Lévis craque pour les camions-restos

  • Onze camions de cuisine de rue étaient réunis au Marché public de Lévis (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Onze camions de cuisine de rue étaient réunis au Marché public de Lévis

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  • Il fallait jouer du coude et faire preuve de patience pour déguster les spécialités des camions-restaurants. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Il fallait jouer du coude et faire preuve de patience pour déguster les spécialités des camions-restaurants.

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  • Les propriétaires des camions-restaurants en ont eu plein les bras. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Les propriétaires des camions-restaurants en ont eu plein les bras.

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  • Les files s'entrecroisaient dans une ambiance bon enfant. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Les files s'entrecroisaient dans une ambiance bon enfant.

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  • Onze camions de cuisine de rue étaient réunis au Marché public de Lévis (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Onze camions de cuisine de rue étaient réunis au Marché public de Lévis

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  • «Ça prouve que la demande est là», affirme la propriétaire du Bacon Truck, Annie Clavette. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    «Ça prouve que la demande est là», affirme la propriétaire du Bacon Truck, Annie Clavette.

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  • Étienne Nadeau, du camion restaurant Les Recettes paumées (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Étienne Nadeau, du camion restaurant Les Recettes paumées

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(Québec) Du monde, beaucoup de monde, énormément de monde. Ceux qui doutaient encore de la popularité de la cuisine de rue peuvent aller se rhabiller. Ce sont des milliers de personnes qui ont défilé vendredi, dans le secteur du marché public de Lévis, à l'occasion d'un regroupement de 11 camions-restaurants.

Il fallait jouer du coude et faire preuve de patience pour arriver à déguster les différents mets offerts par ces restaurateurs ambulants, que ce soit une guédille au homard et aux crevettes, une poutine à la joue de boeuf, un porc effiloché ou un tartare de saumon à la japonaise. Une preuve que la cuisine de rue tient de plus en plus de la gastronomie que de la restauration rapide bon marché. 

Les propriétaires des camions-restaurants en ont eu plein les bras à partir de 11h et pendant toute la journée, les curieux faisant fi du mauvais temps en soirée. C'est une véritable marée humaine qui a envahi le secteur de la rue J.-B.-Michaud, fermée pour l'occasion. Les files d'attente se sont étirées et entrecroisées sur une centaine de mètres, dans une ambiance bon enfant.

Propriétaire de la compagnie Le gras dur, qui compte trois camions, dont Le Bacon Truck, Annie Clavette ne cachait pas son enthousiasme. «Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde. Ça prouve que la demande est là.»

L'affluence était tellement forte à l'heure du dîner que Mme Clavette a lâché un coup de fil à son fournisseur de frites afin qu'il vienne la ravitailler en journée. «J'aime autant prévoir parce que ce soir [vendredi], il risque d'y avoir encore plus d'achalandage.»

Clients comblés

Venue avec son conjoint et son fils Elliott, âgé de 15 mois, Andréanne Gaulin était comblée par son expérience. La jeune mère du secteur Saint-Nicolas comptait se régaler d'un fajita au porc effiloché et de croustilles maison. Mais encore lui fallait-il attendre un long moment.

«Je trouve ça vraiment cool. J'ai vécu à Toronto et je trouvais ça hot de pouvoir manger un hot-dog sur la rue, à l'heure du midi. Je ne pense pas que ça fasse compétition aux restaurants. Si t'as envie de la nourriture de food truck, tu n'iras pas dans un restaurant. Ce n'est pas la même chose.»

Venues de Montmagny, les copines Denise et Ginette en étaient encore à «faire le tour des menus», vers 11h. «On aimerait ça que la cuisine de rue soit plus accessible dans la région», glissent-elles, ajoutant que la possibilité de déguster une bouchée, à chaque camion, aurait été appréciée pour arrêter leur choix.

Trois travailleurs des Galeries Chagnon, Jonathan Bélanger, Joseph Marie Safali et Dany Ménard, ont trouvé sur place une poutine au porc effiloché capable de satisfaire leur appétit. «Ce sont les camions qui se déplacent pour nous, c'est un gros avantage», explique le premier.

Les habitants de l'immeuble de condos Misceo avaient le spectacle en plein dans leur cour, ce qui en a incité plus d'un à venir faire un tour. C'est le cas de Florence Guay, descendue se chercher un burger à l'effiloché de porc, au camion Barbacoa, qu'elle comptait ensuite manger chez elle. «C'est une initiative merveilleuse, mais si j'étais restaurateur, je ne suis pas certaine à 100 % que j'aimerais ça...»

Le maire Lehouillier n'en revient pas

Le maire Gilles Lehouillier est dépassé par le succès remporté par le happening de cuisine de rue qui s'est tenu vendredi dans sa ville. «Je n'ai jamais vu ça, c'est incroyable. C'est un succès phénoménal pour cette nouvelle expérience culinaire.»

Malgré le mauvais temps, la foule se pressait encore devant les camions-restaurants lorsque M. Lehouillier s'est rendu sur place, en fin d'après-midi, après avoir assisté au congrès de l'Union des municipalités du Québec.

«On a de la misère à marcher dans la rue. Un restaurateur m'a dit avoir servi plus de 1100 repas depuis le début de la journée», explique lorsque joint par Le Soleil en soirée. «Il y a une belle ambiance et beaucoup de familles [...] On ne parle plus de roulottes à patates frites. Ce sont des restaurateurs avec un équipement sophistiqué qui servent de la nourriture de qualité.»

Les commerçants du secteur du marché de Lévis ont été loin de se plaindre de ce vendredi fou. «Le propriétaire du Cosmos m'a dit que ça lui amenait une clientèle comme c'est pas possible. Ç'a été un feu roulant.»

Cette réussite conforte le maire de Lévis dans sa volonté de lancer un projet pilote de cuisine de rue, le mois prochain, à la traverse de Lévis. C'est le camion-restaurant Barbacoa, présent vendredi au rassemblement, qui en sera le pionnier. «On le fait en collaboration avec les commerçants du secteur. L'idée, c'est de travailler ensemble.»

Le maire n'écarte pas l'idée d'étendre éventuellement l'offre à quelques «endroits stratégiques» de son territoire, «dans le respect de ceux [les restaurateurs] qui payent des taxes», question d'éviter «une concurrence déloyale». 

Les propriétaires s'expriment

Annie Clavette (Le Bacon Truck)... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 4.0

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Annie Clavette (Le Bacon Truck)

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Annie Clavette (Le Bacon Truck)

Q Simple mode ou phénomène appelé à rester, la cuisine de rue?

R Ce n'est pas juste une mode, c'est un mode de vie. C'est dans la culture partout à travers le monde, que ce soit aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine ou ailleurs au Canada. Il y a juste au Québec où c'est nouveau. La cuisine de rue a vraiment sa place et ça va durer. Les gens sont prêts. Ça répond à un besoin. Plutôt que d'aller dans des chaînes [de restauration rapide] comme McDo's ou Burger King, les gens peuvent venir acheter des repas faits avec des produits venant de producteurs locaux. L'argent reste ici.

Q Payante, la cuisine de rue?

R Oui, mais comme toute entreprise, ça prend un minimum de cinq ans avant d'être rentable. C'est notre troisième année, et nous sommes encore en train d'apprivoiser la compagnie. On est rendus à trois camions et un restaurant. À la base, il faut être un bon restaurateur et bien connaître les rouages de la restauration.

Q Qu'attendez-vous de la Ville de Québec à l'égard de la cuisine de rue?

R On vient de Montréal et nous allons participer à plein d'activités cet été à Québec, comme le BBQ Fest et le Festival du bacon. Les gens de Québec veulent nous voir. Nous avons nos fans. Je m'attends à ce que la Ville décide de répondre aux besoins du citoyen qui désire avoir accès à ce genre de cuisine, avec une réglementation sur la salubrité par exemple, plutôt que de garder le statu quo pour ne pas déranger les restaurateurs qui ont pignon sur rue. Je connais plein de gens qui ont des restaurants et qui font aussi de la cuisine de rue. Ça permet de répondre à d'autres besoins.

Étienne Nadeau (Les Recettes paumées)... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 5.0

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Étienne Nadeau (Les Recettes paumées)

Le Soleil, Erick Labbé

Étienne Nadeau (Les Recettes paumées)

Q Simple mode ou phénomène appelé à rester, la cuisine de rue?

R C'est un phénomène qui va s'installer. Il y a un engouement dans la région de Québec. Pour moi, c'est une façon de partir mon entreprise de restauration tranquillement pas vite. J'ai 22 ans et à cet âge-là, on n'a pas toujours un capital de départ. Mon but est d'ouvrir mon restaurant plus tard.

Q Payante, la cuisine de rue?

R C'est mon premier événement, alors on verra... (rires). Ce sont de gros investissements, mais je suis confiant de faire mes frais. Pour la main-d'oeuvre, je fais presque tout, avec des amis qui viennent m'aider. Ça permet de réduire les frais au minimum.

Q Qu'attendez-vous de la Ville de Québec à l'égard de la cuisine de rue?

R J'ai hâte de voir le projet pilote. J'espère qu'il va être fait dans le sens du monde, pas du genre un food truck à un endroit, ouvert sept jours sur sept, sans compétition. Je ne ferais pas de cachette que je me verrais bien sur Grande Allée, la nuit, à la sortie des bars. Ce serait le spot idéal. C'est vrai qu'il y a Ashton et le Beyrouth, mais ça prendrait un peu plus de diversité dans le coin. On peut rêver, ça m'étonnerait que ça passe... Les parcs industriels et le secteur des grosses tours de bureaux sont aussi des endroits intéressants.

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Josée Brouillette (Air de boeuf)

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Josée Brouillette (Air de boeuf)

Q Simple mode ou phénomène appelé à rester, la cuisine de rue?

R La cuisine de rue est là pour rester. On vient de Drummondville, on s'en rend compte chaque fois qu'on va à Montréal.

Q Payante, la cuisine de rue?

R Oui, c'est payant. Les gens pensent qu'on n'a pas de frais, mais on en a autant que les autres. On n'a pas de loyer, mais il faut payer à chaque fois qu'on va dans un événement. Pour l'activité d'aujourd'hui [vendredi], par contre, c'est gratuit.

Q Qu'attendez-vous de la Ville de Québec à l'égard de la cuisine de rue?

R On ne comprend pas pourquoi la Ville hésite. C'est sans doute à cause des restaurateurs qui ont peur qu'on vienne chercher leur clientèle. La cuisine de rue ne nuit pas aux restaurateurs, au contraire, ça amène plus de monde.

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