L'ancien Omer DeSerres dérange dans Saint-Roch

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Le comité citoyen de Saint-Roch s'inquiète sur le sort qui sera réservé à l'ancien Omer DeSerres. Le bâtiment abandonné et à moitié démoli accueille squatters et dégage des odeurs dérangeantes pour le voisinage.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le Comité citoyen de Saint-Roch s'interroge grandement sur le sort réservé à un bâtiment à moitié démoli appartenant à GM Développement, à l'angle des rues Caron et Sainte-Hélène. Outre le squattage qui s'y déroule et les odeurs d'humidité qui s'y rattachent, les voisins le trouvent surtout très laid et demandent à la Ville d'intervenir.

Le bâtiment, qui abritait auparavant un Omer DeSerres, en face du stationnement Dorchester, a été acquis par GM Développement il y a déjà plusieurs années. Le promoteur veut utiliser le terrain pour y construire un immeuble de condos de 11 étages, un projet présenté en 2013, mais qui ne semble pas avoir avancé depuis le dévoilement des plans.

Une partie du vieux bâtiment a été démolie à la hâte le 3 avril dernier. De l'avis même du promoteur, cette portion devenait dangereuse pour la sécurité publique, des briques menaçant de tomber au sol. Depuis le passage des pelles mécaniques il y a quatre mois, rien n'a bougé, dénonce maintenant le Comité citoyen de Saint-Roch.

Mauvaise odeur et squatters

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«Ça traîne, cette affaire-là», a déploré David Gagnon, membre du comité. «Ça sent l'humidité. Quand il fait chaud et humide, qu'il n'y a pas de vent, l'odeur empire. Ça, c'est un problème», a-t-il relaté après avoir recueilli les commentaires des personnes habitant à proximité. Certains jours, l'odeur peut se rendre un quadrilatère plus loin. 

M. Gagnon insiste sur le fait que la qualité de vie des citoyens résidant dans les bâtiments adjacents s'en trouve affectée. «Il y a du monde qui vit là! C'est laid, ce n'est pas agréable de vivre à côté d'un truc comme ça.» «La question que les résidents se posent, c'est: "Est-ce que ce serait toléré à Sillery?" Je ne pense pas.»

Ces citoyens exhortent la Ville de Québec d'agir. M. Gagnon croit que si elle avait voulu, l'administration municipale aurait pu le faire il y a longtemps. Il laisse entendre que la Ville est craintive d'intervenir auprès d'un promoteur aussi important que GM Développement. 

Pour ajouter à leur impatience, les voisins ont par ailleurs remarqué qu'avec le beau temps, plusieurs personnes décident de passer derrière les clôtures pour aller se promener dans le bâtiment désaffecté. Des graffitis sont visibles un peu partout et, selon M. Gagnon, certains fréquentent le lieu pour consommer des drogues ou pour squatter.

Clôtures solidifiées

Informée de la situation, la Ville de Québec, qui a dit n'avoir reçu aucune plainte au sujet de cet immeuble, a joint l'entreprise vendredi après-midi pour lui rappeler ses obligations. Quelques instants plus tard, au passage du Soleil sur les lieux, un employé de maintenance de GM Développement s'affairait à sécuriser les clôtures. Du fil de fer a été enroulé pour solidifier les joints. 

Après après avoir essuyé un refus, Le Soleil a finalement pu parler au coprésident de GM Développement, Jean Campeau. Ce dernier a assuré que tous les moyens seront pris pour régler le problème de squattage et d'accès au site, conformément à la réglementation de la Ville de Québec. Il a ajouté au passage que ces problèmes d'introduction sur sa propriété semblaient relativement récents. «On va s'en occuper.»

Concernant l'avenir du bâtiment comme tel, M. Campeau a affirmé que l'entreprise attendait des résultats d'analyses concernant la structure. De l'amiante pourrait se trouver dans le béton de la partie toujours debout. GM Développement décidera ensuite si elle placarde ou si elle démolit le reste de la bâtisse.

Le projet immobilier de 11 étages et de 37 unités demeure d'actualité, a-t-il aussi affirmé. «On attend le PPU [programme particulier d'urbanisme] Centre-ville.» Ce PPU fera l'objet de consultations publiques en septembre, ce qui signifie encore des mois de délais avant son application. M. Campeau a déclaré que la volonté de son entreprise était d'offrir le meilleur environnement possible aux résidents de Saint-Roch.

À la Ville de Québec, un porte-parole a indiqué qu'il était impossible d'imposer la démolition du bâtiment. La réglementation se limiterait au clôturage.

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