Vers un maintien des permis des guides touristiques

En janvier, l'idée de la Ville de Québec... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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En janvier, l'idée de la Ville de Québec d'abolir le permis obligatoire pour les guides touristiques avait soulevé un tollé. À l'issue de ces contestations, la Ville a décidé de lancer un processus de consultation auprès des gens de l'industrie.

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(Québec) Tout indique que le permis obligatoire pour les guides touristiques de Québec sera maintenu, mais dans une formule modifiée. Cinq scénarios sont sur la table après la controverse qui, en janvier, avait forcé la Ville à reculer sur l'abolition du permis obligatoire.

«On pense que ça va aller vers le maintien d'un permis, mais peut-être remodelé pour atteindre les objectifs de la Ville d'être plus équitable et que la réglementation soit plus facile à appliquer sur le terrain», a indiqué la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux. «Différentes options sont sur la table et on va regarder ce que le milieu en pense.»

Plus de 30 mémoires ont été reçus lors d'une consultation lancée en février. Chacun sera analysé à la Chaire de recherche en tourisme de l'Université Laval. Trois rencontres de consultations ciblées, non publiques, auront lieu avec des représentants des guides touristiques, des établissements d'enseignement en tourisme et des agences de voyages. La première se tenait mardi soir et les autres d'ici le 6 juillet.

Tollé en janvier

En janvier, l'administration Labeaume avait annulé un vote qui prévoyait l'abolition du permis obligatoire pour les guides touristiques de Québec. 

La Ville justifiait sa décision par un besoin de plus de souplesse, notamment pour les grossistes en voyage qui souhaitent être accompagnés de leur propre guide. 

À l'heure actuelle, tous les guides doivent avoir un permis, ce qui n'est toutefois pas le cas de ceux qui accompagnent certaines clientèles, notamment en provenance d'Asie. 

Mais la décision avait soulevé un tollé chez les guides touristiques de Québec, les établissements qui offrent la formation et auprès de citoyens. En vrac, on craignait pour la qualité de l'information fournie aux visiteurs et, par ricochet, pour la réputation de la Ville pourtant ville du patrimoine mondial de l'UNESCO. Les critiques avaient pris une tournure internationale alors que l'Association des guides touristiques de Québec avait reçu l'appui de plusieurs fédérations étrangères. La vice-présidente de la Fédération mondiale des guides touristiques, Ruby Roy, avait même qualifié la décision de «débile et illogique».

Devant la réaction plus vive qu'anticipée, la Ville de Québec avait décidé d'annuler le vote sur le changement au règlement le temps de consulter les gens de l'industrie pour élaborer les règles à partir de 2017.

Pour 2016, rien ne change et les guides sur le territoire de Québec doivent détenir leur permis comme avant.

L'AGTQ satisfaite

À l'Association des guides touristiques de Québec (AGTQ), la vice-présidente Marie Legroulx se réjouit de la tenue des consultations. Celle qui participera à la rencontre du 6 juillet admet toutefois qu'elle aurait souhaité pouvoir prendre connaissance de la trentaine de mémoires avant les consultations des prochains jours. L'AGTQ a d'ailleurs formulé, sans succès, une telle demande au Bureau des grands événements de la Ville de Québec. «On nous présentera cinq scénarios. Le tri a déjà été fait, a-t-elle illustré. On est contents de participer à ces rencontres», nuance toutefois Mme Legroulx.

Quant au mémoire de l'Association, il a comme principale recommandation la création «d'une formation courte sur la Ville de Québec, assortie d'un examen, qui permet aux guides accompagnateurs de l'extérieur qui font des visites dans des langues autres que le français et l'anglais d'obtenir une autorisation annuelle de visite portée de façon visible», peut-on lire dans le résumé du document.

Une telle formation plus courte est aussi contenue dans le mémoire déposé par le Collège Mérici.

L'institution, la seule avec le Collège St. Lawrence à offrir la formation de guide touristique, recommande le maintien du permis avec une formation de 150 heures obligatoires.

«Ce système marche depuis 30 ans et répond aux besoins», tranche en entrevue au Soleil le directeur des études de Merici, Pierre Richard. Le Collège Mérici ouvre toutefois la porte à la création d'un second permis, dit de type B. Un tel permis, qui s'adresse aux guides étrangers, pourrait être décroché après un cours de moindre longueur, soit 45 heures donné sur Internet ou en personne.

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