Québec aura son anneau de glace couvert

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(Québec) La plus vieille promesse électorale du maire Régis Labeaume se concrétise. La Ville de Québec aura finalement son anneau de glace couvert, un investissement de 68 millions $ financé à trois avec le fédéral et le provincial.

Quatre ministres des deux paliers de gouvernement se sont déplacés jeudi à l'hôtel de ville de Québec pour cette annonce attendue depuis longtemps. Le Centre de glaces Gaétan-Boucher, qui sera construit sur le site de l'anneau de glace du même nom, sera prêt 

pour 2020 au plus tard. 

Il rassemblera une piste glacée longue de 400 mètres, une piste de jogging équivalente et deux patinoires, dont une de dimension olympique. Des gradins amovibles pouvant accueillir 2000 personnes serviront lors des compétitions, que l'administration Labeaume espère «internationales». 

Le nouvel équipement sera relié au Centre sportif de Sainte-Foy, qui offre deux autres glaces. 

«Ce sera pour l'élite, mais également pour la population», a insisté le maire de Québec, rayonnant. Le patinage de vitesse y sera pratiqué, mais aussi le patinage artistique, le hockey et la ringuette. Les marcheurs et les joggeurs pourront s'exercer à l'intérieur. «J'ai été élu là-dessus, moi!» a rappelé M. Labeaume, remontant neuf ans en arrière. À l'approche de nouvelles élections, il n'est pas déçu de voir le cas réglé. 

Facture partagée

La facture sera partagée avec les gouvernements du Canada et du Québec, à raison d'un peu plus de

22 millions $ pour chaque partenaire. Régis Labeaume croit que la réduction des coûts du projet, d'abord estimé à 97 millions $, a permis son déblocage. Sans jamais mettre en péril la qualité des infrastructures promises, a-t-il spécifié. 

M. Labeaume assure par ailleurs que les frais d'entretien diminueront en raison de la fermeture de l'aréna Jacques-Côté à Sillery. Avec l'anneau de glace à ciel ouvert, la facture frôle les 550 000 $ par année. Il en coûtera désormais autour de 360 000 $ et les patineurs auront accès à une glace supplémentaire au bout du compte.

Même si c'est le précédent gouvernement conservateur qui avait réservé les sommes provenant du Fonds Chantiers Canada-Québec, le député de Québec et ministre libéral Jean-Yves Duclos a attribué à son équipe la conclusion du dossier. «Vous avez pu constater qu'au cours des derniers mois, les choses vont un peu plus rapidement», a-t-il lancé, rappelant la bonne entente avec les gouvernements inférieurs. «Je suis heureux que ça ait des avantages immédiats pour la région de Québec», a souligné M. Duclos. 

Dans un discours livré en anglais, son collègue Amarjeet Sohi, titulaire du portefeuille de l'Infrastructure, s'est montré optimiste quant au développement de talents locaux et à la présentation de compétitions internationales. De quoi supporter la croissance économique, selon lui.

«Ça va changer nos vies»

Le nouvel anneau de glace couvert de Québec mettra fin à une particularité toute québécoise: s'entraîner pour des compétitions internationales sur une glace imparfaite par des températures glaciales.

«Ça va changer nos vies, vraiment. On va être plus à domicile, avec de meilleures conditions d'entraînement au quotidien. Et là, je ne parle même pas quand on patine à -25 [degrés Celsius] dehors ou qu'on ne patine pas à -25 dehors. Sur la scène internationale, nous deux, on est pas mal les seuls qui s'entraînent dehors. C'est pas plus compliqué que ça : tout le monde a des installations couvertes dans leur ville, dans leur pays. On va rejoindre le party et on va être compétitifs», a déclaré la vedette de Lévis, Laurent Dubreuil, membre de l'équipe nationale canadienne.

Son collègue Alexandre Saint-Jean s'est réjoui à l'idée de ne plus avoir à s'exiler plusieurs mois par année à Calgary, où se trouve l'autre centre d'entraînement national, et de compétitionner éventuellement devant les siens.

Robert Dubreuil, directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec, qui assurera la gestion du nouvel équipement, a admis avoir perdu espoir «à plusieurs moments donnés». Mais trois bénévoles (Benoît Lamarche, Gilles Dufour et Roger Fradette) ont continué de porter le flambeau. Il les a remerciés en contenant son émotion.

M. Dubreuil est convaincu que le patinage de vitesse va connaître un nouvel élan au Québec avec l'anneau de glace intérieur, mais il fait aussi ressortir les avantages pour les citoyens ordinaires. «Il y a énormément de potentiel multisports, multiniveaux. Le patineur du dimanche va côtoyer un athlète d'élite. Le petit joueur de hockey va côtoyer un marcheur dans le centre de glaces. Ça touche tout le monde.»

«Les gens disent : on ne patinera pas dehors. Oui, mais patiner au mois d'août, c'est l'fun!» a fait remarquer Benoît Lamarche, qui gère l'anneau de glace Gaétan Boucher.

250 000 personnes annuellement

Selon les calculs de la FPVQ, environ 250 000 personnes devraient transiter dans les nouvelles installations annuellement.

Pour Gaétan Boucher, qui a appris jeudi que son nom continuerait d'être accolé à l'anneau de glace, c'est une «annonce extraordinaire». «Je suis déçu parce que je suis trop vieux pour en profiter», a-t-il commencé par blaguer. «Ça va redonner aux patineurs du Québec la chance de se faire valoir un petit peu plus», de poursuivre leurs études et de prolonger leur carrière «au lieu de s'exiler», a-t-il ajouté.

«Ça va redonner aux patineurs du Québec la chance de se faire valoir un petit peu plus. - Gaétan Boucher, quadruple médaillé olympique en patinage de vitesse, à propos du futur anneau de glace couvert»


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