Dure arrivée au boulot pour des fonctionnaires

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Une cinquantaine de groupes et organismes de la région de Québec - sur environ 400 - étaient en grève vendredi pour dénoncer les coupes budgétaires et l'absence de réinvestissement dédié à l'action communautaire.

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(Québec) Groupes communautaires, syndicats et chauffeurs de taxi ont bloqué les accès au ministère des Finances du Québec, vendredi matin, avant de prendre la rue en après-midi. À deux jours de la journée mondiale des travailleurs, ils ont dénoncé les mesures d'austérité du gouvernement et son manque de conviction dans la lutte à l'évasion fiscale.

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Une cinquantaine de groupes et organismes de la région de Québec - sur environ 400 - étaient en grève vendredi pour dénoncer les coupes budgétaires et l'absence de réinvestissement dédié à l'action communautaire.

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Ils étaient une centaine dès l'aube pour bloquer chacune des entrées du bâtiment ministériel situé au 12, rue St-Louis, dans le Vieux-Québec. Sous légère présence policière, les manifestants ont barré la route aux employés gouvernementaux.

Ces derniers avaient été avisés la veille que leur arrivée au boulot serait perturbée. Au passage du Soleil peu avant 8h, aucun d'entre eux n'a tenté de traverser les différents blocus, qui a été levé peu après 9h30.

Une cinquantaine de groupes et organismes de la région de Québec - sur environ 400 - étaient en grève vendredi pour dénoncer les coupes budgétaires et l'absence de réinvestissement dédié à l'action communautaire.

«Ça fait des années que le financement des groupes communautaires n'a pas été augmenté. Pour beaucoup d'organismes, le financement n'a pas été indexé et pour certains, quand il l'est, c'est en bas de l'inflation. On s'appauvrit d'année en année», a déploré Julie Bellavance, représentante du Regroupement des organismes communautaires de la région 03.

Selon Mme Bellavance, le gouvernement devrait réinvestir 345 millions $ par année pour combler les besoins des organismes. Elle rappelle que le Parti québécois, lors de son court passage au pouvoir sous Pauline Marois, avait promis 162 millions $ et l'avait prévu à son budget. La mesure a été annulée dès la reprise du pouvoir par les libéraux.

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Le mouvement étudiant de la partie

Le mouvement étudiant était aussi de la manifestation. L'Association des étudiants en sciences sociales (AESS) a tenu à répondre à l'appel de la Coalition Main Rouge.

«Nous unissons nos voix pour rappeler que l'austérité n'est pas une option. Quand on coupe dans les CPE [centres de la petite enfance], dans nos écoles, dans notre système de santé, dans l'aide sociale, c'est aux plus pauvres de la société, aux plus vulnérables, aux femmes et aux étudiantes et étudiants que l'on s'attaque», a déclaré Sophie Marois, porte-parole de l'AESS. 

Mme Marois croit que le milieu communautaire est sous l'emprise d'un cercle vicieux. Elle affirme que les femmes sont les premières victimes de l'austérité, tout comme les citoyens ayant besoin du filet de sécurité que représentent les groupes communautaires. «La clientèle augmente mais les ressources diminuent», a-t-elle souligné. 

Les taxis manifestent

Les chauffeurs de taxi de la région de Québec se sont joints à la manifestation à la dernière minute. Certains représentants, dont Hicham Berouel, porte-parole du mouvement La révolte des taxis contre l'injustice, ont eux-mêmes approché la coalition en début de semaine. 

Après le blocus du ministère et une série de conférences organisées en journée, les manifestants, dont les taxis, ont repris la rue vers 14h, à l'angle du boulevard René-Lévesque et l'avenue Honoré-Mercier.

M. Berouel y était et a affirmé que la bataille des taxis contre Uber rejoint les combats des groupes communautaires. Il a notamment dénoncé le désengagement de l'État dans la lutte à l'évasion fiscale. «Si le gouvernement récupérait l'argent perdu en évasion fiscale, comme Uber qui ne paie pas ses taxes et ses impôts, peut-être qu'ils [les groupes communautaires] n'auraient pas besoin de sortir dans la rue.» 

Les deux coups d'éclat de vendredi se sont déroulés sans incident, selon le Service de police de la Ville de Québec.

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