Sainte-Brigitte: la saga des cadres licenciés aura coûté près de 2 millions $

L'ex-directeur général de Sainte-Brigitte-Laval, Gaétan Bussières... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'ex-directeur général de Sainte-Brigitte-Laval, Gaétan Bussières

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La saga du licenciement de l'ex-directeur général Gaétan Bussières et de l'ancien directeur des services juridiques Sylvain Déry aura coûté près de 2 millions $ à la Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval, selon des documents obtenus grâce à la Loi sur l'accès à l'information par Francis Côté, un ancien adversaire politique de la mairesse Wanita Daniele.

Les deux anciens cadres, dont les congédiements avaient été annulés l'an dernier par la Commission des relations de travail, occupent présentement des emplois à Shannon après avoir conclu une entente monétaire avec Sainte-Brigitte-de-Laval.

Selon les informations fournies par la greffière de Sainte-Brigitte, Caroline Nadeau, à la suite d'une audience devant la Commission d'accès à l'information, la somme globale obtenue par M. Bussières, qui est maintenant directeur général à Shannon, s'élève à 689 000 $ plus intérêts, et celle consentie à M. Déry, directeur général adjoint et greffier adjoint à Shannon, est de 503 221,97 $ plus intérêts. 

Francis Côté, qui avait terminé troisième d'une lutte à quatre pour la mairie de Sainte-Brigitte-de-Laval en 2013, estime que les frais d'intérêt sur 20 mois et les frais d'avocats de cette saga judiciaire s'élèvent à plus de 500 000 $ et portent la facture totale à 1,7 million $, soit 16 % du budget de 10,5 millions $. La mairesse Wanita Daniele avait pourtant affirmé lors du dépôt du budget que le dossier des ex-cadres était «réglé dans le présent budget», où le poste budgétaire consacré aux réclamations pour litiges et autres avait bondi de plus de 404 000 $ par rapport à 2015. «Vous voyez l'écart, je vous laisse tirer vos propres conclusions», avait-elle déclaré, assurant qu'aucune autre somme ne serait versée aux deux anciens cadres dans les prochaines années.

D'autres sommes en 2016

L'ex-directeur des services juridiques Sylvain Déry avait toutefois rectifié le tir quelques jours plus tard, signalant que des sommes allaient encore lui être versées après 2016 en vertu de l'entente signée à la suite de la décision de la Commission des relations de travail. 

Jurant qu'il n'a pas l'intention de tenter sa chance à la mairie de nouveau en 2017, mais avouant qu'il serait peut-être tenté par un poste de conseiller municipal, Francis Côté assure que c'est sans mauvaise intention qu'il a demandé et obtenu ces informations.

«La Ville s'est trouvée obligée de par la loi à faire preuve de plus de transparence», indique-t-il en ajoutant qu'il considère la facture pour la saga des ex-cadres comme étant beaucoup trop salée pour les contribuables et qu'il déplore l'exode de compétences découlant du départ de plusieurs hauts fonctionnaires vers d'autres municipalités.

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