Boucherie W.E. Bégin: le proprio jette l'éponge

L'ancienne boucherie W.E. Bégin est à l'abandon depuis... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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L'ancienne boucherie W.E. Bégin est à l'abandon depuis bientôt quatre ans sur la rue Saint-Jean.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) De guerre lasse, le propriétaire de l'ancienne boucherie W.E. Bégin, Luc Massicotte, jette l'éponge. L'homme d'affaires espère conclure sous peu la vente de son projet de condos qui doit remplacer l'édifice en décrépitude de la rue Saint-Jean. Ce n'est qu'une fois la transaction conclue que l'immeuble honni, à l'abandon depuis bientôt quatre ans, pourra disparaître sous le pic des démolisseurs.

«Il y a de l'intérêt [pour l'achat du projet], c'est indéniable [...], même si le marché du condo marche un peu au ralenti», explique M. Massicotte au sujet de la construction de sept appartements en lieu et place de l'édifice dont il s'était porté acquéreur dans l'espoir de faire renaître au rez-de-chaussée la renommée boucherie.

«Je suis en négociations avec quelques entrepreneurs et promoteurs. C'est un beau projet, bien canné, mais ça prend quelqu'un qui a les reins solides, explique-t-il. Des promoteurs m'ont déjà approché, mais pas question que je le donne. Le projet vaut entre 2,2 millions et 2,5 millions $ et j'ai investi environ 200000$ en honoraires d'architectes et d'ingénieurs. Ça peut devenir un bon placement, d'autant plus que c'est au centre-ville.»

L'édifice placardé de la rue Saint-Jean fait le malheur des résidents et des commerçants en raison des odeurs qui s'en dégagent et de la vermine installée à demeure. Il y a deux mois, la directrice générale de la SDC du Faubourg n'avait pas caché son impatience. «On veut que ça bouge. [Les commerçants des environs] ont assez souffert.»

Début mars, le maire Régis Labeaume avait été cinglant à l'égard de M. Massicotte, lors d'une séance du conseil municipal, qualifiant de «dégueulasse» l'édifice délabré. «C'est un scandale, cette affaire-là...» avait-il lancé, accusant son propriétaire d'avoir voulu acheter l'immeuble uniquement «pour spéculer».

Insécurisant

Détenteur d'un permis de démolition depuis novembre, M. Massicotte ne cache pas que l'exigence d'un cautionnement d'exécution de 140000$ par la Ville, afin de garantir la disparition et la construction d'un nouvel édifice dans un certain délai, en fasse reculer plus d'un. «Ça n'aide pas. Si la construction ne va pas passer vite, on peut garder le cautionnement. Ça peut être vu comme un dead lineserré pour certains et devenir insécurisant.»

En marge de la vente de son projet de la rue Saint-Jean, M. Massicotte doit également composer avec «des problèmes de rentabilité» de son magasin-usine de l'arrondissement de Sainte-Foy, fermé depuis trois semaines. «Il est minuit moins une», laisse-t-il tomber.

L'homme d'affaires cherche à se départir de ce commerce installé près du boulevard du Versant-Nord et qui ne peut plus desservir en charcuterie son aire de restauration rapide de Place de la Cité, dont la santé financière est mise à mal depuis la fermeture du Jardin Mobile.

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