Des trésors «cachés» au coeur du Vieux-Québec

L'église Notre-Dame-des-Victoires... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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L'église Notre-Dame-des-Victoires

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Malgré la place névralgique occupée par le Petit Champlain et place Royale dans le patrimoine de Québec, aucune recension complète n'existait sur les bâtiments selon les critères de la Ville de Québec.

L'administration Labeaume a donc confié cette tâche au Groupe de recherches en histoire du Québec. L'étude historique et architecturale pilotée par Robert Côté est consignée dans un rapport de 180 pages. «La documentation a été recueillie afin de mieux reconnaître la valeur patrimoniale des bâtiments et leur contribution aux valeurs patrimoniales du Vieux-Québec déclaré Patrimoine mondial de l'UNESCO», peut-on lire dans la décision du comité exécutif de la Ville, qui a récemment pris acte du rapport. 

Pour l'étude menée sous la supervision de la directrice de la division de l'architecture et du patrimoine Ville de Québec, Odile Roy et le technicien en géomatique Benoit Fiset, 96 édifices ont été analysés en fonction de critères comme l'âge des vestiges, l'histoire du site et de ses occupants. Le «degré d'authenticité» des structures a aussi été pris en compte, a expliqué Robert Côté au Soleil.

«On doit rappeler que le réseau des rues et la trame urbaine du bâti mitoyen ont été en grande partie préservés depuis leur implantation au XVIIe siècle. Les vestiges de ces aménagements publics et de l'habitat privé sont nombreux et témoignent éloquemment de cette manière d'occuper l'espace qui remonte au Régime français», écrit l'expert dans le document abondamment illustré.

Un rapport d'où ressortent 27 immeubles à «l'intérêt patrimonial supérieur». Et, surtout, cinq, dont l'intérêt patrimonial inestimable mérite le statut «d'exceptionnel».

Certains, comme l'église Notre-Dame-des-Victoires, semblent aller de soi. Mais d'autres, comme l'édifice commercial Abraham-Joseph, où se trouvent le restaurant Cochon Dingue, s'illustrent plus discrètement dans le paysage du Petit Champlain. Le Soleil vous propose aujourd'hui un survol de ces cinq bâtiments d'exception. Ouvrez l'oeil à votre prochaine promenade dans le secteur.

L'église Notre-Dame-des-Victoires

Édifice incontournable de place Royale et de Québec au grand complet, l'église Notre-Dame-des-Victoires a été construite en 1688, 80 ans après la fondation de Québec par Samuel de Champlain.  L'église a d'ailleurs été construite sur les vestiges de la seconde habitation du fondateur de Québec.

En 1929, Notre-Dame-des-Victoires est considérée comme l'un des trois édifices les plus anciens du Québec, ce qui lui vaut d'être classée monument historique.

L'église sera restaurée en 1967 dans la foulée de vastes travaux de réhabilitation de place Royale. «L'objectif de cette campagne de travaux fut de restituer le cachet français du monument», écrit l'historien Robert Côté dans son rapport. «L'église Notre-Dame-des-Victoires contribue de façon majeure à la spécificité du site déclaré du Vieux-Québec au Patrimoine mondial de l'UNESCO.»

Édifice Abraham-Joseph... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Édifice Abraham-Joseph

Le Soleil, Patrice Laroche

Édifice Abraham-Joseph

L'édifice Abraham-Joseph n'est pas celui qu'on remarque en premier dans le secteur du Petit Champlain. En fait, on voit plutôt le célèbre restaurant le Cochon Dingue qu'il abrite que le reste de l'immeuble de 1859.

Pourtant, il frappe grandement l'intérêt de Robert Côté parce qu'il est «l'un des rares exemples d'un édifice commercial de prestige érigé au milieu du XIXe siècle selon le courant Renaissance italienne par des architectes de Québec dont Pierre Michel Lecourt», note-t-il dans son rapport.

«Cette oeuvre représentait la modernité», explique M. Côté au Soleil. Le fait que cette construction représente un virage dans l'histoire de l'architecture au Québec en fait un édifice d'une richesse toute particulière.

Maison Leduc... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.0

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Maison Leduc

Le Soleil, Patrice Laroche

Maison Leduc

Un «fort degré d'authenticité» et son implantation particulière à l'intersection de trois rues sinueuses du Petit Champlain font de la Maison Leduc un bâtiment d'exception aux yeux de l'historien Robert Côté.

Située au 2, rue Cul-de-sac, elle a été érigée en 1725 et rétablie après la Conquête. Elle a fait l'objet d'une restauration soucieuse en 1970. On y trouve notamment des plafonds à poutrelles sur deux étages et un escalier d'angle du XVIIIe siècle reconstitué, note aussi M. Côté.

«La maison a conservé en partie sa vocation résidentielle et est représentative des formes architecturales en milieu urbain de la période du Régime français.»

Complexe Maison Chevalier... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 5.0

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Complexe Maison Chevalier

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Complexe Maison Chevalier

Au 50, Marché-Champlain se trouve une véritable icône du Petit Champlain: la Maison Chevalier, construite en 1752. Tout comme la Maison Leduc, elle a été rétablie après la Conquête.

«Cette portion du complexe Maison Chevalier comporte des caves voûtées avec un puits ainsi que des encadrements en pierre autour des ouvertures. L'édifice présente toujours son apparence du XIXe siècle lorsqu'il abritait le London Coffee House», explique Robert Côté.

L'établissement y sera ouvert pendant un siècle. Outre sa notoriété, la Maison Chevalier mérite d'être qualifiée «d'exceptionnelle», car elle représente un «premier vrai projet de restauration d'un édifice historique à place Royale». C'était à la fin des années 50 par l'architecte André Robitaille.

Ancien bureau des douanes... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 6.0

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Ancien bureau des douanes

Le Soleil, Patrice Laroche

Ancien bureau des douanes

Au 101 du boulevard Champlain se trouve ce bâtiment à deux étages où se trouvait le bureau des douanes à sa construction en 1831. Un glissement de terrain survenu 10 ans plus tard a forcé le déplacement du service, laissant une vocation militaire et publique à l'édifice.

Aux yeux de l'historien Robert Côté, la valeur patrimoniale exceptionnelle de ce bâtiment est attribuable au fait qu'il est un exemple majeur du courant néoclassique «dévolu aux édifices institutionnels et privés dans la première moitié du XIXe siècle avec comme promoteur des architectes de Québec et plus souvent d'origine britannique tel Henry Musgrave Blaiklock», note-t-il.

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