Manif pro-pitbull à Québec

Geneviève Couture n'a pas l'intention de se défaire... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Geneviève Couture n'a pas l'intention de se défaire de son chien, quitte à déménager.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) «Ma vie est bouleversée complètement. Ce chien-là, c'est mon repère, c'est ma meilleure amie. On marche ensemble tous les jours. Je ne peux pas concevoir de la faire euthanasier ou de l'abandonner.»

Geneviève Couture participait samedi soir à la première de quatre mobilisations prévues à Québec contre la réglementation interdisant tous les pitbulls sur le territoire dès le 1er janvier 2017, un amendement au règlement sur les animaux domestiques annoncé jeudi par le maire Régis Labeaume. La décision s'appliquera également aux pitbulls existants et tous les propriétaires ont été invités à s'en départir d'ici six mois.

Mme Couture, une résidente du quartier Limoilou, vit avec sa femelle pitbull depuis maintenant six ans. «Elle n'a pas une once de malice [...] J'ai pris deux ans de cours de dressage avec elle. Elle a trois diplômes d'obéissance. Elle a fait de la télé. C'est un chien exceptionnel», a-t-elle dit.

Cette citoyenne était «complètement atterrée» lorsqu'elle a entendu le maire de Québec déclarer que les propriétaires allaient devoir se débarrasser de leurs chiens, «J'étais dévastée. Mon chien, c'est toute ma vie. Je vis seule, je n'ai pas d'enfants. J'ai juste ça de positif. Je trouve ça drastique cette décision-là. [...] Je suis en désaccord et je trouve que le maire a raté une belle opportunité d'installer un meilleur encadrement et de meilleurs règlements.» Elle propose notamment l'obligation du port de la muselière en public.

Comme nombre de pros-pitbulls, Mme Couture croit qu'il faut regarder des deux côtés de la laisse avant d'appliquer une interdiction pure et simple d'une race. Elle estime que les bons propriétaires paient actuellement le prix de certains éleveurs. «Des chiens qui ont déjà montré des signes d'agressivité, tu ne gardes pas ça. Malheureusement, quand on entend parler d'incidents dans les médias, c'est souvent des maîtres irresponsables, des chiens pas castrés ou qui ne sont pas tenus en laisse.»

Animosité

Le Soleil a d'ailleurs assisté à une très brève scène d'animosité lors de la manifestation de samedi soir, à laquelle seuls trois ou quatre chiens ont été amenés sur place. Un pitbull mâle s'est mis à grogner à la vue du chien de Mme Couture. «Ça, c'est parce que c'était un mâle non castré. Quand je l'ai vu, moi, je n'irais pas en contact avec cette personne-là.»

Les propriétaires rencontrés samedi soir n'ont pas l'intention de se départir de leur animal. Certains ont dit vouloir rester à Québec malgré l'interdiction, au risque de recevoir une contravention, alors que d'autres songent à déménager.

Geneviève Couture croit que Montréal pourrait être un lieu intéressant, puisque la métropole entend respecter les droits acquis des propriétaires, contrairement à Québec. Si cela peut lui permettre de garder Bébé, elle se dit prête à se soumettre aux diverses exigences de la Ville.

Un peu moins d'une centaine de personnes ont participé au rassemblement de samedi soir.

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