Paul Shoiry: «J'ai eu une bonne frousse!»

Le conseiller Paul Shoiry, de Démocratie Québec, sera... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le conseiller Paul Shoiry, de Démocratie Québec, sera absent du bureau pour au moins deux semaines puisqu'il doit soigner une entorse, des contusions et des ecchymoses.

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(Québec) «J'ai eu une bonne frousse!» Victime d'un accident de vélo jeudi dernier, le conseiller de l'opposition Paul Shoiry s'estime chanceux que sa situation n'ait pas été plus dramatique.

Joint par Le Soleil samedi, l'élu de Démocratie Québec a accepté de revenir sur son accident afin de sensibiliser quelque peu les cyclistes et les conducteurs en ce début de saison estivale.

M. Shoiry circulait vers 17h15 sur la bande cyclable du chemin Saint-Louis en direction ouest. Alors qu'il passait devant Place Saint-Louis-de-France, un véhicule qui était dans la voie en sens inverse a tourné pour entrer dans le stationnement du centre commercial. Le vélo a alors percuté le devant de la voiture.

«Un véhicule [en direction ouest] s'est arrêté pour le laisser passer. Cela s'est fait très vite. On parle d'une fraction de seconde. Lorsque je m'en suis rendu compte, le véhicule était devant moi. J'ai essayé de freiner, mais il était trop tard. Il y a eu un choc. Ma roue avant a frappé le devant de la voiture», raconte-t-il.

M. Shoiry a été projeté par-dessus le véhicule et s'est retrouvé couché sur l'asphalte. Il indique avoir «perdu la carte» quelques secondes. Il a repris conscience, étendu sur le sol avec les mains fermées en dessous de lui sur son torse.

«Lorsque j'ai frappé l'asphalte, j'ai perdu des bouts après ça. Je me souviens très bien de voir l'automobile surgir devant moi et il n'allait pas à une vitesse excessive. Il tournait. [...] C'est un concours de circonstances. Si j'avais été cinq mètres plus reculés, probablement que j'aurais pu arrêter à temps et lui aussi», affirme l'ancien maire de Sillery. «J'ai frappé le sol de face. C'est mes mains et mes bras qui ont absorbé le coup. Lorsque j'ai repris conscience, j'avais de la difficulté à m'exprimer», ajoute-t-il.

Le conseiller a par la suite été transporté par ambulance à l'hôpital de l'Enfant-Jésus où il a subi une série de tests. Il a obtenu son congé de l'hôpital vendredi après-midi après y avoir séjourné une nuit.

Dans sa malchance, M. Shoiry se dit tout de même «très chanceux». Il estime qu'il s'agit d'un «bête accident», qu'il n'y a personne «en faute».

«On peut juste spéculer. Mais lorsque je regarde mon casque, il a encaissé une bonne partie du coup. Il est renfoncé et fendu sur le côté gauche. Le côté où mon visage est complètement tuméfié», indique-t-il au bout du fil. «Il a fait le travail pour lequel il a été conçu. J'en ai la preuve. Sans lui, je pense que cela aurait été beaucoup plus grave. On ne se parlerait peut-être pas. Je serais peut-être dans un état plus sérieux à l'hôpital», poursuit-il, promettant de le garder comme souvenir.

L'accident aura tout de même laissé plusieurs marques. Le conseiller, qui sera absent du bureau pour au moins deux semaines, doit soigner une entorse, des contusions et des ecchymoses.

Physiothérapie

«J'ai des ecchymoses sur les deux épaules. J'ai un oeil au beurre noir. Mon visage est enflé. Mon oeil gauche est aujourd'hui ouvert, il était fermé jusqu'à hier [vendredi] matin. Je dois également aller en physiothérapie cette semaine pour mon entorse cervicale», énumère l'amateur de vélo, qui a déjà participé à des compétitions étant plus jeune. Depuis le début de la saison, M. Shoiry avait parcouru environ 150 kilomètres.

Pour l'heure, l'homme politique de 59 ans n'est pas en mesure de dire s'il va être capable de reprendre son vélo.

«Ça donne un coup. Je ne suis pas capable de dire pour le moment si je vais être capable...» dit-il, en concluant que «lorsqu'il y a du trafic et que la visibilité est moins bonne, il ne faut pas rien présumer ni du côté des automobilistes, ni des cyclistes, ni des coureurs, ni des piétons. Je pense qu'il faut sensibiliser les automobilistes que lorsque tu traverses une voie cyclable, il faut être doublement prudent. Le partage de la route, c'est l'affaire de tous.»

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