Accueil hostile à Québec pour le président mexicain

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Les manifestants étaient peu nombreux, une quarantaine, mais ils se sont fait voir et entendre devant le Château Frontenac pour accueillir le président mexicain, Enrique Peña Nieto.

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(Québec) C'est en scandant en espagnol «assassin» et «oppresseur» que des manifestants ont accueilli le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, à son arrivée au Château Frontenac, en réclamant l'arrêt de l'oppression et de la violence contre le peuple mexicain.

Ils étaient peu nombreux, une quarantaine, mais ils se sont fait voir et entendre. «Vous n'êtes pas le bienvenu au Canada. Allez en enfer», a lancé une manifestante. Ils accusent le gouvernement d'être complice d'assassinats et de disparitions politiques. Isabel Sanchez, arrivée au Québec alors qu'elle était adolescente, a été témoin de cette oppression. Elle raconte que ses parents ont quitté le Mexique parce qu'ils craignaient pour leur sécurité.

«Dans mon village, il y avait beaucoup d'enlèvements. Même le maire était reconnu pour faire partie des kidnappeurs. C'était un climat déjà très tendu. Et c'est pire aujourd'hui.» La montée de la violence a débuté il y a une dizaine d'années. L'un des événements qui cristallisent cette dénonciation est la disparition de 43 étudiants il y a près de deux ans à Ayotzinapa, et à laquelle aurait pris part le gouvernement.

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Enrique Peña Nieto

«Plusieurs crimes ont été dénoncés par des organismes internationaux, même l'ONU, et le gouvernement ne fait rien pour éclaircir ces crimes», se désole Mme Sanchez. Elle montre du doigt la corruption dans les plus hautes sphères du gouvernement et la collusion avec les cartels de la drogue pour expliquer la situation.

«Il ne faut pas oublier»

«No se olvide» traduit par «Il ne faut pas oublier» était sur toutes les lèvres. Par leur action, les manifestants veulent rappeler à la mémoire les fosses communes trouvées ces dernières années, sans que les victimes soient identifiées; les assassinats d'activistes sociaux qui dénoncent le système politique; et les atteintes à la liberté d'expression et de presse, énumère Mme Sanchez.

Le plus récent événement est survenu le 19 juin. Au moins huit personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées lors d'une manifestation d'un syndicat national des travailleurs de l'éducation contre la réforme en cours. Les forces de l'ordre ont tiré sur la foule, prétextant que des infiltrés se trouvaient parmi les manifestants.

Mme Sanchez souhaite que les gouvernements du Québec et du Canada questionnent le président mexicain sur le respect des droits de la personne au cours de son passage au pays et qu'ils cessent de fermer les yeux au nom d'intérêts économiques. «On voudrait que le Canada soit cohérent avec l'idée qu'il se fait du respect des droits de l'homme», conclut-elle.

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