La rue Saint-Amable pourrait être rebaptisée Jacques-Parizeau

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La rue Saint-Amable, située sur la colline parlementaire, pourrait prendre le nom de Jacques Parizeau.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) La Ville de Québec souhaite rendre hommage à Jacques Parizeau, décédé il y a près d'un an, et renommer la rue Saint-Amable, située sur la colline parlementaire, à son nom. Mais avant de prendre une décision finale, la Ville tâtera le pouls des résidants du secteur.

Nommer une artère Jacques-Parizeau, «c'est une demande qui vient du public et de la famille», soutient Anne Corriveau, conseillère et présidente du comité de toponymie de la Ville. Comme le veut la règle, le comité a mûri sa réflexion pendant près d'un an, le décès de M. Parizeau remontant au 1er juin 2015.

Pour le comité, une rue sur la colline parlementaire s'imposait, M. Parizeau ayant été premier ministre du Québec de 1994 à 1996. Pour Mme Corriveau, la rue Saint-Amable était un choix «logique».

Parallèle au boulevard René-Lévesque, cette rue prend naissance à la jonction de Turnbull, et s'achève sur la rue des Parlementaires. Elle longe le parc de l'Amérique-Française et le parc de la Francophonie.

«On est très touchés, toute la famille, par cet hommage. Une rue qui part du Grand Théâtre - mon mari qui aimait tellement les arts! - et qui se rend jusqu'au parlement, où il a oeuvré toutes ces années, c'est très bien choisi», a commenté Lisette Lapointe, la veuve de M. Parizeau, en entrevue téléphonique.

De passage à Québec pour les assises de l'Union des municipalités, celle qui est mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard se promet d'aller marcher dans cette rue à la mémoire de son mari.

Pour l'heure, cet hommage posthume est le deuxième que reçoit Jacques Parizeau. Le lendemain de son décès, le gouvernement du Québec avait annoncé qu'il allait nommer le siège social de la Caisse de dépôt, à Montréal, l'Édifice Jacques-Parizeau. La cérémonie officielle à cet effet devrait avoir lieu prochainement, indique Mme Lapointe.

Consultation publique

Pour ce qui est du changement de nom de la rue Saint-Amable, une consultation publique aura lieu le 1er juin, lors d'un conseil de quartier du Vieux-Québec-Cap-Blanc-Colline parlementaire. Environ 180 adresses seraient touchées par ce changement, qui n'occasionne que très peu de frais pour la Ville. Les citoyens et entreprises devront toutefois changer leur adresse et leur papeterie à leurs frais.

Si la décision est acceptée, elle pourrait être approuvée par le conseil municipal le 20 juin. Par la suite, les deux noms de la rue seraient en vigueur pour une période d'au moins six mois, afin que tous puissent avoir le temps d'effectuer les changements.

Mme Corriveau ne veut pas dire si le comité de toponymie étudie d'autres changements de noms de rue à Québec. Elle admet toutefois qu'il a reçu plusieurs suggestions à la suite du décès, en janvier, de l'ex-maire Jean-Paul L'Allier. Mais comme pour M. Parizeau, le délai d'un an sera respecté. «C'est une sagesse de prendre le temps de se poser. Parce qu'il y a beaucoup d'émotion qui vient avec la toponymie. C'est toujours des dossiers sensibles», explique Mme Corriveau.

Amable n'était pas un saint

La rue Saint-Amable porte ce nom depuis environ 160 ans. Mais Amable n'a jamais été un saint.

Selon le site Web de la Ville de Québec, la rue honore plutôt la mémoire d'Amable Berthelot, avocat, homme politique et passionné des livres, qui aida entre autres François-Xavier Garneau à publier son Histoire du Canada.

En 1838, il est soupçonné de participer aux activités révolutionnaires de mouvement des Patriotes et est emprisonné pendant quelque temps avec son gendre, Louis-Hippolyte La Fontaine. Grand intellectuel, Amable Berthelot a aussi rédigé deux précis de grammaire française.

Anne Corriveau, présidente du comité de toponymie, fait valoir que Michel et Amable Berthelot étaient deux frères et qu'ils détenaient les terrains dans le secteur au XIXe siècle. Une rue et un parc du quartier Saint-Jean-Baptiste portent déjà le nom de Berthelot.

«On le considérait plus comme un hommage familial», dit-elle.

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