L'ex-maire de Saint-Augustin n'a aucun regret

Marcel Corriveau supporte mal que le maire Sylvain... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Marcel Corriveau supporte mal que le maire Sylvain Juneau accuse son administration dans des dossiers comme ceux du Centre Jean-Marie-Roy et de la place des Générations.

Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Alors que son administration est montrée du doigt dans plusieurs dossiers par le maire Sylvain Juneau, l'ex-maire de Saint-Augustin-de-Desmaures Marcel Corriveau sort de son mutisme et répète qu'il n'a rien à se reprocher de ses quelque 13 ans à la mairie.

L'ancien maire l'avoue, il trouve difficile de voir le maire Juneau accuser son administration dans des dossiers comme celui du Centre Jean-Marie-Roy et de la place des Générations. «Ces histoires-là me gâchent un peu mon plaisir le matin. Le café est un peu moins bon...», illustre-t-il en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

«Vous savez, on a eu la possibilité d'améliorer les infrastructures, comme au lac Saint-Augustin également. C'est sûr que si on n'avait rien fait, à quelque part, on n'aurait pas de dettes. Cependant, la personne la plus riche est-elle celle qui vit en logement ou celle qui possède une maison et paie une hypothèque?» poursuit celui qui n'est pas retourné aux assemblées du conseil plus de 16 mois après s'être retiré pour des raisons de santé.

«J'ai tourné la page, j'ai fait mon temps et je ne m'occupe plus de politique... Cependant, je dois avouer que je suis bien déçu de tout ça. Un moment donné, il faudrait que ça arrête», ajoute-t-il au sujet de la guerre ouverte que se livrent les cinq conseillers issus de son ancienne équipe et le maire Juneau.

L'ex-maire dit cependant ne pas avoir de regret. «Depuis 1985, j'ai passé des heures et des heures à travailler pour cette Ville et je n'ai pas honte de ce que j'ai fait. J'ai fait mon possible dans les circonstances et, en 1999, nous avons remporté le Grand Prix québécois de la qualité dans la catégorie des organismes publics que j'ai reçu des mains du premier ministre Lucien Bouchard à Montréal», rappelle-t-il.

M. Corriveau en a encore sur le coeur à propos de la fusion forcée avec Québec en 2001 et du processus de défusion qui a suivi en 2006. 

«Ces employés municipaux, dont j'entends dire qu'ils auraient été incompétents et responsables de la situation financière difficile de la Ville, il ne faut pas oublier que ce sont tous des employés qui avaient été embauchés par le comité de transition», tient-il à ajouter.

Agglomération

Au sujet de l'entente négociée en 2009 concernant le partage des dépenses d'agglomération, l'ancien maire répète aussi qu'il a fait ce qu'il pouvait dans les circonstances

«En 2009, ce n'est pas nous qui avons négocié avec Québec. C'est le gouvernement du Québec qui l'a fait. Ce qu'on nous a présenté était à prendre ou à laisser. Nous, on pensait faire ajuster tout ça dans l'avenir, mais le gouvernement n'a jamais voulu», déplore celui qui maintient que sa Ville doit persévérer dans sa poursuite judiciaire contre la Ville de Québec dans ce dossier.

«Je pense que si la Ville va à la cour, elle va gagner. Il ne faut pas oublier qu'on a payé 20 millions $ en trop. J'espère que, dans l'avenir, la vérité éclatera», conclut-il.

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