Des manifestants du FRAPRU évincés dans Saint-Sauveur

Le FRAPRU voulait attirer l'attention sur le manque... (Le soleil, Jean-François Néron)

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Le FRAPRU voulait attirer l'attention sur le manque de logements sociaux à Québec.

Le soleil, Jean-François Néron

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La police de Québec a évincé, jeudi, une quinzaine de personnes d'un bâtiment abandonné du quartier Saint-Sauveur. Le groupe réclame davantage de logements sociaux à Québec, région métropolitaine où le coût médian des loyers est le plus élevé en province.

Le squat prolongé se situait à l'intersection des rues Saint-Germain et Raoul-Jobin. Une tente et une table étaient installées sur le terrain vacant et des membres de groupes associés au Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) avaient passé la nuit dans le bâtiment abandonné adjacent au terrain.

Cette occupation survient dans le cadre d'une semaine d'action nationale pour l'accès au logement. «On veut montrer qu'il y a beaucoup de terrains et de bâtiments vacants en ville et qu'il y a de l'espace pour construire du logement social», explique Nicolas Lefebvre-Legault, coordonnateur du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste. 

Le second objectif est de dénoncer la spéculation faite sur ces terrains. Selon des données compilées par le Comité de citoyens du quartier Saint-Sauveur, la valeur foncière de certains terrains abandonnés a bondi de 230 % à 450 % depuis 2010. 

La valeur du terrain qui faisait l'objet de l'occupation, mercredi et jeudi, a grimpé de 20 % depuis le dernier rôle d'évaluation bien que l'édifice passera éventuellement sous le pic des démolisseurs, dénonce Marie-Christine Gagnon, porte-parole du comité.

La pénurie de logements vécue à Québec ces dernières années a contribué à entraîner une «hausse majeure des loyers», soutient Véronique Laflamme, organisatrice communautaire au Comité Saint-Jean-Baptiste. Même si la crise est maintenant résorbée, les prix sont restés au même niveau, se désole-t-elle. 

50 000 unités en cinq ans

Le FRAPRU estime que 16 % des ménages de la région de Québec dépensent plus de 50 % de leur revenu brut au logement. Une situation jugée inacceptable. Ultimement, le FRAPRU souhaite que les gouvernements provincial et fédéral réinvestissent dans le logement social, ajoute M. Lefebvre-Legault, pour construire 50 000 logements sociaux au Québec d'ici cinq ans.

Comme le veut la procédure en de telles circonstances, c'est le propriétaire des lieux, depuis seulement quatre jours, Cédric Bollet, qui a signifié aux occupants qu'ils devaient quitter les lieux. Il a expliqué ne pouvoir tolérer qu'on occupe son terrain illégalement, bien qu'il comprenne la cause défendue. L'acquéreur ne pouvait dire, jeudi, quel type de projet allait voir le jour à cet endroit.

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