Fermeture du dernier gym communautaire de Québec

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Le dernier gymnase communautaire de Québec, qui situé dans Saint-Sauveur, fermera le 1er juillet.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Des citoyens de Saint-Sauveur se mobilisent pour sauver «le dernier gym communautaire en ville», qui doit fermer ses portes le 1er juillet.

Charles-Étienne Dupuis s'entraîne six fois par semaine dans ce gymnase situé au deuxième étage du centre Édouard-Lavergne, qui comprend tapis roulants, vélos stationnaires et appareils de musculation, en plus d'une salle de danse et d'un dojo.

«Ils viennent de rénover les vestiaires et de changer les planchers. Et là, on va tout défaire. C'est stupide!» s'insurge le jeune homme, qui a amassé une pétition de 550 noms contre la fermeture, avec l'aide de quelques autres usagers.

Depuis près de 30 ans, les citoyens du quartier ont leurs habitudes dans ce gymnase. Les 140 utilisateurs mensuels, selon les calculs des citoyens, paient 25 $ par mois. «Il n'y a pas d'autre gym à proximité et même s'il y en avait un, on a un bassin de population à faible revenu. Les études disent que l'espérance de vie est moindre en basse-ville et ils nous enlèvent ce service-là!» conteste Anne Jobin, une autre utilisatrice.

La dizaine de citoyens, qui avaient invité les médias à venir voir les installations du 390, rue Arago Ouest mercredi, espère encore que la Ville change son fusil d'épaule dans ce dossier.

Pour eux, c'est un deuxième coup dur, après la fermeture du centre communautaire Durocher, qui sera démoli pour faire place à 69 logements.

La Ville persiste

Mais pour Chantal Gilbert, conseillère de Saint-Roch-Saint-Sauveur, l'affaire est entendue et jugée. «Un gym, ce n'est pas un service communautaire et public. Ça ne fait pas partie de ce qu'une Ville doit offrir comme loisir à ses citoyens. C'est du domaine privé», dit-elle en entrevue téléphonique.

La Ville de Québec a récemment décidé de reprendre la gestion de cet immeuble des mains du centre de loisirs Notre-Dame-de-Grace, entre autres parce que l'édifice était sous-utilisé, selon elle.

Une partie des activités du Centre Durocher ont été transférées au Centre Monseigneur-Bouffard. Mais le Centre de la petite enfance (CPE) de 20 places qui y était sera quant à lui déménagé au centre Édouard-Lavergne et pourra maintenant offrir 60 places. Il sera situé au premier étage.

La Ville de Québec ne sait pas encore exactement ce qu'elle fera des deuxième, troisième et quatrième étages. Elle continuera d'accueillir les organismes communautaires, mais s'il reste de l'espace, elle pourrait aménager des bureaux pour ses fonctionnaires. «Si on en a besoin pour les services publics, on va l'utiliser», indique Mme Gilbert.

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