Roy-Marinelli fustige le commissaire au lobbyisme

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Danielle Roy Marinelli a quitté la vie politique en 2013.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) L'ex-mairesse de Lévis a sorti la plume pour donner une véritable volée de bois vert au commissaire au lobbyisme du Québec. Danielle Roy-Marinelli juge qu'il a agi de manière «inacceptable et éthiquement gênante» dans le dossier du promoteur immobilier Michel Dallaire acquitté lundi de quatre accusations de lobbyisme illégal pour avoir contacté l'ex-mairesse par lettre.

Le comportement du commissaire François Casgrain a irrité au plus haut point celle qui a quitté la vie politique en 2013. Dans une lettre ouverte envoyée aux médias, Mme Roy-Marinelli s'explique mal comment elle a pu être prise dans cette enquête du commissaire et par la suite témoin devant le tribunal pour avoir reçu une lettre dans laquelle M. Dallaire demandait une rencontre avec la commission consultative d'urbanisme.

«Cette demande de rencontre avec la commission consultative d'urbanisme dont c'est justement le rôle a alors été interprétée par le commissaire et son organisation comme étant une tentative d'influence de titulaires de charges publiques», déplore l'ex-mairesse.

Elle assure n'avoir «jamais subi quelconque pression ou tentative d'influence que ce soit». «Mais le commissaire semblait à ma place, convaincu du contraire», écrit Mme Roy-Marinelli dans sa missive. «À tel point que lors de mon passage à la barre des témoins, mes premiers mots ont été les suivants : "Je me demande qu'est-ce qu'on fait ici?"» 

L'ex-politicienne ne mâche pas ses mots à l'endroit du commissaire Casgrain. «Que l'actuel commissaire veuille faire connaître son existence encore trop anonyme auprès du grand public est une chose. Qu'il cherche à judiciariser des causes en insinuant ce qui n'a pas été ressenti de la part des élus pour y parvenir en est une autre», tranche Mme Roy-Marinelli. Elle va jusqu'à estimer que le commissaire au lobbyisme perçoit les élus «comme des marionnettes».

«À mes yeux, cette façon de faire est inacceptable, éthiquement gênante et relève de pratiques abusives.»

Heureuse de l'acquittement

Jointe au téléphone, l'ex-mairesse de Lévis s'est dite soulagée de voir que Michel Dallaire a été acquitté de quatre accusations de lobbyisme illégal dans la décision du juge Carol St-Cyr de la Cour du Québec.

«Je suis heureuse pour M. Dallaire», a-t-elle dit, déplorant toutefois la suspicion dont son administration et M. Dallaire ont fait l'objet.

«Pas seulement pour son cas à lui. Aujourd'hui, on en est venus à penser qu'un promoteur parle à un élus, tout de suite il y a quelque chose de croche», déplore celle qui a cumulé plus de 20 ans de vie politique. «Il y a un juste milieu à aller chercher dans ça.»

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