«Nous ne sommes plus nulle part, peut-être, en sécurité», déplore Labeaume

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Régis Labeaume, lors de la cérémonie du droit de cité, dans le cadre du 408e anniversaire de la ville de Québec.

Le Soleil, Erick labbé

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(Québec) Paris, Bruxelles, Istanbul et d'autres grandes villes du monde ont récemment été frappées par des attentats terroristes meurtriers. «Ces événements nous rappellent que nous ne sommes plus nulle part, peut-être, en sécurité», selon le maire de Québec.

Régis Labeaume a fait cette déclaration dimanche matin dans un discours prononcé lors de la cérémonie du droit de cité, dans le cadre du 408e anniversaire de la ville de Québec. Devant la garde du Royal 22e Régiment et le commandant du 2e bataillon, le maire a amorcé son allocution en faisant référence à l'attaque terroriste survenue à l'aéroport d'Istanbul, faisant 45 morts.

«Chers militaires, ce droit de cité est l'occasion idéale pour vous réitérer toute notre fierté et notre reconnaissance pour le travail que vous accomplissez ici et à l'étranger, pour préserver et défendre nos valeurs de liberté, d'égalité, de respect, qui sont les bases mêmes de notre société pluraliste», a-t-il ajouté.

Québec sécuritaire, mais...

Plus tard en point de presse,M. Labeaume a expliqué que lui et d'autres maires s'étaient fait «un devoir» d'aborder ces enjeux de sécurité avec la population. «Les maires, on s'invite à le faire. Pour se protéger finalement, parce que, vous savez, dans tout ça [les attentats terroristes], les dégâts ce sont toujours les maires et les villes qui les prennent. Il y a des dégâts à long terme et ce sont toujours les villes qui sont prises avec ça.»

Le maire de la capitale réitère que «Québec est sécuritaire» mais estime qu'il faut prendre acte de ce qui s'est produit ailleurs sur le globe. «Parlez au maire de Bruxelles, il pensait qu'il était en sécurité lui aussi alors il faut rappeler aux gens que rien n'est sûr, c'est important», a affirmé Régis Labeaume.

La tolérance et le multiculturalisme ont également pris une grande place dans le discours du premier magistrat. Ce dernier a insisté sur le fait que Québec était une ville où l'immigration prenait de plus en plus de place et qu'il fallait ainsi apprendre «vivre ensemble». «C'est un nouveau cycle qui commence, c'est inévitable [l'immigration], a-t-il dit aux journalistes ensuite. La tolérance est importante. [...] Il faut toujours le répéter.»

Condamnation saluée

Le maire s'est notamment réjoui de la condamnation d'un jeune homme de Québec qui s'en était pris physiquement à un Torontois de confession sikhe cet hiver, près de la Grande Allée. «Quand on voit le jeune qui a été condamné - bravo d'ailleurs je suis assez content -, il va peut-être apprendre et j'espère que les autres vont apprendre.»

Le maire faisait référence à Gabriel Roy-Tremblay, qui a écopé une peine de 10 mois d'emprisonnement jeudi, pour avoir tabassé gratuitement le touriste ontarien.

Présent lors de la cérémonie, le député fédéral de Québec, le ministre libéral Jean-Yves Duclos, a dit endosser les propos tenus par le maire. «Je pense qu'il a bien fait d'insister qu'une dimension importante de notre niveau de vie, c'est notre sentiment de sécurité. Il a aussi fait allusion à l'importance d'être accueillant et ouvert à ceux qui souffrent dans le monde. Je pense que la communauté de Québec a démontré à quel point elle peut être ouverte et accueillante», a-t-il souligné, faisant ainsi référence aux nombreux réfugiés syriens.

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