Labeaume invite Duclos «à se battre» pour le pont de Québec

Régis Labeaume invite le ministre fédéral Jean-Yves Duclos à «se relever les... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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(Québec) Régis Labeaume invite le ministre fédéral Jean-Yves Duclos à «se relever les manches et à se battre» pour la peinture du pont de Québec.

«Il ne doit pas accepter les décisions de la bureaucratie. Il doit se battre, et on va se battre avec lui», a lancé le maire de Québec à propos de l'élu du cabinet Trudeau, arrivé aux Communes en octobre.

«C'est un nouveau politicien. Il arrive à Ottawa, la machine bureaucratique peut être imposante, même intimidante», a poursuivi M. Labeaume à propos du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social et député de Québec.

M. Duclos, a ajouté M. Labeaume, a d'autant plus la possibilité de faire avancer le dossier qu'il est membre du comité des priorités du gouvernement libéral. «En tant que membre du comité des priorités, il est en position stratégique pour régler des dossiers.»

Cette invitation au combat pour dégager les sommes requises pour repeindre le pont, un exercice évalué à 300, voire 400 millions $, survient au lendemain d'une fin de non-recevoir du maire de Québec et celui de Lévis, Gilles Lehouillier.

Mercredi, les deux hommes se sont dits «furieux» de la proposition du fédéral d'utiliser les 75 millions $ promis d'Ottawa pour le pont à d'autres projets d'infrastructures.

«C'est un marché de dupes. On n'aura pas 75 millions $ de plus. On n'est pas des enfants d'école», a réitéré M. Labeaume jeudi. Il ne croit pas une minute ce transfert potentiel d'argent d'un projet à l'autre. Le pont est un dossier distinct des programmes réguliers d'infrastructures, plaident MM. Labeaume et Lehouillier.

Le maire de Québec a aussi profité d'un point de presse en marge du Colloque sur l'innovation, jeudi, pour demander une deuxième rencontre sur le dossier avec le ministre canadien des Transports, Marc Garneau. «On exige une deuxième rencontre avec le ministre», a-t-il tranché.

Daoust comprend la réaction des maires

Le ministre des Transports du Québec, Jacques Daoust, a dit comprendre la réaction des maires, car le fédéral remet le «fardeau» de sa promesse électorale sur les épaules des gouvernements inférieurs, surtout municipaux. «Il faut qu'on refasse ce qu'on a fait à l'origine : se rencontrer», pense-t-il lui aussi.

M. Daoust réfute par ailleurs que l'entente signée par le gouvernement du Québec et le CN pour l'utilisation et l'entretien de la voie carrossable soit un frein à une nouvelle peinture. Les dépassements de coûts potentiels qui échoueraient dans la cour du provincial doivent concerner les travaux majeurs en cours, analyse-t-il. La peinture est dans une classe à part, selon lui. «Ce n'est pas mutuellement exclusif. Si j'en fais un, ça ne m'empêche pas de faire l'autre. Mais parlons-nous», a insisté l'élu provincial, prévenant que «le gouvernement du Québec ne partira pas seul dans son coin» pour financer le projet de peinture. 

Jean-Yves Duclos, en déplacement dans l'ouest du pays, n'a pas commenté ces nouvelles déclarations. Son porte-parole, Mathieu Filion, a répété qu'il «va continuer à collaborer étroitement avec les partenaires provinciaux et municipaux et à défendre avec force les intérêts de la grande région de Québec et ses nombreux projets autour de la table du Conseil des ministres». 

Le cabinet du ministre Garneau est demeuré coi, tout comme le CN. 

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