Projet immobilier de Chantal Gilbert: l'opposition réclame une enquête

La conseillère municipale Chantal Gilbert a acquis un terrain... (Photothèque Le Soleil)

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La conseillère municipale Chantal Gilbert a acquis un terrain dans Saint-Sauveur où doivent être construites trois maisons de ville au prix unitaire de 350 000 $.

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(Québec) Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Paul Shoiry, réclame une enquête indépendante sur les agissements de la conseillère municipale Chantal Gilbert, qui n'a pas déclaré ses intérêts dans un projet immobilier lancé avec des associés.

«Peut-être que le maire [Régis Labeaume] devrait, par souci de transparence et d'éthique, vu que c'est une membre du comité exécutif, soumettre le dossier au ministre des Affaires municipales ou au Vérificateur général ou à la Commission municipale pour s'assurer que les gens aient pleine confiance que tout a été fait conformément aux lois et aux règlements», a fait valoir vendredi M. Shoiry. «Peut-être même que Mme Gilbert pourrait elle-même soumettre son dossier», a-t-il ensuite ajouté. 

Le leader de Démocratie Québec s'est étonné que la conseillère de Saint-Roch-Saint-Sauveur n'ait pas mis à jour sa déclaration d'intérêts pécuniaires.

Avec deux partenaires d'affaires, dont sa belle-soeur France Laberge, qui est membre de la Commission d'urbanisme et de conservation de la Ville de Québec (CUCQ), Mme Gilbert a acquis un terrain dans Saint-Sauveur où doivent être construites trois maisons de ville au prix unitaire de 350 000 $. La transaction date de décembre, mais une première opinion favorable de la Commission d'urbanisme a été donnée en mars. Les permis de démolition et de construction sont en cours d'approbation. 

«On a suivi une formation, tous les élus, en novembre 2013. On nous a bien dit que c'était obligatoire de remplir ces documents, de faire les déclarations et les mises à jour lorsqu'il y avait des changements. Le service juridique de la Ville nous a dit que c'était bien important. C'est difficile de comprendre qu'il y a un manquement alors qu'on nous demande d'être doublement prudents», a développé M. Shoiry. «J'ai comme l'impression qu'elle ne prend pas ça de façon assez sérieuse», a-t-il insisté en parlant de Mme Gilbert. 

Les doutes de Shoiry s'accumulent

Le chef de l'opposition s'interroge sur le comportement des trois conseillères municipales membres de la Commission d'urbanisme, qui ont à juger du respect des règlements municipaux et des qualités esthétiques du projet de leur collègue.

«Quand ça touche quelqu'un qui est près, comme un membre de son équipe politique, moi, je pense qu'elles devraient se retirer parce qu'il y a souci d'avoir des décisions qui sont prises en toute indépendance et sans aucune influence quelconque. Là aussi, je pense qu'il va falloir clarifier cette question», a poursuivi M. Shoiry. 

Celui-ci n'était pas en mesure de dire, vendredi, si sa formation politique allait porter plainte elle-même pour qu'il y ait enquête.

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