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Des terrasses de rue sur Saint-Jean

Mathieu Villeneuve, copropriétaire du bar Le Sacrilège (à... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Mathieu Villeneuve, copropriétaire du bar Le Sacrilège (à gauche), estime que l'ouverture de terrasses va permettre de «dynamiser la rue Saint-Jean». On le voit en compagnie du serveur Olivier Côté-Vaillancourt.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Trois établissements du Faubourg Saint-Jean - le Sacrilège, le Fou-Bar et le Ninkasi - pourront installer une terrasse dans les cases de stationnement, en face de leur commerce, à compter de la fin du mois.

«Ç'a été un défi, mais nous sommes contents d'avoir réussi. Nous avons eu une belle collaboration de la Ville», explique la directrice générale de la SDC Faubourg Saint-Jean, Catherine Laberge, au sujet du problème causé par l'important débit de circulation sur cette artère commerciale.

Les trois terrasses s'ajouteront au projet Le placotoir, un endroit de détente pour les passants, aménagé par la SDC, avec chaises, tables et banquettes, dans une case de stationnement en face du cimetière St. Matthew. Quelques restaurants installent également depuis plusieurs années des tables et des chaises sur le trottoir afin d'accommoder la clientèle lors des beaux jours.

Ce projet entraîne évidemment des frais pour chacun des commerces, calculés selon la superficie exploitée. Les propriétaires doivent également faire la demande d'un nouveau permis d'alcool.

Les citoyens et les habitués du Faubourg retrouveront le même genre de design que les terrasses de rue de l'avenue Cartier.

Copropriétaire du bar Le Sacrilège avec son frère Jonathan et Jean Morin, Mathieu Villeneuve se réjouit de l'annonce. «Je suis ben content. On s'est déjà demandé si ça valait la peine, avec notre grande terrasse à l'arrière, mais ça va attirer les touristes, c'est certain», lance-t-il.

Le jeune propriétaire s'attendait au début de la construction de sa terrasse dans une semaine, en vue d'une ouverture quelques jours plus tard. «Ça va permettre de dynamiser la rue Saint-Jean», dit-il.

Au Fou-Bar, les copropriétaires Liliane Jodoin et Claudie Melançon partagent le même enthousiasme, même s'il y a un coût rattaché au projet, évalué sommairement à 13 000 $. «C'est surtout la première année qui coûte cher, explique la première. Il y a le meuble en bois à construire, le mobilier, les parasols et les plantes à installer.»

Douze travaux

Mme Jodoin rêvait depuis longtemps à ce projet. Elle souhaite que les fonctionnaires municipaux et gouvernementaux terminent leurs «12 travaux d'Astérix» le plus rapidement possible afin que l'ouverture coïncide avec la lucrative période des vacances de juillet.

Comme c'est le cas pour celles de l'avenue Cartier, les terrasses de la rue Saint-Jean auront la permission d'ouvrir entre le premier jeudi de juin et la fin de semaine de la fête du Travail. La SDC du Faubourg souhaite que cette plage horaire soit élargie à la rentrée d'automne. «On aimerait bien avoir deux semaines supplémentaires afin de profiter des beaux jours de septembre», mentionne Catherine Laberge. 

L'avenue Cartier possède ses terrasses, construites à même des cases de stationnement, depuis l'été 2014. La SDC Saint-Sauveur a également planché ces derniers mois sur un scénario identique, mais la configuration de la rue Saint-Vallier Ouest rend la chose plus problématique. La Ville a accepté pour cet été d'y aller avec un projet pilote, avec tables et chaises adossées aux édifices. Un plan «plus élaboré» fait l'objet d'une étude.

Maquillage de verdure pour l'ancienne boucherie W.E. Bégin

À défaut de voir l'immeuble délabré de l'ancienne boucherie W.E. Bégin disparaître bientôt sous le pic de démolisseurs, la SDC du Faubourg Saint-Jean compte en maquiller la façade avec de la verdure et des plantes grimpantes.

Abdellah Bouchakour, propriétaire du restaurant marocain Chez Amira, situé juste à côté, se réjouit à moitié de la nouvelle, lui qui se prépare à endurer pour une seconde saison estivale les inconvénients de cet édifice laissé à l'abandon. Cette année, il a décidé de ne pas installer de tables et de chaises sur le trottoir pour cette raison, même s'il paye un permis de 1000 $ par année.

«Certains jours, le vent amène des odeurs. Il y a des clients qui s'assoyaient dehors, mais qui finissaient par changer d'idée», explique-t-il, navré de voir que la Ville ne possède aucun recours judiciaire pour forcer la démolition de l'immeuble maudit. «Il faut travailler sur les lois.»

Aux prises avec des problèmes financiers, le propriétaire de l'ancienne boucherie W.E. Bégin, Luc Massicotte, tente de vendre l'édifice depuis plusieurs mois. Il avait indiqué récemment au Soleil être en négociations avec quelques promoteurs afin de transformer l'immeuble en condos. 

«C'est un beau projet, bien canné, mais ça prend quelqu'un qui a les reins solides», avait-il précisé.

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