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Les années se suivent... et se ressemblent pour le Centre Vidéotron

De septembre à décembre 2015, au moins 84... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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De septembre à décembre 2015, au moins 84 000 billets ont été vendus au Centre Vidéotron, soit environ 10 000 billets par spectacle. L'amphithéâtre peut accueillir 19 000 personnes lors d'un concert.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) L'année 2016 s'est amorcée au même rythme que 2015 s'est conclue au Centre Vidéotron, laissant présager des revenus comparables pour le gestionnaire Québecor et la Ville de Québec.

Huit grands spectacles ont eu lieu durant les quatre premiers mois d'activités de l'amphithéâtre en 2015. Malgré l'attrait de la nouveauté, les foules ont été variables, passant en quelques jours d'une salle comble pour Metallica au parterre dégarni de Rock et Belles Oreilles.

Avec des redevances équivalant à 10 % du prix d'un billet pour un maximum - souvent atteint -

de 4 $, on peut calculer qu'au moins 84 000 billets ont été vendus entre septembre et décembre, soit une moyenne d'un peu plus de 10 000 billets par spectacle. Le Centre Vidéotron a une capacité de 19 000 sièges pour les concerts.

Les billets des Remparts échappent aux redevances car la mairie souhaite que les prix demeurent bas pour une plus grande accessibilité.

Entre janvier et avril 2016, huit évènements hors hockey ont aussi été répertoriés pour un total de 13 spectacles car le Cirque du Soleil a offert six représentations de Toruk. Si Muse a rempli les lieux deux fois plutôt qu'une, le spectacle de Megadeth n'a pas eu le succès escompté.

Mardi, le maire Régis Labeaume a refusé d'expliquer pourquoi la Ville de Québec a surestimé les revenus de redevances sur les billets vendus en 2015. Les attentes étaient de 600 000 $, mais finalement 330 000 $ ont atterri dans les coffres de la Ville.

«Je suis tanné»

«Je suis tanné d'en parler. On n'en parle plus. J'ai pas de réponse, on n'insiste pas, c'est terminé», a-t-il lancé à la représentante du Soleil mardi après-midi. Le maire a fourni cette réponse à l'issue de 24 heures de questions constantes des médias et de l'opposition sur le déficit du Centre Vidéotron dépassant 1,4 million $ après quatre mois d'exploitation, le remboursement conséquent du loyer de 729 167 $ versé à la Ville de Québec et les redevances moindres que prévu. Une période pendant laquelle M. Labeaume a dit l'avoir «échappé sur les prévisions», avoir fait des prédictions trop élevées, mais sans donner de détails. «Je pense qu'on y avait été un peu fort, on le réalise maintenant», avait-il dit en conférence de presse lundi.

Les prévisions ont d'ailleurs été abaissées en conséquence dans le budget 2016. L'objectif pour 12 mois a été ramené autour de 1 million $, soit l'équivalent de 225 000 billets vendus environ. Le loyer de 2,5 millions $ est toujours espéré ainsi qu'une partie des revenus de stationnement pour un total de 3,9 millions $. 

En comité plénier, M. Labeaume a aussi brandi le rapport du vérificateur général Michel Samson sur la contribution de la Ville au déficit d'exploitation de QMI Spectacles. 

Bail respecté

Le Soleil a obtenu copie du document. Le vérificateur y conclut, après révision du travail effectué par le Service des finances pour établir le montant du loyer à payer, que «la Ville a mis en place une équipe compétente pour effectuer cette analyse». Les fonctionnaires «ont obtenu les réponses requises à leurs questions et les documents nécessaires afin d'effectuer leurs travaux de façon rigoureuse. Par le fait même, ils ont pu s'assurer du respect des diverses clauses du bail», peut-on lire dans le bref compte rendu tenant sur deux pages.

Le matériel auquel il réfère échappe à la Loi sur l'accès aux documents publics en raison d'une modification récente du bail ayant pour but de soustraire les états financiers de Québecor du regard du public. 

Pour Régis Labeaume, les conclusions du vérificateur viennent confirmer le sérieux de la démarche municipale.

Shoiry se questionne sur les Remparts

L'année 2016 s'est amorcée au même... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.0

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Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

L'opposition se demande pourquoi la Ville de Québec ne touche pas de redevances sur chaque billet des Remparts vendus dans le Centre Vidéotron, pourtant principale activité de l'amphithéâtre. «On croyait que la Ville percevait une redevance qui devait être de 10 % jusqu'à concurrence de 4 $. Quand j'ai questionné l'administration et la trésorerie, on a été incapable de me dire combien la Ville perd», a commenté le chef de l'opposition à l'hôtel de l'équipe de hockey junior majeur qui appartient à Québecor. «Pour moi, c'est une surprise et il va falloir fouiller», a poursuivi M. Shoiry à l'issue d'une séance du comité plénier sur les finances de la Ville mardi. 

Les Remparts ont accueilli 446 000 spectateurs depuis l'ouverture de l'amphithéâtre en septembre. Or, plus tôt dans la matinée, Régis Labeaume a plaidé que le fait que les billets des Remparts ne soient pas soumis à des redevances est un fait connu depuis longtemps. «Lorsque sont venues les négociations, nous avons décidé que nous ne chargerions pas de ristourne sur le billet des Remparts», a-t-il expliqué. «Exiger 4 $ par billet, je pense que ce n'était pas une bonne idée parce qu'on voulait garder ces billets accessibles pour les familles et les enfants», a dit M. Labeaume.  Avec Valérie Gaudreau, Nicolas Houle et Geneviève Bouchard

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