Mort de l'ancien maire de Québec Gilles Lamontagne

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L'ancien maire de Québec, l'Honorable Gilles Lamontagne est mort mardi à 97 ans.

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(Québec) L'ancien maire de Québec, l'Honorable Gilles Lamontagne, est mort mardi  à l'âge de 97 ans. Il a été maire de Québec de 1965 à 1977, ministre fédéral de 1977 à 1983 et lieutenant-gouverneur du Québec de 1984 à 1990.

Son décès survient à peine six mois après celui d'un autre maire marquant, Jean-Paul L'Allier, mort en janvier.

Le maire de Montréal Jean Drapeau et Gilles... (Archives Le Soleil) - image 2.0

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Le maire de Montréal Jean Drapeau et Gilles Lamontagne en 1969. À l'époque, Montréal avait été choyée avec des investissements majeurs en infrastructures dans la foulée d'Expo 67. C'était maintenant au tour de Québec, estimait Gilles Lamontagne, qui a demandé au gouvernement québécois de «s'occuper de la capitale».

Archives Le Soleil

La Ville de Québec a publié tard mardi soir un communiqué dans lequel le maire Régis Labeaume et les conseillers offrent leurs condoléances à la famille de M. Lamontagne, «l'un des importants maires que Québec a connus».

«Je suis profondément triste du décès d'un des grands maires de Québec, a dit M. Labeaume. Cet homme s'est investi avec coeur et passion dans sa fonction de maire ainsi que dans tous ses engagements dans la communauté tout au long de sa vie. Il a permis à Québec de se positionner parmi les grandes villes pendant son règne comme maire. Son départ laisse un grand vide dans l'histoire de notre ville. Je suis bouleversé. J'aimais particulièrement ce sage de qui je m'inspirais dans mes fonctions et comme être humain.»

Le drapeau de la Ville de Québec sera mis en berne «ces prochaines heures» et «tous les détails concernant les funérailles seront communiqués au cours des prochains jours».

La Ville de Québec annonce aussi qu'elle proposera aux citoyens «un moment pour se recueillir à sa mémoire et offrir leurs condoléances aux proches et amis de l'Honorable Gilles Lamontagne».

Grand ami de M. Lamontagne, l'attaché de presse de l'actuel maire de Québec, Paul-Christian Nolin, a témoigné dans un message sur sa page Facebook vers 23h mardi.

« Ce soir, je suis triste parce que j'ai perdu un grand ami, un compagnon de longue date, un maître à penser, mon mentor, Gilles Lamontagne», a écrit M. Nolin.

D'autres réactions n'ont pas tardé sur les réseaux sociaux. «Merci pour tout ce que vous avez donné à notre ville et au pays», a écrit le ministre fédéral et député de Québec Jean-Yves Duclos.

Le «maire de la modernité»

Le passage de Gilles Lamontagne comme maire de Québec aura été marqué par de grands développements urbains. «Quand il arrive en 1965, Québec a pris beaucoup de retard par rapport à Montréal avec Expo 67, le métro, l'autoroute métropolitaine», avait dit au Soleil l'historien et ancien conseiller municipal Réjean Lemoine en entrevue au Soleil en 2013 à l'occasion de la parution de son livre Les maires de Québec depuis 1833.

Gilles Lamontagne a donc pris les bouchées doubles en matière de construction et d'aménagement. «En 12 ans, il va faire ce qu'un maire aurait normalement dû faire en 30 ans, illustrait M. Lemoine. Si vous regardez les édifices en hauteur à Québec, ils ont tous été construits sous Lamontagne.»

On pense particulièrement au développement de la colline parlementaire, à la construction du Complexe G, de Place Québec, le chantier de l'autoroute Dufferin-Montmorency.

Maire de la modernité pour les uns, «maire du béton» pour ses détracteurs, Gilles Lamontagne assumait ces choix parfois controversés. «Quand je suis arrivé, la ville était stagnante à plusieurs points de vue. On voulait réveiller les choses», avait-il affirmé en mars 2012.

Le Soleil avait alors rencontré l'homme toujours vif à l'âge de 93 ans, à l'occasion du legs de ses archives privées à la Ville de Québec. M. Lamontagne avait confié avoir l'impression de «boucler la boucle». «C'est la fin d'un cheminement, la conclusion d'une vie inespérée», témoignait celui qui a été aviateur pendant la Seconde Guerre mondiale et a été fait prisonnier en Allemagne. «Moi, je rêvais de voler, d'être aviateur. Je n'étais pas né pour faire de la politique», avait-il lancé. Il a finalement fait le saut en 1962 avec le Progès civique et a dirigé la Ville de Québec de 1965 à 1977.

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