Labeaume plus convaincu que jamais

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Depuis Bordeaux, vendredi, Régis Labeaume a affirmé qu'il était «déjà ailleurs», 48 heures après que la candidature de Québecor eut été écartée par les gouverneurs du circuit Bettman.

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(Québec) Alors que Québecor soutient qu'il n'y a «aucune garantie» d'un retour d'une équipe de la Ligue nationale de hockey à Québec (LNH), Régis Labeaume, de son côté, continue d'alimenter l'espoir et semble plus convaincu que jamais. «Pour être bien honnête, je n'ai plus d'inquiétudes. Je suis convaincu qu'on va avoir un club.»

Muet depuis que la LNH a confirmé mercredi une expansion d'une équipe à Las Vegas et annoncé que la candidature de Québec était pour l'instant écartée, le maire a finalement livré sa vision des choses, vendredi, en conférence téléphonique à partir de Bordeaux, en France.

S'il s'est dit déçu «comme tous les gens de Québec qu'on n'ait pas un club maintenant», M. Labeaume a affirmé qu'il était «déjà rendu ailleurs». «Je ne suis pas du genre à déprimer pendant trois mois. Ma déception est déjà terminée», a-t-il dit, soulignant qu'il se concentrait maintenant sur le travail à faire autour du Centre Vidéotron, à savoir le début des travaux de la place Jean-Béliveau et le projet de marché public d'ExpoCité.

Renvoyant généralement la balle à Québecor lorsqu'il est question du retour des Nordiques, le maire est sorti de sa réserve habituelle vendredi, martelant qu'il était convaincu que Québec aurait sa franchise tôt ou tard. «Mon évaluation personnelle est qu'on va avoir un club, tout simplement», a-t-il déclaré sans équivoque. Et sur quelles bases avez-vous fait votre évaluation? «C'est mon évaluation à moi», a-t-il répété deux fois plutôt qu'une aux journalistes.

Le maire estime que Québecor s'est rapprochée des dirigeants de la LNH ces dernières années et croit que l'entreprise serait en bonne position si une nouvelle expansion ou une relocalisation se pointait à l'horizon. «Québecor a toute ma confiance pour s'assurer d'avoir un club. Ils sont très près de la direction de la LNH. C'est clair pour moi [que Québec aura une équipe], la question, c'est quand», a-t-il poursuivi.

La confiance débordante du maire contraste quelque peu avec le côté terre-à-terre démontré la veille par le président-directeur général de Québecor, Pierre Dion. De retour de Las Vegas où il a assisté à l'annonce du commissaire Gary Bettman, ce dernier a admis au Soleil qu'il n'y avait «aucune garantie» concernant le retour de la LNH à Québec. «On ne nous garantit rien. C'est tu dans un mois, dans un an, dans cinq ans? [...] Ce qui est important, c'est qu'on continue nos discussions avec la LNH», a-t-il notamment mentionné.

Pas de remise en question

Un amphithéâtre de 370 millions $ plus tard, payé par des fonds publics, Régis Labeaume dit garder le cap et croit toujours à la rentabilité de l'infrastructure, même sans équipe de la LNH. «C'est extraordinaire, hein. Là, on a un refus de la LNH et, tout à coup, il n'y a plus rien de bon. L'amphithéâtre n'est plus beau, il ne marche plus, a-t-il ironisé. Alors, écoutez bien, cet amphithéâtre-là va bien, il est magnifique, les gens sont fiers de l'amphithéâtre. Québecor est en train de le faire fonctionner. Il s'aligne éventuellement sur des profits.»

Le Centre Vidéotron a engrangé un déficit d'exploitation de 1,4 million $ pour l'année 2015, soit en quatre mois, a-t-on appris plus tôt cette semaine. En vertu des ententes signées avec Québecor, la Ville a signé un chèque de 730 000 $au gestionnaire de l'amphithéâtre, couvrant la totalité du loyer. Régis Labeaume avait alors réagi en déclarant qu'il était normal qu'une entreprise en démarrage ne soit pas rentable dès le départ. Il s'est même dit exaspéré par l'ampleur de la couverture médiatique du déficit.

M. Labeaume en a ajouté une couche, vendredi, lorsque interrogé sur les moyens à prendre afin que la Ville tire des revenus de son édifice sans équipe de la LNH. «Équipe ou pas, je pense que tout le monde fait de l'amnésie ces temps-ci; on s'est tous dit qu'on avait besoin de cette infrastructure-là, alors on remettra pas toute la vie en question parce qu'on s'est fait dire non actuellement.»

Régis Labeaume est en mission économique à Bordeaux, ville jumelle de la capitale, jusqu'au 29 juin.

«Personne ne me dicte mon agenda»

«Pensez-vous vraiment que je suis le genre de gars à me faire dicter mon agenda?» Voilà ce qu'a répliqué du tac au tac le maire de Québec, Régis Labeaume, lorsque interrogé sur son silence de deux jours entourant l'expansion de la Ligue nationale de hockey (LNH). En entrevue au Soleil jeudi, Pierre Dion, pdg de Québecor, a affirmé que M. Labeaume avait gardé le silence à la demande de l'entreprise. «J'ai été en contact avec Régis tous les jours dans la dernière semaine et je lui ai dit : «M. le maire, voici notre planification : on va à Vegas, ensuite on prend l'avion et on tient à venir à Québec faire la tournée des médias. Le dossier des Nordiques, c'est Québecor, alors on aimerait ça faire la tournée.»

M. Labeaume n'a pas nié cette version des faits vendredi et a dit ne pas trouver la situation anormale. «C'était, à mon sens, dans l'ordre des choses. [...] Je pense que ça leur revenait, c'est à eux de défendre leur dossier», a-t-il expliqué, avant d'ajouter que «personne ne [lui] dicte [son] agenda». En point de presse, Régis Labeaume avait justifié son silence par le fait qu'il assistait à la graduation de sa fille.

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