Oeuvres Jean Lafrance: 800 000$ amassés pour la nouvelle maison

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(Québec) La campagne de financement pour la construction d'une nouvelle maison des OEuvres Jean Lafrance sur le terrain adjacent au Collège de Champigny a déjà atteint la moitié de l'objectif fixé seulement quatre mois après le lancement de la collecte de fonds.

L'ex-premier ministre du Québec, Jean Charest, président de la campagne, était présent, lundi, pour la première pelletée de terre de la maison qui vient en aide aux adolescents en difficulté depuis maintenant 20 ans.

Celui qui est un ami de longue date de l'abbé Lafrance a vanté les qualités de l'homme. «Il a le don de réunir les gens autour de lui», a lancé M. Charest, devant un parterre de collaborateurs du projet évalué à environ 1,7 million $.

«C'est un don exceptionnel d'avoir quelqu'un qui peut changer la vie des autres de manière aussi significative, ajoute l'ancien PM. Il évoque notamment la fois où il avait rencontré à Montréal un jeune homme qui avait reçu l'aide de l'abbé Lafrance. Il était avec son épouse, son enfant, raconte M. Charest. Il avait un travail et il était heureux. Voilà quelqu'un qui n'avait peut-être pas de chance et qui, grâce à Jean, était maintenant heureux.»

Sur le ton de l'humour, il a lancé un appel aux donateurs potentiels, en reprenant les propos d'un politicien américain qui s'adressait à des partisans.

«La mauvaise nouvelle est que nous n'avons pas complété la campagne de financement. La bonne nouvelle est que vous avez dans vos poches l'argent qui manque.»

Chaque dollar compte

Et cet argent, Jean Lafrance se fait un devoir de le recueillir un dollar à la fois. «Tous les dons sont importants. Celui qui donne cinq ou dix dollars est aussi important pour nous qu'un autre qui en donne cent ou mille. Avec mille gouttes d'eau, on remplit un verre», souligne le curé qui est venu en aide à près de 800 jeunes en 20 ans. Il estime que 70 % d'entre eux ont poursuivi une voie qui les a menés vers une vie plus heureuse.

Un déménagement était rendu nécessaire parce que l'ancien presbytère au pied de la côte de la Pente-Douce dans Saint--Sauveur est devenu désuet et a besoin de rénovations. La Fondation du Centre jeunesse de Québec, qui travaille en collaboration avec les OEuvres Jean Lafrance, octroiera 50 000 $ par année pendant 10 ans pour couvrir une partie des frais d'entretien du nouvel édifice.

La maison comprendra 10 chambres et des aires communes comme un salon de jeux et un autre pour la musique. Les OEuvres Jean Lafrance offrent aux garçons en difficulté de Québec un espace d'hébergement et des projets sportifs et humanitaires, notamment, pour les faire progresser sur le plan personnel.

L'abbé Lafrance souhaite inaugurer le nouveau bâtiment en janvier 2017.

«Un ange envoyé du ciel»

Pour les ados qui ont séjourné à la Maison Jean Lafrance, comme pour leurs parents, la rencontre avec l'abbé Lafrance a changé leur vie.

«Il y a une dizaine d'années, nous étions désemparés comme parents à cause des difficultés que vivait notre fils», raconte Jean-Luc Langlois, qui était présent, lundi, pour la première pelletée de terre.

Il explique comment la rencontre avec l'abbé Lafrance a été bénéfique. «Notre fils est allé au Mexique pour un voyage humanitaire. Plutôt que de se valoriser dans la criminalité et dans la drogue pour s'affirmer, ça a donné une façon intéressante d'investir son énergie. Ce projet, notamment, l'a motivé. Ç'a été une bénédiction.»

M. Langlois et sa femme sont unanimes. «C'est un cadeau. C'est un ange envoyé du ciel, disent-ils en coeur à propos de l'abbé. Aujourd'hui, il va mieux. C'est un cheminement de longue date et ce n'est pas terminé. Mais ce que Jean Lafrance a fait est inestimable. Il croit dans les jeunes et ça fait la différence. Jean est toujours à la recherche d'une nouvelle approche, d'une nouvelle façon d'intervenir auprès des jeunes.»

Du haut de ses 14 ans, Arnaud constate les progrès réalisés depuis qu'il fréquente les OEuvres Jean Lafrance. «Avant, je m'attirais du trouble. Maintenant, je suis mieux capable de différencier le bien et le mal.

«C'est un deuxième père dans certains cas ou un ami très, très précieux, ajoute-t-il. Jean nous permet d'avancer dans la vie. C'est la poussée dans le dos qui permet de s'en sortir et de continuer à vivre», conclut le jeune homme.

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