Cartier.

Joint mardi, le directeur général de la SDC, Jean-Pierre Bédard, a expliqué que le projet avait du plomb dans l'aile en raison des règlements de la Commission d'urbanisme touchant les zones résidentielles. L'idée n'est pas morte pour autant, ajoute-t-il, la SDC s'étant tournée vers la possibilité de faire peindre les portes de garage qui donnent dans les ruelles, «où il n'y a pas de législation».

«Quelques citoyens ont été approchés et se sont montrés intéressés» à aller de l'avant pour l'été 2017, ajoute M. Bédard. Toutes ces fresques, une fois terminées, pourraient s'inscrire dans un circuit touristique qui viendrait bonifier l'offre dans le quartier des arts.

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