Amphithéâtre: grande place, oeuvre monumentale

La sculpture La rencontre du duo d'artistes de Québec Cooke-Sasseville... (Fournie par la Ville de Québec)

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La sculpture La rencontre du duo d'artistes de Québec Cooke-Sasseville proposera deux cerfs de bronze de 11 mètres de haut, la plus grande sculpture de bronze jamais coulée au Canada.

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(Québec) Jeux d'eau, patinoire, boisé aménagé pour les enfants, aires de repos et, surtout, ouverture vers son voisinage de Limoilou : la place publique Jean-Béliveau devant l'amphithéâtre promet, dès l'an prochain, de mettre de la vie à ExpoCité.

On veut que la place de 15 000 m2 construite au coût de 10 millions $ devienne un lieu de rencontre. Et pas seulement les soirs d'événements au Centre Vidéotron. «Je vous prédis que tout l'été il va y avoir des gens. Ici, vous allez pouvoir manger des produits du marché. C'est central et honnêtement, la basse ville méritait bien ça», s'est réjoui le maire de Québec, Régis Labeaume, jeudi.

Il venait avec la conseillère et vice-présidente du conseil exécutif Julie Lemieux et le ministre responsable de la capitale, François Blais, de dévoiler le concept final de cette place publique à l'occasion du Colloque sur l'innovation qui se tenait au Centre Vidéotron.

Un concept très largement inspiré des conclusions du rapport Gélinas sur l'avenir d'ExpoCité présenté en avril 2015.

Ainsi, une grande place publique avec mobilier urbain, du gazon et des jeux d'eau voisinera l'actuel boisé le long du boulevard Wilfrid-Hamel où aucun arbre ne sera coupé, assure la Ville.

«Pas une feuille ne va être enlevée. On va aménager le boisé pour les enfants. Il y aura un jeu d'eau impressionnant», a dit M. Labeaume.

Au centre, une oeuvre d'art monumentale, La rencontre, du duo de Québec Cooke-Sasseville, promet d'en étonner plus d'un.

«Les clôtures qui ceinturaient le site seront complètement éliminées, et le lieu deviendra plus convivial pour les piétons et les cyclistes», a ajouté le maire.

La place Jean-Béliveau l'hiver... (Photo fournie par la Ville de Québec) - image 4.0

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La place Jean-Béliveau l'hiver

Photo fournie par la Ville de Québec

La place Jean-Béliveau l'automne... (Photo fournie par la Ville de Québec) - image 4.1

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La place Jean-Béliveau l'automne

Photo fournie par la Ville de Québec

En hiver, on prévoit une patinoire et des foyers pour des feux de camp au moment où on souhaite animer le lieu 12 mois par année.

Site en mutation 

Les premiers coups de pelle pour l'aménagement de la place Jean-Béliveau commenceront d'ici la fin de cette année pour la livraison d'une grande majorité de la place publique à l'été 2017.

«À l'été 2018, on terminera l'aménagement de la forêt. Tout ça pendant l'aménagement du grand marché public», a poursuivi M. Labeaume à propos du Grand Marché qui déménagera du Vieux-Port dans deux ans.

«En 2018 ici ça va être complètement transformé», a prédit M. Labeaume. 

La conseillère de Limoilou, Suzanne Verreault, s'est dite pour sa part convaincue que les nouveaux aménagements seront adoptés par la population locale.

La rencontre en cinq points

Jean-François Cooke et Pierre Sasseville ont présenté la... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche) - image 6.0

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Jean-François Cooke et Pierre Sasseville ont présenté la maquette de leur oeuvre La rencontre.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

On promettait une oeuvre d'art originale et «monumentale», elle le sera. Avec La rencontre le duo d'artistes de Québec Cooke-Sasseville a imaginé deux jeunes cerfs de Virginie en bronze pour cette sculpture qui sera érigée dès l'été prochain devant le Centre Vidéotron. Survol en cinq points.

1. Des cerfs de Virginie

Oubliez une sculpture inspirée par le hockey. La rencontre ne fait pas allusion à ce qui se joue sur la patinoire du Centre Vidéotron. La glace et la nordicité sont toutefois présentes dans cette image dédoublée de cerfs de Virginie, animal emblématique de notre climat. Car la rencontre, elle peut être celle de deux bêtes. Ou d'un reflet dans la glace. «On ne sait pas si ce sont deux animaux ou un seul qui découvre pour la première fois son reflet», a expliqué l'artiste Jean-François Cooke en entrevue au Soleil. «Il y a un aspect très poétique à cet arrêt sur image», a-t-il dit. L'oeuvre La rencontre s'ancre aussi dans son quartier, Limoilou, avec, sur son socle, une allusion aux balcons du voisinage de l'amphithéâtre et de la place Jean-Béliveau. Et le duo d'artistes souhaite avant tout que chacun ait sa propre interprétation. «On aime proposer une oeuvre qui permet plusieurs pistes de lecture», a dit Pierre Sasseville.

2. Plus grande que nature

Avec ses 11 mètres, La rencontre sera la plus grande sculpture de bronze jamais coulée au Canada. Monumentale aussi en matière de budget : à 1,125 million $, il s'agit du plus gros de l'histoire de la Politique québécoise d'intégration des arts à l'architecture, cette politique du «1 %» instaurée en 1961. Dans les documents pour le concours, la Ville de Québec et le ministère de la Culture souhaitaient une sculpture de très grand format qui deviendra «emblématique» et liée à la vocation du site d'ExpoCité. Jeudi, le maire de Québec, Régis Labeaume, a prédit un grand avenir. «Ça, ça va faire le tour du monde. Je pense que ça va impressionner beaucoup de monde.» Même s'il admet avoir été «étonné» en voyant l'audacieuse proposition, il dit aimer l'oeuvre de Cooke-Sasseville. «J'aime ça parce que ça va faire jaser. C'est évident, ce sera extrêmement photographié. On voulait quelque chose d'étonnant, eh bien, c'est stupéfiant. Bravo!»

3. Une oeuvre pour la famille

En élaborant le concept de La rencontre, Jean-François Cooke et Pierre Sasseville avaient constamment en tête de lui donner un caractère familial. «C'est une oeuvre ludique, pensée pour la famille et intéressante à côtoyer», estime Pierre Sasseville. Cette volonté d'une oeuvre accessible à tous qui plaira aux plus petits faisait aussi partie de la commande, en lien avec la vocation de la place Jean-Béliveau. «Quand on parle de cette place on parle de famille, de gratuité, de jeux d'eau l'été, de patinoire l'hiver», a enchaîné M. Cooke. «Nous, on est partis de toutes ces idées-là pour se déployer en hauteur et présenter une oeuvre sur socle qui semble s'inspirer du classicisme des jardins où au centre on voyait une très belle oeuvre poétique. Ces idées-là nous plaisaient beaucoup.» Il faut dire que le duo nous a habitués à des oeuvres ludiques, eux à qui on doit notamment les gros pigeons avec des boîtes de soupe Campbell's présentée ces deux derniers étés dans Les passages insolites. Cooke-Sasseville a aussi joyeusement revisité les classiques Penseur de Rodin et Le discobole de Myron avec l'oeuvre De l'eau sur le feu... devant une résidence pour personnes âgées sur l'avenue Royale, dans Beauport.

4. Gros morceau pour le duo

Jean-François Cooke et Pierre Sasseville ont beau rouler leur bosse dans le monde de l'art contemporain depuis plus de 15 ans et compter une vingtaine d'oeuvres d'art public à leur actif, La rencontre a quelque chose de spécial. «C'est un projet d'importance, dans notre ville, qui a un budget important et situé dans un lieu qui va devenir névralgique, une place publique extrêmement fréquentée, j'ai l'impression», a dit Pierre Sasseville à propos de cette oeuvre qui sera aussi scrutée, commentée, aimée ou détestée. Les artistes en sont bien conscients. Et la Ville de Québec aussi. «On s'attend à des critiques. Ce sera tranché, mais ça ne laisse personne indifférent», a dit la conseillère responsable de la culture, Julie Lemieux, selon qui le jury piloté par le ministère de la Culture a été unanime. 

5. Compléter le trio 

La rencontre de Cooke-Sasseville sera la deuxième oeuvre d'art public pour le Centre Vidéotron. La première, Le grand bleu du Nord de l'artiste Jonathan Villeneuve est le mur lumineux dans le hall de l'amphithéâtre. Inaugurée lors de l'ouverture du Centre Vidéotron, elle était dotée d'un budget de 400 000 $. Une autre oeuvre viendra aussi compléter le trio, vraisemblablement une murale sur le Pavillon de la jeunesse une fois que le bâtiment Espace K aura été démoli. Son concept n'est pas encore défini, mais elle rendra hommage aux grands de l'histoire du hockey à Québec comme les Jean Béliveau et Joe Malone.

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