Anne Guérette vise la mairie de Québec

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Anne Guérette a confirmé dimanche matin qu'elle briguerait la mairie de Québec en 2017.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La conseillère municipale Anne Guérette briguera la chefferie de Démocratie Québec en vue des élections municipales de 2017 dans la Capitale-Nationale. «Les gens de Québec méritent d'être écoutés», a-t-elle lancé en conférence de presse.

Anne Guérette a confirmé ce que plusieurs savaient déjà, dimanche matin, quelques jours à peine après que le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Paul Shoiry, eut renoncé à se présenter contre Régis Labeaume aux prochaines élections. Elle désire tenter sa chance à la mairie de Québec, visant «un changement majeur dans la façon dont la ville est gouvernée».

La conseillère dit vouloir tabler sur l'écoute et la qualité de vie. «Je propose une approche différente. Une politique ouverte, incluante et participative», a expliqué l'architecte de formation, dressant le parallèle avec Copenhague et Berlin. Elle a également souligné son expérience comme élue municipale. «La vision que je souhaite avancer pour Québec se fonde sur 15 années d'écoute et de participation active sur le terrain.»

Si elle ne sait toujours pas si elle aura de l'opposition dans la course à l'investiture de Démocratie Québec, Anne Guérette parlait déjà, dimanche, comme si elle était en campagne électorale contre Régis Labeaume, qu'elle a accusé de détenir le record du maire le plus dépensier.

«L'époque du manque d'écoute, des décisions imposées, de l'improvisation, du manque de respect et du dénigrement est révolue», a énoncé celle qui siège au conseil municipal depuis 2007, faisant référence au style parfois corrosif du maire sortant. «M. Labeaume est un bon vendeur, moi, j'espère être une bonne mairesse», a répondu Anne Guérette lorsque questionnée sur les nombreux grands projets du maire. Elle dit vouloir cibler de plus petits projets, comme l'ajout de parcs de proximité, et faire davantage place aux initiatives citoyennes.

«Je pense sincèrement que quatre années de plus avec le même régime, ça pourrait être très mauvais pour notre ville. Il faut qu'on ouvre un nouveau chapitre, un chapitre qui va fonder les décisions sur ce dont les citoyens ont besoin.»

Celle qui avait fondé le parti Démocratie Québec pour finalement laisser la place de chef à David Lemelin, aux élections de 2013, dit croire en ses chances d'être élue mairesse, malgré la grande popularité de Régis Labeaume, qui avait raflé 74 % des suffrages il y a trois ans. La conseillère a donné en exemple les élections des dernières années au provincial et au fédéral, notamment la vague orange. «Il n'y a absolument rien qui dit qu'aujourd'hui, puisque le maire Labeaume est très populaire, qu'il va être encore là. Laissons la démocratie faire son oeuvre, tout est possible.»

Pas trop d'espoir

La candidate à la chefferie ne se fait par contre pas trop d'espoir de pouvoir convaincre des élus d'Équipe Labeaume de joindre les rangs de son parti. Guérette, Paul Shoiry et l'actuel chef intérimaire de Démocratie Québec, Yvon Bussières, sont les trois seuls conseillers municipaux, sur 21 élus, à ne pas faire partie de l'équipe du maire.

«J'invite tous ceux qui en ont ras le bol de l'administration actuelle: appelez-nous. J'invite toutes les personnes qui sont insatisfaites de la façon dont notre ville est gouvernée: contactez-nous», a conclu Anne Guérette.

«On ne règle rien» à bannir les pitbulls

La décision de Régis Labeaume de bannir les pitbulls du territoire de la ville de Québec est «un exemple éloquent de sa façon de gouverner», selon Anne Guérette, qui accuse le maire d'avoir lui-même créé une crise par son empressement à trancher dans le débat. «On décide sur deux ou trois variables, en 24 heures, et on impose son idée. Bien évidemment, son idée ne tient pas la route, son idée ne convient pas, et il devra la retravailler.

«Je propose de prendre le temps d'écouter les gens. On ne peut pas bannir les pitbulls. Juste s'adresser à une race de chien, on ne règle rien», a expliqué la conseillère municipale, sans avoir d'alternative claire à proposer.

Le projet de Grand Marché du maire Labeaume est aussi passé dans le tordeur d'Anne Guérette. «C'est un projet dont personne n'a besoin et dont on n'a pas les moyens.»

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