Dénuder le Colisée: «impossible», dit Labeaume

Le projet d'un étudiant à la maîtrise en... (Steve Fortier-Evers)

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Le projet d'un étudiant à la maîtrise en architecture de dénuder le Colisée a poussé Régis Labeaume à partager publiquement une idée qui lui était venue en tête concernant l'avenir du Colisée.

Steve Fortier-Evers

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(Québec) Régis Labeaume aurait bien aimé voir les arches du vétuste Colisée Pepsi dénudées, tel que l'a proposé un étudiant en architecture de l'Université Laval dans son projet intitulé Striptease. Mais c'est «techniquement impossible» selon le maire, qui avait imaginé une reconversion dans laquelle le bâtiment serait devenu une «véritable oeuvre d'art».

Il faut croire que le maire de Québec et Steve Fortier-Evers, finissant à la maîtrise en architecture de l'Université Laval, s'entendraient bien. Le projet de l'étudiant, rapporté dans Le Soleil de jeudi et par son superviseur de maîtrise, blogueur pour Monlimoilou.com, a poussé Régis Labeaume à partager publiquement une idée qui lui était venue en tête concernant l'avenir du Colisée.

«On voulait démolir le Colisée Pepsi en gardant toutes les arches. J'imaginais des couleurs différentes pour chaque arche», a-t-il expliqué en entretien téléphonique au Soleil, jeudi. Malheureusement pour M. Labeaume - et donc pour Steve Fortier-Evers -, le projet s'est arrêté à l'étape de l'étude de faisabilité réalisée par des architectes et des ingénieurs de la Ville. «C'est techniquement impossible, parce que la rénovation du Colisée [dans les années 80] a été faite dans les arches. Si on démolit les rénovations, on démolit les arches.»

L'étudiant proposait un réaménagement similaire mettant en vedette le squelette ancestral, y ajoutant une saveur hivernale avec une place publique, un anneau de glace et une patinoire.

Potentiel

Régis Labeaume croit que la structure originale, datant de 1949, avait le potentiel d'être transformée «en véritable oeuvre d'art». Il en avait d'ailleurs discuté avec le fils de l'entrepreneur du Colisée Pepsi au moment de l'inauguration du nouvel amphithéâtre, en septembre 2015.

«Je veux que les gens le sachent parce que j'étais très déçu [que le projet n'aboutisse pas]. Le maire de Québec ajoute qu'il aurait été prêt à financer une telle reconversion. «Ça aurait été encore plus beau que le projet de l'étudiant!» L'avenir du Colisée Pepsi, inoccupé depuis le passage de Metallica le 14 septembre 2015, est scellé. Il sera vraisemblablement démoli, mais on ne sait toujours pas dans combien de temps.

Avec la place Jean-Béliveau, dont les travaux s'amorceront d'ici la fin de l'année et la démolition imminente d'Espace K, également sur le terrain d'ExpoCité, la Ville de Québec ne veut pas se retrouver avec plusieurs chantiers en même temps dans le secteur de l'amphithéâtre. «Le premier élément qui risque de tomber, c'est Espace K», a indiqué Paul-Christian Nolin, l'attaché de presse du maire, jeudi. Pour le Colisée, «on n'est pas pressé», a-t-il dit, évoquant de faibles coûts d'un entretien minimal. Ils étaient estimés à 120 000 $ par année au moment de sa fermeture.

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