Ça tourne à Québec!

La populaire émission lol:-) est une des productions... (Fournie par la Table de concertation de l'industrie du cinéma et de la télévision de la Capitale-Nationale)

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La populaire émission lol:-) est une des productions tournées à Québec.

Fournie par la Table de concertation de l'industrie du cinéma et de la télévision de la Capitale-Nationale

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(Québec) Il se tourne plus de films et d'émissions de télévision qu'on pourrait le croire dans la région de Québec. Mais si le nombre de productions est en hausse, l'équilibre demeure fragile alors que la capitale dépend encore beaucoup de l'aide gouvernementale à la production régionale.

«Il se fait plus de productions qu'on pense. C'est une bonne nouvelle», lance d'entrée de jeu la présidente de la Table de concertation de l'industrie du cinéma et de la télévision de la Capitale-Nationale, Nancy Florence Savard.

Vendredi, elle se réjouissait de voir qu'en 10 ans, le nombre d'émissions et de films indépendants tournés dans la région est passé de 21 en 2004 à 34 en 2015. La valeur de ces productions est passée de 16,4 à 37,2 millions $, soit plus du double, avec une pointe à 44 millions $ en 2013-2014, montrent des chiffres de l'Observatoire de la culture et des communications.

Dans le domaine des variétés et des magazines, Québec compte 10 % de la production québécoise. «On a fait une belle croissance», note Mme Savard, qui cite par exemple la contribution de QuébecComm pour ses émissions, dont les galas ComediHa!, lol:-) et la captation du spectacle de la fête nationale.

En documentaire (4,8 %) et en fiction et en animation (3,2 % combinés), la capitale «a encore des croûtes à manger», estime toutefois Mme Savard, elle-même fondatrice de Productions 10e Ave à qui ont doit notamment les films d'animation La légende de Sarila et Le coq de St-Victor. Mais globalement, le portrait est très positif, dit-elle.

«La production a doublé, et plein de facteurs expliquent ça», note celle qui souligne la vitalité des créateurs de Québec, le lancement par la Ville de Québec de la Mesure d'aide au démarrage de productions cinématographiques ou télévisuelles. Mais aussi, surtout, l'aide des gouvernements provincial ou fédéral aux productions régionales.

«Québec en cinéma, c'est une région. Ça nous montre que quand il y a des aides locales, on est plus attirants pour les télédiffuseurs», avance Mme Savard.

Et les chiffres le montrent. Le bond observé dans le nombre de tournages se situe en 2010, soit au moment où était en vigueur le Fonds de l'amélioration de la programmation locale du gouvernement de Canada. Cette aide a notamment permis les productions d'émissions comme Les chefs! et Apéro à Québec.

Le hic, c'est que ce fonds, instauré en 2008, a été éliminé en 2014, et il semble que ça se fasse déjà sentir.

Déjà, dans les chiffres diffusés vendredi, on observe en effet une baisse entre la production de 2014-2015 avec celle de l'année précédente : 34 films ou émissions au lieu de 36 pour 37,2 millions $ au lieu de 44 millions $. 

«On se questionne à savoir si c'est attribuable à la disparition du Fonds, on ne sait pas encore», dit Nancy Florence Savard. Comme il ne s'agit que d'une seule année, dit-elle, il faudra attendre à l'an prochain pour voir si cette baisse se poursuit. 

Service aux productions étrangères

La présidente de la Table de concertation évoque de nouvelles formules pour continuer à favoriser la production locale. Elle avance notamment l'idée d'une «bonification régionale en service» pour les producteurs étrangers qui pourrait avoir accès à du financement en embauchant de la main-d'oeuvre de Québec.

Des techniciens pour les tournages, oui, mais aussi pour la postproduction, le bruitage, la musique. «Qu'est-ce qu'on a pour rivaliser avec Montréal? C'est sûr qu'on a le Château Frontenac, mais on aimerait ça miser en plus sur la production de services. Ça rendrait Québec plus sexy pour les producteurs.»

Un programme de la sorte ajouté à la faible valeur actuelle du dollar canadien peut aussi favoriser l'intérêt des compagnies américaines ou européennes à venir tourner ici et embaucher des gens de Québec.

«Quand on calcule les économies avec le taux de change et des crédits d'impôt, on commence à être drôlement attrayant. Tu peux te permettre une plus grosse vedette ou prendre plus de jours pour ton tournage», illustre Mme Savard.

Elle voit dans cette aide une roue qui tourne. Les travailleurs d'ici qui ont plus de jours de tournage font plus d'argent, ils payent davantage d'impôts. Et ils ont envie de rester à Québec au lieu de prendre la route vers Montréal, dit-elle.

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