Discorde et confusion autour de bancs publics à Limoilou

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Déjà mercredi, deux bancs avaient été replacés sur la 3e Avenue dans Limoilou.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La conseillère municipale de Limoilou, Suzanne Verreault, qualifie de «cas isolé» la ou les plaintes qui ont mené au retrait par l'arrondissement d'au moins deux bancs publics sur la 3e Avenue. Décision que s'est empressée de renverser l'élue qui ne croit pas à un échec de la mixité sociale sur cette artère en pleine croissance.

«Si c'était plusieurs personnes qui m'en parlaient, mais là, je le prends encore comme un cas isolé», a dit Suzanne Verreault, aussi présidente de l'arrondissement de La Cité-Limoilou. Elle assure que c'est la première fois qu'elle entend «parler en mal d'une clientèle plus démunie» du quartier.

N'empêche, l'élue s'est dite préoccupée par la décision d'un fonctionnaire municipal d'ordonner le retrait de bancs sur lesquels, dit-on, se regroupaient des personnes dérangeantes, parfois des itinérants qui invectivaient des passants.

Elle dit vouloir avoir le coeur net et a «commandé un rapport» sur les circonstances de la décision qui a suscité la controverse sur les réseaux sociaux et fait mercredi l'objet de reportages dans Le Devoir et à Radio-Canada. Des citoyens disent y voir une charge des autorités contre les plus démunis.

La conseillère Suzanne Verreault... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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La conseillère Suzanne Verreault

Photothèque Le Soleil

Rencontre jeudi

Mme Verreault rencontrera jeudi les responsables de l'arrondissement qui ont vu leur décision renversée. Déjà mercredi, deux bancs ont été replacés, a-t-elle dit. La conseillère assure ne pas vouloir «blâmer» l'employé municipal qui a pris la décision. Mais du même souffle, elle ne cache pas qu'elle aurait aimé être tenue au courant.

«Me semble que ça commence à toucher les services aux citoyens», a-t-elle laissé tomber.

Tout ce climat a fait en sorte qu'en 24 heures, de simples bancs publics sont devenus de véritables symboles d'une réflexion sur la mixité dans ce quartier en vogue.

«Mais c'est pas mauvais non plus», estime Mme Verreault qui voir dans cet épisode controversé une possibilité «d'aller chercher diverses opinions sur la question» 

«Ça me donne un portrait social, c'est bon de le savoir», a-t-elle dit.

Confusion

À la Société de développement commercial (SDC) de la 3e Avenue, le directeur Sébastien Chamberland dit tenter depuis mardi de voir plus clair dans cette histoire.

Lui aussi s'étonne de ne pas avoir été mis au parfum que certains flâneurs dérangeaient à ce point. Il déplore aussi de ne pas avoir été informé de la décision d'enlever les bancs. «Ça me préoccupe, parce que je n'ai jamais eu d'échos comme de quoi les bancs avaient été enlevés», a-t-il dit au Soleil mercredi alors qu'il effectuait une tournée des gens d'affaires de l'artère. 

«Je peux confirmer que des citoyens se sont plaints, mais il semblerait qu'il n'y a pas de plaintes de commerçants», a-t-il soutenu à propos de cette situation où régnait mercredi une certaine confusion.

Il assure que la SDC n'a jamais souhaité que les bancs soient supprimés. «Enlever les bancs, on est totalement contre», tranche-t-il. Même des gens parfois dérangeants y flânent. «Personne n'a dans l'idée de les exclure.»

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