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La «transparence» de Labeaume saluée par le président du CIO

Le président du Comité international olympique Thomas Bach... (Photothèque Le Soleil)

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Le président du Comité international olympique Thomas Bach a écrit qu'il aurait «accueilli avec plaisir une candidature de Québec».

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Des JO à Québec ?

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Des JO à Québec ?

Le maire de Québec jure qu'il n'est pas en mode olympique. N'empêche, il a visité le Comité international olympique... Alors, il y aura des JO à Québec ? »

(Québec) Malgré les sérieux doutes exprimés par Régis Labeaume sur la neutralité de son organisation, le président du Comité international olympique, Thomas Bach, a remercié le maire de Québec pour sa «position claire» et sa «transparence» dans la raison invoquée pour ne pas aller de l'avant avec les jeux d'hiver de 2026.

Du même souffle, le président Bach admet que, tout en respectant «pleinement» la décision de Régis Labeaume, il aurait «accueilli avec plaisir une candidature de Québec», peut-on lire dans une correspondance dont Le Soleil a obtenu copie en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Cette lettre datée du 12 mai composée de deux paragraphes plutôt laconiques permet pour la première fois de connaître la réaction du président du CIO, que M. Labeaume avait rencontré à Lausanne le 11 avril.

À la suite de ce voyage, le maire de Québec avait publiquement mis en doute la neutralité de deux membres du CIO, Gian-Franco Kasper de la Fédération internationale de ski (FIS) et René Fasel de la Fédération internationale de hockey sur glace. Les deux hommes sont membres du «task force» pour une candidature de la Suisse aux jeux de 2026.

En annonçant la décision de ne pas soumettre de candidature de Québec, M. Labeaume avait clairement invoqué un conflit d'intérêts potentiel. «Comment voulez-vous que j'aille négocier la solution technique avec la Fédération internationale de ski alors que son président appuie la Suisse?» avait-il demandé en conférence de presse le 5 mai, en allusion au dossier de la montagne pour la descente masculine. 

Préoccupation quant à un parti pris

La correspondance obtenue par Le Soleil montre que la préoccupation quant à un parti pris des deux hommes pour une candidature suisse a été au coeur de la réflexion de M. Labeaume. Elle a même été abordée dès la rencontre à Lausanne. 

Dans une première lettre datée du 22 avril, à peine cinq jours après son retour de la Suisse,

M. Labeaume se reporte en effet à cette «délicate question» discutée à l'occasion du tête-à-tête avec Thomas Bach. Il lui demande de «clarifier rapidement» ce point qui «pourrait entacher potentiellement la crédibilité d'un processus de candidature qui se veut impartial et transparent».

Dans sa réponse datée du 28 avril, Thomas Bach tente de se faire rassurant. «Je peux vous assurer de la neutralité des fédérations internationales», écrit-il.

Or, cette réponse n'a pas convaincu Régis Labeaume qui, le 4 mai, répond que cette situation sème des doutes «sur les chances qu'aurait Québec d'être choisie». Cette missive avait été rendue publique par le maire le 5 mai. 

En réponse, Thomas Bach s'est contenté de prendre poliment acte de la décision de la Ville de Québec de ne pas aller plus loin dans l'analyse d'une éventuelle candidature.

«Votre position est claire et vous avez fait preuve de transparence dans l'information que vous avez communiquée aux parties intéressées à votre projet, ce que nous comprenons parfaitement», écrit M. Bach le 12 mai, soulignant que «la transparence est l'un des principes directeurs du CIO».

«Idiot», avait dit Kasper

La réponse laconique et hautement diplomatique du président du CIO tranche avec celle, plus émotive, de Gian-Franco Kasper, qui avait bondi devant les accusations de partialité lancées par Régis Labeaume.

«C'est complètement idiot. C'est inacceptable que je sois [présenté] comme la raison, l'excuse pour sortir de la candidature», avait-il réagi sur les ondes de Radio-Canada.

En réplique, M. Labeaume en avait remis, allant jusqu'à défier le président de la FIS : «Si on a des problèmes à avoir les compétitions sportives qu'on a habituellement, je lui promets un débat international. Je sais à qui parler et je ne lui conseille pas de faire ça», avait menacé le maire de Québec.

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