Dernier salut à Gilles Lamontagne

  • Des citoyens se sont déplacés samedi matin pour venir rendre un dernier hommage à celui qui a été maire de Québec de 1965 à 1977. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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    Des citoyens se sont déplacés samedi matin pour venir rendre un dernier hommage à celui qui a été maire de Québec de 1965 à 1977.

    Le Soleil, Pascal Ratthé

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  • La famille de Gilles Lamontagne a reçu les condoléances vendredi et samedi matin, alors que l'ancien maire était exposé en chapelle ardente dans la salle du conseil municipal de l'hôtel de ville. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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    La famille de Gilles Lamontagne a reçu les condoléances vendredi et samedi matin, alors que l'ancien maire était exposé en chapelle ardente dans la salle du conseil municipal de l'hôtel de ville.

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  • Le cercueil a été porté dans l'église par l'unité d'apparat du Service de police de la Ville de Québec. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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    Le cercueil a été porté dans l'église par l'unité d'apparat du Service de police de la Ville de Québec.

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  • Le cercueil a été porté dans l'église par l'unité d'apparat du Service de police de la Ville de Québec. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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    Le cercueil a été porté dans l'église par l'unité d'apparat du Service de police de la Ville de Québec.

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  • Proches, dignitaires et citoyens ont salué une dernière fois à la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec le politicien et le militaire qu'était Gilles Lamontagne. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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    Proches, dignitaires et citoyens ont salué une dernière fois à la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec le politicien et le militaire qu'était Gilles Lamontagne.

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  • Le maire Régis Labeaume a dit admirer la force de M. Lamontagne, qui a su poursuivre sa vie malgré de rudes épreuves lors de la Seconde Guerre mondiale. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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    Le maire Régis Labeaume a dit admirer la force de M. Lamontagne, qui a su poursuivre sa vie malgré de rudes épreuves lors de la Seconde Guerre mondiale.

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  • Tant son passé militaire que son implication en politique ont été soulignés de manière très solennelle, sous la présidence du cardinal Mgr Gérald-Cyprien Lacroix. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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    Tant son passé militaire que son implication en politique ont été soulignés de manière très solennelle, sous la présidence du cardinal Mgr Gérald-Cyprien Lacroix.

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  • Le maire Régis Labeaume, qui était accompagné de son épouse, était très ému pendant la cérémonie. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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    Le maire Régis Labeaume, qui était accompagné de son épouse, était très ému pendant la cérémonie.

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  • De nombreux militaires et dignitaires de tous les paliers de gouvernement étaient présents pour l'occasion, dont Jean-Yves Duclos, ministre fédéral et député de Québec, et Steven Blaney, député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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    De nombreux militaires et dignitaires de tous les paliers de gouvernement étaient présents pour l'occasion, dont Jean-Yves Duclos, ministre fédéral et député de Québec, et Steven Blaney, député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis.

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  • Le cardinal Mgr Gérald-Cyprien Lacroix, sortant de l'église à la fin de la cérémonie. (Le Soleil, Caroline Gregoire)

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    Le cardinal Mgr Gérald-Cyprien Lacroix, sortant de l'église à la fin de la cérémonie.

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(Québec) Gilles Lamontagne a été porté à son dernier repos, samedi, lors de funérailles officielles tenues à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. Proches et dignitaires se sont recueillis pour une cérémonie digne et solennelle, à l'image non seulement de l'ancien maire de la capitale, mais aussi du militaire qu'il a d'abord été.

Avec autant d'années sous les épaulettes et derrière la cravate, il y avait beaucoup de souvenirs à célébrer en l'honneur de Gilles Lamontagne, décédé mardi à l'âge de 97 ans. Au cours de sa longue vie qui a suivi son service dans l'Aviation royale canadienne, il ne fut rien de moins qu'entrepreneur, maire de Québec de 1965 à 1977, ministre fédéral de 1977 à 1983 et lieutenant-gouverneur du Québec de 1984 à 1990. Et c'est sans compter une retraite active au cours de laquelle il a échappé à la maladie.

Le maire Régis Labeaume s'est adressé à l'église bondée et a amorcé ses hommages par une pointe d'humour. «On avait peine à croire qu'il est d'adoption tellement il est si intimement lié [à la ville de Québec]», a-t-il déclaré d'emblée, rappelant que son prédécesseur était originaire de Montréal.

Visiblement ému, M. Labeaume a dit admirer toute «la force» de cet homme qu'il aimait côtoyer. Il a salué le dévouement de «Monsieur le maire», et ce, malgré de grandes épreuves vécues lors de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle il fut fait prisonnier des nazis. «C'est [cette résilience] qui lui a permis de mener une vie aussi longue et comblée», a souligné M. Labeaume. «M. Lamontagne, c'était la force accompagnée d'une pointe de sobriété qui en impose et exige le respect.»

Ce passé militaire était également au coeur de l'homélie du cardinal Mgr Gérald Cyprien Lacroix, qui présidait les célébrations. «Jeune pilote pendant la Deuxième Guerre mondiale, son avion est abattu dans le ciel des Pays-Bas par les forces ennemies. Il a sauvé la vie de ses coéquipiers avant de quitter son appareil en flammes. [...] Fait prisonnier dans les camps pendant deux ans et demi, il soutenait constamment ses compagnons d'infortune, les incitant à tenir bon, à espérer en des jours meilleurs. Pour vivre un tel don de soi, ça prend la force de l'amour. Il aimait les gens, il a voué sa vie au service des autres.»

Mgr Lacroix a plus tard confié ce que Gilles Lamontagne lui avait dit «il y a trois ou quatre ans» lors de la traditionnelle messe du 3 juillet célébrant la fondation de la ville de Québec. «Il m'avait chuchoté à l'oreille: "lorsque ce sera mon tour, j'espère que vous serez libre pour me faire une belle messe ici".»

Discrète ces derniers jours, la famille du défunt s'est exprimée pour la première fois samedi par la voix de son fils, Michel Lamontagne. «Il disait que la vie est ce qu'on en fait. [...] Je crois que nous lui devons un devoir de mémoire, tant sur sa personne que sur ses valeurs qu'il a mises en application tout au long de sa vie», a-t-il dit, mentionnant l'affection de son père «pour sa ville et son pays», «ses valeurs fortes» et son amour du golf. «Il avait beaucoup d'estime pour les gens, les militaires, les électeurs, qui le lui rendaient bien d'ailleurs.»

De nombreux citoyens ont assisté respectueusement à l'arrivée du cortège funèbre peu avant la cérémonie prévue à 11h. L'unité d'apparat du Service de police de la Ville de Québec était chargée de porter le cercueil, accompagnée d'une garde d'honneur du Royal 22e Régiment.

Le gouvernement fédéral de Justin Trudeau était représenté samedi par le ministre Jean-Yves Duclos. François Blais a joué ce rôle pour le gouvernement du Québec. Plusieurs autres politiciens de tous les paliers étaient présents, dont le député conservateur Gérard Deltell et la péquiste Agnès Maltais.

***

Ce qu'ils ont dit...

«C'est un maire qu'on sait aimé des gens. Il y avait dans cette cérémonie beaucoup de dignité, de simplicité aussi.»  - Agnès Maltais, député de Taschereau

«C'est un grand exemple. Malheureusement je ne pense pas pouvoir avoir une vie aussi remplie que la sienne. Lui disait qu'il avait eu une vie inespérée.»  - Jean-Yves Duclos, député libéral de Québec

«C'est rare en politique qu'on opère sans se développer d'ennemis. Bien lui je ne lui en connaissais pas. Il avait peut-être des adversaires de forme sur certaines idées, mais jamais d'adversaires personnels.»  - Gérard Deltell, député conservateur de Louis-Saint-Laurent

«De la manière qu'il racontait ses histoires, c'était comme si c'était un film et qu'il était l'un des acteurs principaux. C'était un homme extraordinaire. Je suis très touché par son décès.»  - L'ex-lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne

Commandant du 425e Escadron de chasse de la... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 2.0

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Commandant du 425e Escadron de chasse de la base de Bagotville, escadron auquel le maire Lamontagne a appartenu, le lieutenant-colonel David Turenne, a tenu à souligner la bravoure de l'ancien maire de Québec.

Le Soleil, Caroline Grégoire

«Un jour une Alouette, toujours une Alouette»

Deux pilotes de CF-18 du 425e Escadron de chasse de la base de Bagotville se sont permis un survol de la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, samedi, en l'honneur de Gilles Lamontagne. Une initiative hautement symbolique qui n'était pas tout à fait prévue au programme.

Le souvenir de Gilles Lamontagne peut être bien différent, tout dépendant d'où l'on se trouve au Québec et ailleurs au pays. Dans la capitale, on se souviendra de lui comme le maire qui a plongé Québec dans la modernité. À Bagotville, qui abrite le 425e Escadron de chasse, auquel M. Lamontagne a appartenu, il est un véritable héros de guerre.

«La fierté de nos unités, ça vient du courage des hommes comme lui», a déclaré le lieutenant-colonel David Turenne, commandant de l'Escadron 425 de la base de Bagotville, qui s'est déplacé samedi pour assister aux funérailles de celui qui s'est enrôlé dans l'Aviation royale canadienne en 1941.

Profond respect

Le fait que l'avion de M. Lamontagne ait été abattu par les nazis en plein vol dans le ciel des Pays-Bas en 1943 et qu'il ait été prisonnier de guerre marque les esprits. Les pilotes actuels ne peuvent qu'avoir un profond respect pour ce genre de service militaire, selon M. Turenne. «Ce n'est pas quelque chose qu'on peut comprendre aujourd'hui, les choses que ces personnes ont vécues durant cette période-là.»

Pour souligner la bravoure de l'un des leurs, les membres de l'unité, surnommée Alouette, ont décidé à la dernière minute de s'inviter à la cérémonie. «Ils ont demandé vendredi si on pouvait faire [un survol]. [...] Nous avions d'autres activités ailleurs. Je n'ai pas les détails, mais ils avaient dit que, si c'est possible, on va le faire.»

Le passage a bien eu lieu, mais peu de gens ont pu en être témoins, la cérémonie étant déjà commencée dans la basilique-cathédrale. «D'habitude, pour les CF-18, c'est compliqué de survoler à basse altitude au-dessus de la ville de Québec et on n'a pas beaucoup de temps. Je suis très content qu'on ait été capable de faire ça aujourd'hui», a ajouté le commandant. «Un jour une Alouette, toujours une Alouette.»

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