Un peu d'air pour les propriétaires de la couronne nord

La présidente de la Commission d'environnement intérimaire et... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La présidente de la Commission d'environnement intérimaire et mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, Wanita Daniele, a admis d'entrée de jeu que la pression des citoyens et même de collègues élus a été «très très forte» depuis l'adoption de la première version du RCI en mars.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) entend épargner les propriétaires de terrains déjà construits dans les périmètres urbains de la couronne nord. Ils ne seront plus soumis au règlement de contrôle intérimaire qui aurait limité l'installation de cabanons et de piscines et forcé le reboisement.

Une série d'assouplissements au RCI a été approuvée jeudi. En conférence de presse, la présidente de la Commission d'environnement intérimaire et mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, Wanita Daniele, a admis que la pression des citoyens et même de collègues élus a été «très, très forte» depuis l'adoption de la première version du RCI en mars.

Pour la relâcher un peu, il est recommandé d'exclure de son application les propriétés existantes des zones 1 et 2, lesquelles correspondent grosso modo aux périmètres urbains des municipalités des bassins versants des rivières Saint-Charles et Montmorency. Les terrains pourront donc être réaménagés par les citoyens comme et quand bon leur semblera. Les permis seront attribués en fonction des anciennes règles.

La CMQ autorisera aussi la construction sur les rues publiques et privées existantes. Sur les nouvelles rues, les terrains devront mesurer au moins 1000 mètres carrés, soit l'équivalent de la superficie d'un terrain dans la vieille banlieue de Québec, en plus d'être desservis par l'égout. L'aqueduc n'est plus imposé.

Une centaine de constructions avec fosse septique pourraient également être autorisées. Les installations septiques autonomes continueront toutefois d'être strictement interdites dans une bande de protection de 120 mètres autour des lacs.

La définition du couvert végétal obligatoire, dont la proportion varie entre 50 et 60 % pour les nouveaux développements, a été revue. Le gazon compte ainsi dans le calcul de la surface herbacée, comme le trèfle et le thym par exemple. «Ça chatouillait bien des gens», a souligné Mme Daniele.

D'autres ajustements sont à venir d'ici l'automne pour les zones 3 et 4, qui regroupent l'essentiel des terrains excentrés et à forte pente de Lac-Beauport et de Stoneham-et-Tewkesbury.

Gambling

François Morneau, coordonnateur du Plan d'action pour la protection des sources d'eau potable de la CMQ, a admis que les citoyens détenant un terrain dans une zone avec de grosses restrictions devaient faire du gambling : ou ils demandent un permis d'ici le 20 octobre, date d'entrée en vigueur du RCI, ou ils espèrent que de nouveaux changements faciliteront leur projet. 

M. Morneau a présenté le RCI comme «une forme de moratoire» et les assouplissements comme une nécessaire évolution. «On s'est aperçu qu'on mettait tellement de monde dans le trouble...» a-t-il laissé tomber. 

Le maire Régis Labeaume a quant à lui parlé de «donner un grand coup pour ensuite raffiner». 

«L'objectif aujourd'hui, c'est de rendre la vie plus facile aux propriétaires, aux individus et aux familles qui possèdent des terrains là-bas ou des maisons déjà sur place. Cela dit, la primauté dans notre travail, c'est de se battre totalement pour s'assurer que les deux principales sources d'eau que sont le lac Saint-Charles et la rivière Montmorency soient protégées pour les prochaines décennies. C'est un processus qui est plus long, qui est pas nécessairement facile. On savait que ça allait brasser, ça peut pas plaire à tout le monde, mais moi je suis convaincu qu'on fait ce qu'il faut», a-t-il développé. 

Les modifications au RCI seront soumises au gouvernement provincial pour approbation, tout comme la version initiale. Le ministère des Affaires municipales a 60 jours pour donner son avis. 

Robert Miller, maire de Stoneham-et-Tewkesbury et principal opposant du RCI, n'a pas voulu réagir jeudi. Il attendait de lire attentivement la nouvelle version et d'en discuter avec son directeur de l'urbanisme. Il devrait commenter vendredi.

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