Bond des demandes de révision de l'évaluation municipale

Le nombre de propriétaires insatisfaits de l'évaluation de la valeur a bondi de... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le nombre de propriétaires insatisfaits de l'évaluation de la valeur a bondi de 61 % depuistrois ans. De 946 résidents de Québec en 2013, 1525 ont demandé une révision de leur rôle d'évaluation pour 2016.

Du côté commercial, la hausse des demandes de révision est plus modérée avec 12 %, soit un passage de 653 à 733 pour la même période. Au total, 2258 citoyens ou commerçants ont payé pour voir leur rôle d'évaluation réanalysé, un bond global de 41 % par rapport à 2013. 

Ces chiffres ont été rendus publics par la Ville de Québec dans un communiqué de presse publié en fin de journée. Sur l'ensemble des 181 809 unités d'évaluation, il ne s'agit que de 1,25 %, note la Ville. Mais en nombre absolu, la hausse est notable.

Et elle était en partie à prévoir alors que plusieurs propriétaires de la région ont fait le saut en recevant leur rôle d'évaluation à l'automne. Si certaines maisons avaient grimpé de valeur, d'autres propriétaires se sont surtout inquiétés de voir l'évaluation de leur résidence fondre au détriment de la valeur du terrain.

En septembre, Le Soleil faisait notamment état d'un bungalow de Sainte-Foy évalué à un maigre 28 000 $, une autre avait coulé à pic à 9000 $.

Dans ces cas, la valeur du terrain était toutefois maintenue, suscitant incompréhension et inquiétude chez les citoyens. 

Les élus de l'opposition avaient pour leur part dit craindre qu'un tel calcul n'incite les promoteurs «à faire l'acquisition de terrains, à démolir des maisons encore saines et à faire de la densification», avait commenté le chef de l'opposition, Paul Shoiry, le 21 septembre.

Calcul en cause

La Ville de Québec avait même tenu une rencontre d'information pour expliquer que ce phénomène était attribuable au calcul obligatoire du gouvernement du Québec qui sépare la valeur de l'immeuble et du terrain. Les services d'évaluation des neuf grandes villes de la province demandent d'ailleurs une modification législative pour arrêter cette pratique.

«La séparation des valeurs imposée par la loi actuelle génère dans certains cas des variations à la hausse pour le terrain et à la baisse pour l'immeuble, sans affecter grandement la valeur totale», a expliqué le directeur du Service de l'évaluation à la Ville de Québec, Richard Côté.

Dans le communiqué, l'évaluateur agréé assure que cette hausse des demandes de révision dans le secteur résidentiel «est généralisée dans presque la totalité des municipalités» qui ont déposé un nouveau rôle cette année. «Cette hausse s'explique en partie par un relâchement du marché immobilier pour les condominiums ainsi que le multilocatif après la date d'évaluation du 1er juillet 2014», a-t-il aussi justifié.

Les propriétaires, tant résidentiels que commerciaux, avaient jusqu'au 30 avril pour demander une révision. Les frais pour la révision variaient selon la valeur inscrite au rôle. Ainsi, il en coûtait 75 $ pour une maison évaluée à 500 000 $ ou moins, 300 $ pour les immeubles de 500 001 $ à 2 millions $, 500 $ pour ceux entre 2 et 5 millions $ et 1000 $ pour les bâtiments de plus de 5 millions $.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer