Trop peu de soumissions en informatique à Québec, note le VG

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(Québec) La Ville de Québec devrait être plus attentive dans la façon dont elle octroie des contrats en informatique et en technologies de l'information à l'heure où une poignée de fournisseurs se partagent la majorité des mandats, note le Vérificateur général dans son rapport 2015 rendu public mardi.

Pour s'assurer de profiter au maximum de la concurrence, la Ville de Québec devrait se tenir davantage au courant des tendances et du marché dans le domaine de l'informatique, a dit le Vérificateur général, Michel Samson, mardi au moment du dépôt de son tout premier rapport. 

«Des efforts devraient être investis pour analyser le comportement du marché des technologies de l'information. On est rendus là, on doit élever le niveau. C'est peut-être dans la façon dont on bâtit nos appels d'offres», a aussi avancé M. Samson.

Celui qui a succédé à François Gagnon, parti à la retraite l'an dernier, estime que la Ville «devrait porter une plus grande attention à la définition des besoins, à l'estimation des coûts et à l'élaboration de stratégies d'acquisition pour favoriser la concurrence» lorsque vient le temps de passer un contrat pour l'achat de logiciels, d'équipement ou de services informatiques. 

Le Vérificateur note en effet le faible nombre de soumissionnaires pour les contrats dans ce secteur majeur de l'appareil municipal. Entre le 1er janvier 2012 et le 30 juin 2015, 155 contrats ont totalisé 60,1 millions $ pour les technologies de l'information. Le budget annuel de ce service est de 26 millions $ pour des actifs de 184 millions $.

Or, le Vérificateur général a remarqué que sur 155 appels d'offres de janvier 2012 à juin 2015, 78 % de la valeur des contrats concerne 15 fournisseurs qui se partagent 28 % des contrats.

L'équipe de Michel Samson souligne aussi que pour plus du quart des appels d'offres (26 %, soit 41 contrats), il n'y a eu qu'une seule soumission.

Fait à noter, pour les 10 contrats les plus importants, il n'y a eu qu'entre un et trois soumissionnaires. Ces contrats représentent 57 % de tous les mandats octroyés entre 2012 et 2015.

«Combien?»

En conférence de presse avec le directeur général de la Ville, André Legault, le vice-président du comité exécutif Jonatan Julien a dit prendre acte des constats du Vérificateur général. Mais du même souffle, l'élu se demande si dans ce secteur, on peut vraiment avoir beaucoup de soumissionnaires.

Une quinzaine de fournisseurs en technologie de l'information apparaît un nombre raisonnable, a-t-il estimé, étant donné l'expertise pointue parfois exigée dans ce domaine. «Ma question, c'est : "Vous vous attendriez à combien? On est en TI, vous pensez que c'est 100?" À un moment donné, on a un terrain de jeu limité», a dit M. Julien en promettant toutefois de se pencher sur la question.

Dans son rapport 2015, le Vérificateur général formule aussi des recommandations sur la flotte de véhicules motorisés de la Ville où il a notamment constaté que les besoins pour l'entretien sont «peu pris en compte dans les appels d'offres pour l'acquisition de véhicules».

Des questions soulevées par l'opposition

L'opposition à l'hôtel de ville a salué le rapport du nouveau Vérificateur général, estimant aussi que Michel Samson a mis le doigt sur des préoccupations que les élus de Démocratie Québec avaient déjà soulevées.

C'est le cas notamment pour les contrats en technologies de l'information et le nombre de soumissionnaires que le Vérificateur estime trop faible dans plusieurs appels d'offres.

«Je me suis souvent levé au conseil municipal pour questionner l'administration Labeaume à savoir pourquoi on n'avait qu'un seul fournisseur, pourquoi on renouvelle les mêmes contrats au même fournisseur», a commenté l'élu de l'opposition, Paul Shoiry. «On voit aujourd'hui que le Vérificateur soulève les mêmes questions et fait des recommandations à la Ville pour améliorer la situation dans l'octroi de contrats», s'est-il réjoui.

Le conseiller de Démocratie Québec note aussi que le rapport du Vérificateur signale un certain manque de concordance dans l'aménagement du territoire. Michel Samson note par exemple qu'à l'heure actuelle, «il existe des écarts entre ce qui peut faire l'objet d'une dérogation mineure d'un arrondissement à l'autre». «Le Vérificateur vient confirmer ce que nous, à l'opposition, on dit depuis trois ans, a dit M. Shoiry. Il y a un problème de concertation et de planification en aménagement du territoire.»

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