Les Oblats s'invitent dans le débat sur le Centre Durocher

La communauté des Oblats, qui était demeurée en... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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La communauté des Oblats, qui était demeurée en marge du débat entourant le sort réservé au Centre Durocher, organise une réunion afin de trouver une solution de rechange à sa démolition.

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(Québec) La Ville de Québec n'a pas encore décidé si elle déléguera un représentant à la réunion initiée par la communauté des Oblats dans le but de trouver une solution de rechange à la démolition du Centre Durocher. Pour le Comité de citoyens du quartier Saint-Sauveur, la rencontre du 18 octobre s'inscrit dans «la recherche d'une solution gagnant-gagnant» afin de transformer ce lieu en Maison de la culture.

La conseillère du quartier Saint-Roch-Saint-Sauveur, Chantal Gilbert, se dit «surprise» de l'intervention in extremis des Oblats, alors que tout est joué ou presque. «Ils s'y intéressent très tard. Il n'est pas minuit moins quart, mais minuit et demi», glisse-t-elle, précisant que «le dossier suit son cours» et que l'appel d'offres pour la démolition de l'immeuble a été lancé cet été. «Tout est en train de s'attacher.» 

La prise de position de la communauté religieuse l'étonne d'autant plus qu'elle n'a pas donné signe de vie pendant des années, alors que le Centre Durocher connaissait des difficultés financières. «Personne ne semblait [alors] s'en soucier, sauf la Ville.»

La conseillère municipale ne peut dire si elle assistera à la réunion. «On a pris note de l'invitation. Nous sommes encore en réflexion. On attend de voir.»

Pour le porte-parole du Comité de citoyens, Éric Martin, l'implication des Oblats dans le dossier représente «un appui formidable et de taille» dans la mesure où la congrégation avait cédé le Centre Durocher à la Ville, en 1977, à la condition qu'elle poursuive sa vocation publique et communautaire. «Ce sont des acteurs incontournables du dossier qui ne s'étaient pas encore prononcés. Ils veulent que le lieu reste public et communautaire. C'est une initiative qui en vaut la peine.»

Dans une lettre ouverte au Soleil publiée en juillet, le père Luc Tardif, provincial missionnaire des Oblats de Marie-Immaculée, avait appuyé publiquement le projet de transformation du Centre Durocher en Maison de la culture, en plus de soutenir la construction de logements sociaux dans un espace qui n'entraînerait pas la démolition de l'immeuble patrimonial.

«Nous apprécierions que toutes les forces qui ont à coeur l'épanouissement de ce quartier qui souffre de sous-équipement collectif s'unissent et mettent tout en oeuvre pour s'assurer qu'on maintienne la vocation originelle de notre oeuvre, tout en fournissant à la population des logements sociaux dont elle a besoin, mais autrement qu'en démolissant le Centre Durocher», écrivait-il.

Divergence des projets

Depuis presque deux ans, la Ville défend bec et ongles un projet de construction de 14 millions $, comprenant 69 logements répartis sur cinq étages. Le Comité de citoyens et citoyennes propose plutôt la construction d'une Maison de la culture qui serait plus utile et significative pour le quartier. 

On parle d'un projet d'une grande salle polyvalente sur deux niveaux, d'une bibliothèque ouverte sur le parc Durocher, de salles multifonctionnelles pour la création, la diffusion et l'animation, de deux salles d'exposition, d'un CPE avec aire de jeux, et de terrasses amovibles pour accueillir un marché public en été.

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