Trois fois plus de Taser au SPVQ

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Le capitaine au SPVQ Pascal Roy fait la démonstration du nouveau pistolet à impulsion électrique.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) La police de Québec fera passer d'une dizaine à 33 d'ici l'an prochain le nombre de pistolets à impulsion électrique disponibles pour les patrouilleurs. Au terme du redéploiement, près du cinquième de l'effectif utilisera ce type d'arme intermédiaire, jugé efficace pour désamorcer des situations de crise.

L'emploi du pistolet Taser remonte à 2001 à la police de Québec. En 2005, une quarantaine de sergents en étaient équipés, tout comme les membres du groupe tactique d'intervention. En 2015, le Service de police mettait sur pied un projet pilote pour munir des agents-patrouilleurs de cette arme. Aujourd'hui, le capitaine Pascal Roy, responsable de l'emploi de la force au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), soutient que l'expérience est concluante. Suffisamment pour rendre le pistolet accessible à encore plus de policiers de première ligne.

«On a remarqué une diminution de l'emploi de la force», lance-t-il. À ses yeux, le Taser doit être perçu comme une arme dissuasive. «Juste pointer les lasers sur quelqu'un, la plupart du temps, ça va se terminer là. On a même des cas ou le belligérant a vu l'appareil porté par le patrouilleur et a cessé toute résistance. Ce n'est qu'une infime partie des cas où on doit aller vers le déploiement des sondes pour causer une neutralisation», explique-t-il.

Et les chiffres lui donnent raison. Sur les 41 fois où des policiers ont dégainé le Taser en date du 22 août 2016, il y a eu seulement cinq déploiements des sondes. Dans 33 situations, il a suffi de sortir l'arme de son étui, pointer les lasers ou encore activer l'arc électrique, un mélange de menaces visuelle et sonore, pour forcer les personnes à coopérer. À trois reprises, il y a eu contact lors de l'activation de l'arc électrique, ce qui provoque une douleur locale à la partie du corps touchée.

Exemple flagrant

Le lieutenant Dominic Gaudreau est coordonnateur de la structure en emploi de la force au SPVQ. L'histoire de l'homme maîtrisé à l'aide d'un Taser alors qu'il tentait d'attaquer une femme avec un couteau, lundi soir, dans un appartement de Charlesbourg, est, selon lui, un exemple flagrant de l'utilité d'une arme à impulsion électrique.

«Si l'un des policiers présents, qui fait partie de l'actuel projet-pilote, n'avait pas été en possession d'un Taser, il aurait dû appeler un sergent de patrouille sur les lieux de l'intervention. Ça entraîne un délai supplémentaire et l'histoire aurait pu avoir une finalité différente [mortelle]», soutient-il.

En effet, l'un des policiers pointait une arme à feu sur l'homme au moment où son collègue a déployé les sondes électriques. C'est une situation où il n'y a eu aucun avertissement en raison de la menace imminente que représentait le suspect pour sa victime.

D'ici décembre, une soixantaine de patrouilleurs recevront les 16 heures de formation requises pour utiliser le pistolet à impulsion électrique. Avec les 40 sergents déjà formés, ils seront donc environ 20% du personnel chargé de la surveillance du territoire à pouvoir s'en servir.

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